La passerelle Eiffel s’envole pour des jours meilleurs
Posée en 1878, bombardée en 1940, puis enlevée en 2011. La passerelle en « fer puddlé » de Richardménil a pris son envol sous le regard ému des habitants de Richardménil afin d’être restaurée.
L’un des derniers témoins des ouvrages d’art de la fin du XIXème siècle, la passerelle MANGIN a permis de relier le village aux terres situées entre le canal et la Moselle. Fabriquée dans les aciéries de Pompey il y a 133 ans, la passerelle est, en sorte, un bout de la Tour Eiffel suspendu au-dessus du canal des Vosges.
Cet ouvrage de 26 mètres et de 13 tonnes a quitté son nid en moins d’une heure le mercredi 16 novembre 2011.
Interdite d’accès au public depuis plusieurs mois, la passerelle séjournera entre six à sept semaines, le temps de se refaire une beauté dans les ateliers Munch à Frouard.
C’est la société Eiffage Construction métallique qui a été chargée de le restauration de ce « témoignage du patrimoine industriel lorrain » ; pour reprendre les mots de Michel Vicq, délégué départemental de la Fondation du Patrimoine. Les pierres des piles de pont manquantes seront quant à elles taillées par France Lanord Bichaton.
Le coût total de cette audacieuse opération a été estimé à 250 000 €. 75% du financement provient de l’Etat, des Voies Navigables de France et des collectivités (la Région, le Conseil Général et la Communauté de communes de Moselle et Madon) et 15% découlent de la souscription populaire initiée en 2010 par la Fondation du Patrimoine. La Fondation a également participé au financement du projet. Il est toujours possible de faire un don en s’adressant à la mairie de Richardménil.
Le but de cette manœuvre est de réhabiliter cette passerelle, de lui redonner tout son éclat et de permettre son accès sans danger.





