
Château d'Haroué en Meurthe-et-Moselle
Chef-d’oeuvre de l’architecture du XVIIIe siècle, le château d’Haroué présente aujourd’hui des désordres importants qui menacent sa conservation et la poursuite de son ouverture au public.
Le projet : un fleuron du XVIIIe siècle à préserver
La réalisation d’un diagnostic sanitaire du monument a permis d’établir un programme pluriannuel de travaux, dont les premières interventions sont indispensables pour assurer la pérennité du château, la sécurité des visiteurs, son accessibilité et son étanchéité.
Les douves et les soubassements immergés du château, ainsi que les contrescarpes, présentent d’importants désordres. Les deux ponts d’accès sont fragilisés et exposés à un risque d’effondrement. Les menuiseries ne sont plus étanches, ce qui compromet la conservation des décors intérieurs. Les installations électriques et le système de sécurité incendie doivent également être mis aux normes. D’autres zones nécessitent des interventions urgentes, notamment le portique de l’aile gauche et certaines parties des caves présentant un risque d’effondrement.
La collecte actuelle porte sur la restauration du salon chinois, situé au rez-de-chaussée d’une des tours de l’aile ouverte au public.
- Avril 2024
Lancement de la collecte de dons et démarrage de la première phase de travaux sur le salon chinois
- Printemps 2025
2e tranche de travaux sur le salon chinois
- Septembre 2026
Sélection par la Mission Patrimoine
Le lieu et son histoire : le "Chambord lorrain"
Surnommé le « Chambord lorrain », le château d’Haroué est un chef-d’oeuvre de l’architecture du XVIIIe siècle. Il a été construit entre 1720 et 1732 par l’architecte Germain Boffrand pour Marc de Beauvau-Craon, grand connétable de Lorraine, sur les vestiges de l’ancienne forteresse médiévale de Bassompierre. Boffrand a conservé le plan général, les tours et les douves de l’ancien château.
Pour sa décoration, il a fait appel à des artistes majeurs de son temps, parmi lesquels Jean Lamour pour les ferronneries et Barthélemy Guibal pour la statuaire. L’édifice est conçu comme une représentation symbolique du temps qui s’écoule : 365 fenêtres évoquent les jours de l’année, 52 cheminées les semaines, 12 tours et tourelles les mois, tandis que quatre ponts franchissent les douves.
Le château témoigne également d’un moment majeur de l’histoire lorraine, celui du rattachement de la Lorraine au royaume de France.
La mobilisation : la famille Botana de Beauvau et le CMN unis pour Haroué
Depuis neuf générations, la famille Botana de Beauvau veille sur le château de Haroué. C'est la princesse Minnie de Beauvau Craon qui, dès 1998, lança les premiers grands travaux de remise en valeur. Aujourd'hui, Victoria Botana de Beauvau poursuit cet engagement en s'appuyant sur un partenariat unique en France avec le Centre des monuments nationaux (CMN), signé en mars 2021.
Le château d’Haroué est ouvert au public et bénéficie d’un parcours de visite géré par le Centre des monuments nationaux. Chaque année, le château accueille une exposition temporaire et propose une offre culturelle renouvelée. Le projet vise à redonner au monument toute sa splendeur, tout en conciliant la conservation des décors et des structures avec les exigences liées à l’accueil des visiteurs.
Les partenaires et mécènes
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