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Fondation du Patrimoine

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INAUGURATION DU CAMION SAURER RESTAURÉ

Date de publication : 25 Octobre 2011
MARDI 25 OCTOBRE 2011 À 10H30 - BOURG-EN-BRESSE

La Fondation du Patrimoine, grâce à son partenariat avec Motul, apporte depuis 2007 son concours financier à des projets de sauvegarde et de valorisation du patrimoine automobile et ferroviaire, qui occupe une place essentielle dans le cœur des Français. Cette action, au-delà de l’intérêt essentiel qu’elle revêt sur le plan patrimonial, contribue au maintien de nombreux métiers d’excellence dans lesquels la France possède un savoir-faire reconnu.

En juin 2010, une signature de convention de partenariat pour la restauration du CAMION SAURER DIESEL TYPE CRD 1936 a été signée entre la Fondation du Patrimoine, Motul, et la Fondation de l’Automobile Marius Berliet.  Aujourd’hui, les travaux de restauration du véhicule sont achevés.

L’inauguration du CAMION SAURER restauré aura lieu le mardi 25 octobre 2011 à 10h30,  en présence de : Philippe Brossette, Président de la Fondation de l’Automobile Marius Berliet ; Yves de La Poëze, Délégué national au patrimoine des transports de la Fondation du Patrimoine et Olivier Montange, Directeur commercial Marketing France de Motul.

Le camion Saurer restauré sera dévoilé au public lors de l’inauguration.

 

Déroulé de la manifestation

 
10h30 : Accueil des invités et présentation du véhicule restauré
Garage de Renault trucks - Avenue C, 69800 Saint-Priest (A l’angle de l’avenue Henri Germain) - Bourg-en-Bresse
11h00: Prises de parole
- Philippe Brossette, Président de la Fondation de l’Automobile Marius Berliet
- Yves de La Poëze, Délégué au patrimoine des transports, Fondation du Patrimoine
- Jacques Roussey, Délégué régional de Rhône-Alpes, Fondation du Patrimoine
- Olivier Montange, Directeur Commercial & Marketing France
11h00 : Cocktail

Présentation du camion Saurer diesel type CRD 1936

 
Maître d’ouvrage :
Fondation de l’Automobile Marius Berliet
 
Nom du représentant :
Monsieur Philippe BROSSETTE - Président

LES ACTIVITÉS DE LA FONDATION MARIUS BERLIET
Créée en janvier 1982 par les descendants du constructeur lyonnais Marius Berliet et par Renault Véhicules Industriels devenu Renault Trucks, la Fondation Marius Berliet est reconnue d'utilité publique dès sa constitution.
Elle s’est donné deux objectifs :
• la sauvegarde et la valorisation du passé de l'automobile de la grande région lyonnaise ;
• la sauvegarde et la valorisation de l'histoire du camion, car et bus de l'ensemble des marques françaises.
Son siège social se situe dans la demeure de Marius Berliet décorée par Louis Majorelle et Jacques Grüber de l'Ecole de Nancy. C'est, à Lyon, un des rares témoins de l'Art Nouveau. Protégée au titre des Monuments Historiques en 1989, elle conserve intacte sa décoration initiale d'une remarquable unité.

DESCRIPTIF
Historique
1853 : Franz Saurer, compagnon forgeron, ouvre une petite fonderie et un atelier à St Georges en Suisse. En 1863, il épouse la veuve d’un industriel de la ville d’Arbon près du lac de Constance et y transfère son atelier de mécanique. L’entreprise construit avec succès des machines à broder et à tisser. Franz décède en 1882.
En 1888, Adolf Saurer, fils du fondateur et passionné de mécanique, construit un premier moteur à pétrole (type Otto). Ces premiers exemplaires équipent des groupes électrogènes.
1896 : des moteurs de fabrication Saurer sont montés sur des automobiles et des véhicules utilitaires légers. La firme sort sa première voiture en 1904.
En 1903, Saurer a déjà construit un poids lourd de 5 T utiles. Il est suivi de modèles plus légers. Hippolyte, le fils d’Adolf, travaille aux cotés de son père en qualité d’ingénieur. Dès 1908, des essais de moteurs diesel rapides sont entrepris avec la contribution personnelle de Rudolf Diesel. Ils seront suspendus en 1913, avec la mort de ce dernier. La firme s’étend avec la création d’une usine en Autriche (Vienne) en 1906.
En 1907 et 1908, Saurer propose des camions solides, performants et très sûrs sur les routes de montagne, grâce à un frein moteur qui rentre en action par déplacement de l’arbre à cames (brevet déposé Saurer). A cette période, les camions de la marque participent avec succès aux concours de poids lourds organisés par le ministère de la Guerre français mais ils ne peuvent bénéficier des primes d’achat et d’entretien prévues en faveur des acquéreurs. En effet, seuls les véhicules entièrement construits en France ont le droit de bénéficier de cette aide publique.
Pour s’implanter en France, Saurer doit donc y installer une unité de production. En 1910, la marque suisse rachète la vaste usine de la firme Darracq-Serpollet construite au 67 rue de Verdun, à Suresnes. Le site est récent et les machines-outils modernes. « Automobiles Industrielles Saurer » va très vite assurer la production de toutes ses pièces et monter intégralement ses véhicules. Saurer France est né.
En 1912, La firme ouvre une succursale à Lyon, au 232 Cours Gambetta (Actuellement Cours Albert Thomas, quartier de Monplaisir). L’usine est réalisée par l’architecte Louis Payet. On y assemblera des poids lourds sur des châssis fabriqués à l’usine de Suresnes, jusqu’au début des années 1950.
A la veille de la première guerre Mondiale, Saurer a déjà plusieurs filiales à l’étranger (Allemagne, Pologne, Espagne…) et vend des licences en Angleterre et aux Etats-Unis.
En 1917, Adolf Saurer décide d’abandonner la fabrication de voitures de tourisme et lance sa gamme A, une série «révolutionnaire» de camions. Ces châssis, véritables précurseurs du camion moderne, sont construits selon un système modulaire et peuvent être commandés en 2, 3, 4 ou 5 tonnes de charges utiles.
Adolf Saurer décède en 1920. Hippolyte prend la direction des usines qu’il transforme en Société Anonyme. Le moteur diesel rapide l’intéresse et il reprend les essais interrompus avant la guerre. Parallèlement à ces travaux, il développe une nouvelle génération de véhicules, le type B. En 1926, le moteur diesel est prêt pour la fabrication en série. A partir de 1928, le client peut choisir, dans la même gamme, un camion à moteur essence ou diesel. Cette même année, Saurer signe un accord de licence avec le constructeur italien OM Brescia qui deviendra la base d’une étroite collaboration. Un an plus tard, Saurer devient majoritaire de la firme Automobiles Berna à Olten.
A partir de 1932, la loi suisse édicte de nouvelles ordonnances concernant le poids et la puissance des véhicules. Saurer est contraint à préparer une gamme en conformité, la future série C.
Parallèlement, Hippolyte Saurer met au point un moteur diesel doté d’une injection directe et double turbulence. Connu sous le nom de « Système Saurer », ce nouveau principe voit le jour en 1934. Il favorise la combustion, réduit l’émission des gaz d’échappement, assure une marche plus silencieuse et une puissance supérieure. Cette innovation est un succès qui va entraîner la cession de nouvelles licences à des constructeurs de renommée mondiale.
La nouvelle série C est présentée dès 1934, avec des véhicules de 1,5 T à 11 T de charge utile. Parmi eux, le camion léger 1CRD est l’un des plus polyvalents : son gabarit réduit et sa charge utile de 3 tonnes en font un véhicule idéal pour les clients qui exigent à la fois une vitesse relativement élevée (50 km/h) et un coût d’exploitation économique. Moderne pour l’époque, il est équipé du nouveau moteur diesel Saurer et d’une boîte 5 vitesses.
En 1930-1935, Saurer est à son apogée : la firme possède des filiales, ateliers de montage, et fabricants sous licence en France, Autriche, Allemagne, Belgique, Pologne, Bulgarie, Espagne, Angleterre, Italie… mais aussi aux Etats-Unis, au Chili, en Colombie, en Australie et au Japon.
Hyppolite Saurer décède en 1936. L’ingénieur Albert Dubois qui fut son collaborateur des années durant, lui succède. La crise économique oblige Saurer à réduire ses activités sur le plan international mais, dans les bureaux d’études suisses, on oeuvre à la mise au point de moteurs diesel à vitesses de rotation élevée avec turbocompresseurs, destinés aux autobus et automotrices. Pendant cette même période, Saurer sort des camions militaires tous terrains.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Saurer lance un autobus de grande capacité, à transmission semi-automatique et embrayage hydraulique. Pendant ces années difficiles, la marque propose avec succès son premier car de tourisme à carrosserie autoportante et moteur à l’arrière. En France, l’usine de Suresnes fait réaliser par des carrossiers des cars qui comptent parmi les plus beaux de cette époque.
En 1955, Saurer sort sa nouvelle série type D, dotée de moteurs puissants (180 et 330 cv).
Cependant, En France, la reprise ne se fait pas : Saurer France ne construit que 528 véhicules pour 1955. L’usine de Suresnes est reprise par le constructeur Unic en 1956. En héritant ainsi du réseau commercial Saurer de l’outil industriel du site, la marque Unic confortera sa position de deuxième constructeur français.
Dans les années 1970, Saurer accroît sa production annuelle sur son site d’Arbon à 1500 véhicules. Malgré un réel dynamisme et de belles réalisations techniques, la crise pétrolière et la concurrence des grands constructeurs étrangers auront raison de la marque suisse. Après une collaboration ave le groupe Fiat-OM, elle s’associe en 1980 avec le deuxième constructeur suisse FBW pour fonder le groupe NAW. Malgré cela, les camions Saurer tomberont sous le contrôle de Daimler-Benz en 1983.
Le Centre de développement et d’essais moteurs de Saurer sur le site d’Arbon fait actuellement partie du groupe IVECO.
 
Données techniques
Réception par les Mines le 31 octobre 1934
Charge totale (carrosserie comprise) : 3,5 t
Charge utile : 2,7 t à 3 t
Moteur diesel
4 cylindres
Course et alésage : 105 x 130 mm
Cylindrée : 4,5 l.
Puissance : 60 CV à sa vitesse de régime qui est de 1 800 tr/mn
Consommation : 14 à 15 l aux 100 km
Boîte de vitesses : 5 démultiplications en marche avant, 4e en prise directe, 5e surmultipliée
Transmission par cardan
Pont arrière à simple réduction par engrenage conique
Direction commandée par vis et secteur
Freinage (système Lockheed) : commandé par servo-moteur à dépression

Nature des travaux réalisés

 
Travaux de mécanique
Travaux de carrosserie
Travaux de menuiserie
Pneumatiques
 
La durée des travaux a été de 18 mois.

Partenariat entre la Fondation du Patrimoine et Motul

 
Depuis son apparition à la fin du XIXe siècle, le patrimoine motorisé a eu un impact certain sur notre société, notre économie, notre urbanisme. La sauvegarde du patrimoine, à l’origine réservée aux chefs d’œuvres, édifices et sites remarquables, s’ouvre désormais à d’autres domaines, et s’intéresse aux multiples facettes de l’activité humaine.

Grâce à son partenariat avec le groupe Motul, un des spécialistes mondiaux de la lubrification des moteurs, la Fondation du Patrimoine s’engage dans la préservation et la valorisation du patrimoine motorisé roulant et, plus largement, des transports.
Leur action commune a déjà permis ces deux dernières années la restauration de neuf véhicules :
2008
o CAMION-CITERNE ESSENCE DESMARAIS FRERES DE 1924 exposé au Musée des 24 Heures (Sarthe) ;
o CAMION POMPIER RENAULT DE 1923 exposé au Musée des 24 Heures (Sarthe) ;
o MOTEUR D’AVION BLERIOT XI exposé au Musée de l’Aviation de Melun-Villaroche (Essonne).
2009
o PORSCHE 917 exposée au Musée des 24 Heures (Sarthe) ;
o CABRIOLET GEORGES IRAT MDU DE 1937 exposé dès la fin de sa restauration au Musée Auto-Moto-Vélo de Châtellerault (Vienne) ;
o TRACTEUR CHENILLARD VIGNERON TC25 DE 1955 propriété de l’association Tracteurs en Weppes (Nord).
2010
o BUGATTI TYPE 28 TORPEDO 1921-1923, propriété de l’Association pour la gestion du Musée national de l’Automobile – Collection Schlumpf à Mulhouse (Haut-Rhin) ;
o AUTOCAR SAURER 3 CT3D DE 1937, propriété de l’Association Autocars Anciens de France à Betschdorf (Bas-Rhin) ;
o CAMION SAURER DIESEL TYPE 1 CRD 1936, propriété de la Fondation de l’Automobile Marius Berliet à Lyon (Rhône).
2011
o CYCLECAR MATHIS TYPE P DE 1923, propriété des Amis du Musée de l’Automobile de Valençay (Indre) ;
o CAMIONNETTE « BETAILLERE » SUERE TYPE D DE 1936, propriété des Amis du Musée de l’Automobile de Valençay (Indre).
o BERLINE FAMILIALE SIMCA ARONDE P60 DE 1962, propriété de l’Association Les Amis de la Route Bleue 45 (Loiret) – A noter : la voiture sera inaugurée mercredi 6 juillet après-midi, en présence de Hervé Amelot, directeur général de Motul.
o LOCOMOTIVE A VAPEUR HENSCHEL DE 1912 (numérotée 11128), propriété de l’Association Trains et Tractions (Charente-Maritime) ;
o TRACTEUR LANZ BULLDOG TYPE HR5 dit aussi LANZ 15/30 de 1935, propriété de l’Association du Compa (Eure-et-Loir).

La Fondation du Patrimoine en quelques mots

 
Créée par la loi du 2 juillet 1996 et reconnue d’utilité publique par le décret du 18 avril 1997, la Fondation du Patrimoine, organisme privé indépendant agissant sans but lucratif, a pour mission de sauvegarder et de mettre en valeur le patrimoine national, tout particulièrement le patrimoine bâti non protégé au titre des monuments historiques. Ce patrimoine de proximité, porteur de mémoire et d’histoire, est à la charge de tous. Sa sauvegarde, sa valorisation et sa participation à la vie de la cité en font un élément majeur de la vie économique et sociale des territoires.
Au 1er janvier 2011, la Fondation du Patrimoine a soutenu 13 800 projets, ce qui correspond à un montant total de travaux engagés de 960 millions d’euros, et à plus de 2500 emplois créés ou maintenus chaque année, en moyenne, dans le bâtiment.

Motul, un groupe d'exception dans le secteur des lubrifiants

 
A la pointe des techniques non conventionnelles, pionnier des lubrifiants  100% synthèse, impliqué au plus haut niveau de toutes les disciplines des sports mécaniques, Motul est un des spécialistes mondiaux de la lubrification des moteurs et l’un des très rares indépendants du lubrifiant. Une somme de compétences et une capacité à relever les défis qui valent à l’entreprise la confiance des constructeurs, motoristes et industriels les plus exigeants.
Unanimement reconnue pour son savoir-faire, son expérience et la qualité de ses produits dans le secteur des lubrifiants, Motul cultive, depuis plus de 150 ans, les quatre valeurs qui lui sont chères et qui constituent les piliers de la marque :
« Haute technologie – Expertise – Authenticité – Engagement »
En perpétuelle évolution, la marque n’oublie pas ce qui fait son succès depuis 1853 : cultivant l’esprit pionnier de ses origines, attachée à l’Histoire autant qu’à son histoire, elle a développé une gamme « Classic » pour répondre aux contraintes et spécifications techniques des véhicules historiques.
Motul soutient la Fondation du Patrimoine afin de participer à la sauvegarde de véhicules devenus rares, lesquels – à leur époque – étaient au cœur de la vie quotidienne et constituaient parfois le fer de lance du patrimoine motorisé roulant.
Le Groupe Motul sait d'autre part le rôle déterminant joué par les hommes et les femmes qui le constituent.
Depuis toujours, leur engagement quotidien pour la marque, ses clients et ses partenaires est le socle de son succès.
Pour exprimer ces valeurs de proximité et d'engagement, Motul a choisi particulièrement cette année des projets qui sont proches des gens, qui leur sont accessibles. Par ce soutien, Motul souhaite également mettre en avant l’action des groupes et associations de passionnés qui, par leur engagement quotidien, font de la sauvegarde du patrimoine une belle aventure humaine.

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Tel : 01 53 67 76 05
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75013 Paris

Hélène HERNANDEZ
Chargée de mission presse régionale et internet
Tel : 01 53 67 75 99
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