Fondation du Patrimoine
Vous êtes ici : Espace presse / Communiqués et Dossiers
Espace presse
LA FONDATION DU PATRIMOINE APPORTE SON SOUTIEN A LA RÉHABILITATION DU FAMILISTÈRE DE GUISE (AISNE) GRÂCE AU MÉCÉNAT DE LA FONDATION CRÉDIT COOPÉRATIF

La Fondation du Patrimoine, grâce au mécénat de la Fondation Crédit Coopératif, apporte depuis 2008 son concours financier à des projets de sauvegarde d’éléments du patrimoine liés à l’économie sociale, ou en lien avec des personnalités de l’économie sociale et solidaire, qui occupent une place essentielle dans l’histoire des Français.
Le projet retenu en 2011 est le « Familistère de Guise », qui verra le musée de son pavillon central s’agrandir. Plus précisément, le soutien est apporté à la création de la section d’exposition « Les Fabriques de l’Utopie » (ouverture prévue fin 2013/début 2014), espace de 140 m2 qui présentera aux visiteurs un panorama des expérimentations sociales et utopies pratiquées en Europe et en Amérique à partir du XIXème siècle.
La Fondation du Patrimoine soutient la deuxième phase de réhabilitation du pavillon central du Familistère de Guise, grâce au mécénat de la Fondation Crédit Coopératif, et au lancement d’une souscription publique.
La signature de la convention de financement entre la Fondation du Patrimoine, la Fondation Crédit Coopératif et l’Association de l’Office du Tourisme de Guise, et le lancement de la souscription publique, auront lieu:
Lundi 19 septembre 2011 à 10h30, Economat du Familistère de Guise
262-263, Familistère Aile Droite – 02120 Guise
en présence de : Jean-Pierre Balligand, Président du syndicat mixte du Familistère Godin, Vice-président de l’Assemblée nationale et Député de l’Aisne ; Jean-Pierre Prévot, Président de l’office du tourisme de Guise ; Frédéric Néraud, Directeur général de la Fondation du Patrimoine ; Philippe Choppin de Janvry, Délégué régional de Picardie pour la Fondation du Patrimoine ; et Jean-Pierre Mongarny, Secrétaire général de la Fondation Crédit Coopératif.
Jean-Baptiste Godin, ouvrier devenu entrepreneur (inventeur du fameux poêle Godin) et député de l'Aisne, est aussi un réformateur et expérimentateur social de premier plan. En 1859, il met en œuvre ses idées et décide de bâtir Le Familistère de Guise, ou « Palais social », à proximité de l’usine Godin, vaste cité communautaire qui regroupe un ensemble de bâtiments abritant des appartements, des écoles, un théâtre, des économats, une buanderie-piscine, un kiosque à musique, une nourricerie-pouponnat, une épicerie, une mercerie, un service médical et une pharmacie. Le Familistère de Guise est l’expérimentation sociale la plus aboutie du monde industrialisé depuis le XIXème siècle. Il fonctionne sous régime coopératif jusqu’en 1968. Il est encore habité de nos jours.
Sommaire
DEROULE DE LA MANIFESTATION
10h30 : Accueil des invités
Economat du Familistère de Guise - 262 - 263, Familistère Aile Droite - 02120 Guise
10h45 : Visite du Familistère
Présentation par Frédéric Panni, conservateur en chef du Patrimoine
12h30 : Prises de parole à l’occasion de la signature de convention de mécénat et lancement de la souscription publique
Théâtre du Familistère
- Jean-Pierre Balligand, Président du Syndicat Mixte
- Jean-Pierre Prévot, Président de l'Office du Tourisme de Guise
- Frédéric Néraud, Directeur général de la Fondation du Patrimoine
- Philippe Choppin de Janvry, Délégué régional de Picardie pour la Fondation du Patrimoine
- Jean-Claude Detilleux, Président de la Fondation Crédit Coopératif
Représenté par Jean-Pierre Mongarny, Secrétaire général de la Fondation Crédit Coopératif
13h00 : Signature de convention de mécénat et lancement de la souscription publique
13h10 : Prises de parole à l’occasion du renouvellement de la convention de partenariat entre la Fondation Crédit Coopératif et la Fondation du Patrimoine
Théâtre du Familistère
- Frédéric Néraud, Directeur général de la Fondation du Patrimoine
- Jean-Claude Detilleux, Président de la Fondation Crédit Coopératif
Représenté par Jean-Pierre Mongarny, Secrétaire général de la Fondation Crédit Coopératif
13h20 : Signature de la nouvelle convention de partenariat entre la Fondation Crédit Coopératif et la Fondation du Patrimoine
13h30: Buffet et visite libre des expositions du pavillon central
Cour du pavillon central
PARTENARIAT ENTRE LA FONDATION DU PATRIMOINE et LA FONDATION CREDIT COOPERATIF
Sur la base de valeurs communes, la Fondation Crédit Coopératif et la Fondation du Patrimoine se sont engagées depuis 2008 dans un partenariat triennal. Dans le cadre de cette convention, la Fondation Crédit Coopératif apporte à la Fondation du Patrimoine un soutien financier de 20.000 € par an, destiné à contribuer au financement de projets de sauvegarde et de valorisation d’éléments de patrimoine liés à l’économie sociale ou en lien avec des personnalités de l’économie sociale et solidaire impliquant des associations ou d’autres acteurs de l’économie sociale (ex : coopérative, mutuelle, …).
Leur action commune a déjà permis d’intervenir sur la restauration de deux édifices d’exception :
► la maison Martin Nadaud (Creuse), dont la convention a été signée courant 2008 et les travaux inaugurés en mai 2011;
► la maison du peuple de Saint-Claude (Jura), dont la signature de convention de partenariat a eu lieu en mai 2010.
LA FONDATION DU PATRIMOINE EN QUELQUES MOTS
Créée par la loi du 2 juillet 1996 et reconnue d’utilité publique par le décret du 18 avril 1997, la Fondation du Patrimoine, organisme privé indépendant agissant sans but lucratif, a pour mission de sauvegarder et de mettre en valeur le patrimoine national, tout particulièrement le patrimoine bâti non protégé au titre des monuments historiques. Ce patrimoine de proximité, porteur de mémoire et d’histoire, est à la charge de tous. Sa sauvegarde, sa valorisation et sa participation à la vie de la cité en font un élément majeur de la vie économique et sociale des territoires.
Au 1er janvier 2011, la Fondation du Patrimoine a soutenu 13 800 projets, ce qui correspond à un montant total de travaux engagés de 960 millions d’euros, et à plus de 2500 emplois créés ou maintenus chaque année, en moyenne, dans le bâtiment.
LA FONDATION CREDIT COOPERATIF
Depuis 27 ans, la Fondation Crédit Coopératif se consacre au soutien d’une économie sociale sans rivages, c'est-à-dire ouverte sur le monde et les innovations.
Parce que l’économie sociale est composée d’acteurs multiples et a un périmètre d’action très étendu, la Fondation met en œuvre des partenariats avec les mouvements de l’économie sociale dans de nombreux domaines : lutte contre l’exclusion, accès à la citoyenneté des personnes handicapées, développement durable et environnement, culture et solidarité, etc. La Fondation Crédit Coopératif a reçu la distinction prestigieuse en 2010 de Grand Mécène de la Culture.
Parallèlement, la Fondation soutient activement la recherche en économie sociale. Par de nouveaux partenariats significatifs avec des pôles de recherche universitaire, les actions de la Fondation visent à établir un pont entre le fruit du travail de laboratoires de recherche reconnus, d'une part, et les pratiques des acteurs et dirigeants de l'économie sociale d'autre part.
PRESENTATION DU FAMILISTERE DE GUISE (AISNE)
Maître d’ouvrage :
Syndicat Mixte du Familistère Godin
Nom du représentant :
Monsieur Jean-Pierre BALLIGAND, député de l'Aisne, Vice-président de l'Assemblée nationale, président du Syndicat Mixte du Familistère Godin
CONTEXTE
Le Familistère de Guise est l’expérimentation sociale coopérative la plus aboutie du monde industrialisé depuis le XIXème siècle. Si l’Association coopérative du Capital et du Travail fondée par Jean-Baptiste André Godin s’interrompt en 1968, l’extraordinaire patrimoine monumental qu’elle a légué est d’une grande pertinence pour la société d’aujourd’hui, comme le fait d’une autre façon et avec intelligence La Fraternelle de Saint-Claude dans le Jura.
HISTORIQUE
Le Familistère de Guise ou « Palais Social » est un vaste système d’habitation et de travail édifié de 1859 à 1884 par Jean-Baptiste André Godin.
Jean-Baptiste André Godin (1817- 1888) se forme au métier d’artisan serrurier auprès de son père, puis, décidé à se perfectionner en théorie et en pratique, part pour Paris et ensuite vers le midi de la France. C’est lors de cette période d’apprentissage professionnel, de 1834 à 1837, que l’homme découvre l’effet néfaste du libéralisme économique sur la valeur du travail. Il prend conscience de la « question sociale » : la pauvreté des classes populaires dans le bouleversement de l’industrialisation. Il assiste aux discussions entre ouvriers, écoute les orateurs traiter de justice, de morale ou de réforme sociale.
Jean-Baptiste Godin se marie avec Esther Lemaire en 1840 et ouvre, grâce à une somme d’argent versée par les parents de sa nouvelle épouse, un atelier de fabrication d’appareils de chauffage en fonte de fer. Sa lecture en 1842 d’un compte-rendu de la doctrine de Charles Fourier (1772-1837) dans un journal local, est une révélation. Il soutient alors « l’école sociétaire », devient actionnaire de la Démocratie pacifique, et se lie durablement avec certains socialistes comme François Cantagrel. Il se présente en 1848 sous l’étiquette de « Phalanstérien » aux élections législatives de l’Assemblée Nationale mais échoue. Il décide alors de se consacrer entièrement à sa fonderie, déplacée depuis 1846 à Guise qui emploie quelques ouvriers. En 1857, il choisi d’y tenter une expérimentation pratique des doctrines fouriéristes. L’usine emploie alors 300 personnes et a depuis 1854 une succursale à Bruxelles. De 1859 à la guerre franco-prussienne de 1870, Godin, bientôt assisté de Marie Moret (fille de son cousin germain Jacques-Nicolas Moret), se consacre entièrement à la construction du « Palais social » ou « Familistère », au développement de son établissement industriel et à l’expérimentation progressive de l’association du capital et du travail. Il se sépare en 1862 d’Esther Lemaire et s’installe avec Marie Moret. Tous deux resteront très engagés tout le long de leur vie. L’usine, devenue Godin SA en 1968 est aujourd’hui propriété du groupe Cheminée Philippe et produit toujours les poêles et les cuisinières en fonte de fer émaillée. Elle emploie 400 personnes.
LE FAMILISTERE OU « PALAIS SOCIAL »
"Palais social" est un équivalent de "Familistère", mais désigne aussi plus particulièrement l'ensemble des trois pavillons d'habitation élevés au centre de la cité familistérienne.
La composition urbaine générale est définie vers 1858 ; elle fixe le cadre des différentes campagnes de construction menées entre 1860 et 1880. L'organisation géométrique de l'espace s'impose à la topographie irrégulière du site. La place centrale du Familistère se trouve à la croisée de deux axes constitutifs : l'axe "économique" (est-ouest) de communication avec l'usine au-delà de la rivière, et l'axe " social " (nord-sud) qui va de la nourricerie au théâtre.
Sur la rive nord de la place s'élèvent les immeubles d'habitation : trois parallélogrammes juxtaposés et reliés par un angle forment le corps principal en retrait, et les deux ailes du palais dont la façade qui regarde la ville de Guise se développe sur 170 mètres. Pour des raisons économiques et parce qu'une telle entreprise sociale et culturelle doit procéder par étapes, Jean-Baptiste-André Godin construit les pavillons les uns après les autres, d'est en ouest.
Après l'achèvement du troisième immeuble en 1878, près de 350 appartements sont proposés en location aux familles des employés de l'usine, sur la base d'un prix au mètre carré, variable selon l'étage et l'exposition. 1200 habitants vivent alors au Palais social. En plus des conditions financières avantageuses, les locataires bénéficient d'un confort et d'une qualité de services inégalée à cette époque dans le logement des classes populaires ou moyennes. Le « Palais social » n'a cependant pas que des attraits pour la première génération de familistériens. Les vertus de l'habitation collective suscitent des réticences auprès d'une population majoritairement d'extraction rurale. L'architecture et l'histoire du palais sont marquées par la tension entre la discipline collective et la liberté des individus dans l'espace commun ou la sphère privée.
Le « Palais » est une partie de l'apport de Jean-Baptiste-André Godin au capital de l'Association coopérative du Capital et du Travail créée en 1880. Les associés deviennent collectivement propriétaires des immeubles tout en restant individuellement locataires de leur appartement.
Après la dissolution de l'Association coopérative en 1968, les logements du Palais social sont mis en vente à prix modéré par Godin S.A. Les appartements sont parfois acquis par leur ancien locataire. Des propriétaires bailleurs privés saisissent l'occasion d'investir. En une vingtaine d'années, la population du Palais social est largement renouvelée par l'arrivée d'habitants sans lien avec le Familistère ou l'usine. Les logements sont transformés, agrandis, pas toujours modernisés. En 2002, on recense dans l'ensemble des trois bâtiments d'habitation 202 logements dont un tiers vacant. Sans unité coopérative, le Palais social perd son sens et son attrait.
Le Familistère est aujourd’hui toujours habité. Quelques dizaines de familles occupent des logements dans les différentes unités d’habitation composant le « Palais social ». Les écoles maternelle et élémentaire municipales continuent à fonctionner. 188 enfants de Guise les fréquentent. L’un des quatre bâtiments scolaires historiques abrite la petite bibliothèque municipale. Le théâtre est la seule salle de spectacle de Guise et de ses environs. Les jardins du Familistère sont des jardins publics. Les salles et les services du musée, dont la création progressive a débuté en 2000, se trouvent dans les différents bâtiments annexes du « Palais » (économats, buanderie-piscine, théâtre, kiosque à musique) ainsi que dans une partie de l’aile droite (l’ancien appartement de Godin). Le Familistère a accueilli 43000 visiteurs en 2010. Le domaine est désormais intégralement la propriété publique du Syndicat mixte du Familistère Godin qui a la charge de la conservation, de la valorisation et de la gestion du site. L’établissement public, qui assume aussi provisoirement la gestion locative des appartements, s’est encore donné pour mission de revivifier au Familistère les activités ordinaires et quotidiennes des habitants de Guise et de sa région.
LE PAVILLON CENTRAL DU FAMILISTERE
Le pavillon central du « Palais social » et la nourricerie-pouponnat sont édifiés entre 1862 et 1866. Le nouveau bâtiment d’habitation, dont les dispositions sont identiques à celles de l’aile gauche primitive, est le plus vaste du « Palais » projeté en 1858 : il comprend près de 150 appartements ; sa cour intérieure couvre une superficie de 900 m². Une horloge et un belvédère, souvenir de la tour d’ordre du Phalanstère, dominent la façade sud sur la place qui prend alors forme. La construction est achevée en 1864. Les deux bâtiments du « Palais social » accueillent déjà 700 habitants en 1865 et près de 900 en 1874.Un édifice de liaison permet la communication entre l’aile gauche et le pavillon central à tous les niveaux de la construction, des caves aux combles. La circulation continue et à couvert sur les coursives dans l’ensemble du « Palais » satisfait d’une façon originale et pragmatique l’une des exigences de l’architecture unitaire fouriériste. Les fonctionnalités de l’habitation collective sont soigneusement étudiées ; l’ingénierie de la construction, très développée, fait du Palais une étonnante machine à habiter. La modularité des espaces habités, l’aération de la cour et des appartements, la diffusion de la lumière naturelle ou artificielle dans toutes les parties de l’édifice, la rationalisation des réseaux, l’adduction en eau, l’évacuation des déchets, la sécurité ou le confort des personnes trouvent des solutions inventives et le plus souvent efficaces.
Une épicerie et une mercerie (également quincaillerie) occupent le rez-de-chaussée de l’aile sud du pavillon central. Elles sont complémentaires des magasins logés dans les économats et permettent aux habitants de s’approvisionner sans quitter le « Palais ». Le service médical et la pharmacie mutualistes sont également installés dans une salle du rez-de-chaussée du pavillon central.
Le pavillon central remplit une fonction sociale particulière. Chaque jour, les enfants du Familistère sont rassemblés dans la cour intérieure avant d’être conduits aux écoles situées de l’autre côté de la place. La cour est aussi le théâtre principal des fêtes familistériennes - la fête de l’Enfance qui a lieu en septembre à partir de 1863 et la fête du Travail célébrée le premier dimanche de mai depuis 1867.
A l’extérieur comme à l’intérieur, l’architecture du pavillon central a été peu altérée. La mosaïque de pavement de la cour intérieure est un décor ajouté après 1918 ; des tôles de plastique ont, après 1968, remplacé le verre de la couverture de la charpente originale en bois. L’entrée nord de la cour ouvre désormais sur le parc ; elle communiquait, jusqu’en 1918 avec la nourricerie-pouponnat du Familistère. Cet accès est encadré par deux plaques de pierre noire enchâssées dans le mur de la cour. Elles portent deux maximes gravées : « Dieu nous soit en aide. 1859 » et « Hommes soyez-nous favorables. 1859 ». Ces plaques proviennent de la cour de l’aile gauche primitive du « Palais » incendiée en 1914, déplacées dans le pavillon central après 1918. Elles commémorent la fondation du Familistère en avril 1859. L’appel aux hommes et à Dieu (un dieu transcendant) exprime l’espoir et l’incertitude des futurs familistériens.
LE PROJET DE REHABILITATION DU PAVILLON CENTRAL
L’édifice, classé aux Monuments Historiques, a déjà fait l’objet d’une campagne de restauration en 2007-2010, concentrée sur la cour intérieure dont la couverture vitrée a été restituée. Une première phase de réhabilitation, de restructuration et d’aménagement muséographique du Familistère a été accomplie pendant la même période. Des services et la première partie du parcours d’exposition permanente ont été aménagés sur une surface utile de 1600m2.
Une deuxième phase de travaux doit ajouter 1800 m2 de salles d’exposition et de services au 1600m2 déjà visitables. Il s’agit dans un premier lieu d’assainir les zones encore en friche du pavillon (traitement des planchers et des maçonneries infestés de mérule, réfection de l’ensemble des sols, changement de l’ensemble des huisseries, etc…). Ces travaux de restauration permettront d’achever et compléter les parcours déjà existants et de créer des nouvelles sections et de nouveaux services : bureaux de l’administration et de la conservation du site, salle de projections et de conférences, salles d’expositions temporaires…
C’est cette phase de travaux que soutiennent la Fondation du Patrimoine et la Fondation Crédit Coopératif, plus précisément la création d’une section d’exposition particulière, point d’orgue du parcours de la visite : Les fabriques de l’utopie, « cartographies » des laboratoires de la société depuis le XIXème siècle dans le monde. Cet espace doit occuper 140m2 au second étage de l’aile est du pavillon central du « Palais Social ». Il offrira aux visiteurs un contexte historique, idéologique et géographique ample. Il s’agit de situer le Familistère dans la galaxie des expérimentations sociales ou utopies pratiquées en Europe et en Amérique à partir du XIXème siècle, réactions au libéralisme et aux conséquences politiques, économiques et sociales de l’industrialisation. Un dispositif interactif de cartographie et d'information sera mis en place, associé à un ensemble d’objets, répliques, fac-similés ou reconstitutions évoquant la vie quotidienne des communautés, leur activité économique et leur engagement idéologique.
FINANCEMENT
Montant global de la deuxième phase de travaux : 6 500 000 euros
Montant des travaux éligibles : 563 389 euros
La Fondation du Patrimoine apporte un soutien de 40 000 € au projet, dont 20 000 € grâce au mécénat de la Fondation Crédit Coopératif.
La Fondation du Patrimoine lance en parallèle une souscription publique. Au travers de cette campagne de mobilisation du mécénat populaire, les habitants, les commerçants et entrepreneurs locaux, les touristes, et toutes les personnes attachées au site, peuvent faire un don affecté au projet, afin de recueillir les sommes nécessaires à son aboutissement.
CALENDRIER DES TRAVAUX
Le choix de l’équipe de maitrise d’œuvre de l’aménagement du pavillon central a eu lieu en janvier 2011. L’année 2011 est consacrée aux études et aux marchés publics de travaux qui se dérouleront en 2012-2013.
INFORMATIONS PRATIQUES
FONDATION DU PATRIMOINE SIEGE
23/25, rue Charles Fourier – 75013 Paris
Tél. : 01 53 67 76 00 – Site : www.fondation-patrimoine.org
Responsable presse : Laurence Lévy – Tél : 01 53 67 76 05 – Mail
Chargée de mission presse régionale : Mélanie Prévost – Tél : 01 53 67 75 99 – Mail
DELEGATION PICARDIE
2, promenade Saint-Pierre-des-Minimes - 60200 Compiègne
Tél : 03 44 86 20 87 – Site : www.picardie.fondation-patrimoine.org
Délégué régional : Philippe Choppin de Janvry
Délégué départemental : Bernard Madelenat
Chargée de mission : Corinne Steffens – Mail
FONDATION CREDIT COOPERATIF
72 avenue de la Liberté – BP 211 – 92002 Nanterre Cedex
Tél : 01 47 24 88 36 – Site : www.credit-cooperatif.coop/fondation
Communication : Laure Capblancq – Tél : 01 47 24 80 64 – Mail
FAMILISTERE DE GUISE
262-263 Aile Droite - 02120 Guise
Tél. : 03 23 05 85 90 - Site : www.familistere.com
Contact presse : Alexandre Vitel - Tél : 03 23 05 85 90 – Mail
Diaporama photo
Document(s) Téléchargeable(s)
Contact(s):
Tel : 01 53 67 76 05
Envoyer un courrielFondation du Patrimoine
23-25, rue Charles Fourier
75013 Paris




