
La tour à plomb des fonderies Pontgibaud à Couëron
Découvrez le projet de restauration de la tour qui permettra d'assurer la pérennité du site.
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Faire un don à la Mission BernLe projet : assurer la pérennité d'un monument rare
La tour à plomb présente un certain nombre de désordres dus à son ancienneté, sa conception et à la nature des activités qui s’y sont déroulées. Seule une restauration complète permettra d’assurer la pérennité de ce monument. Des désordres structurels sur la partie haute (60 m) sont dus à une charpente sous-dimensionnée qui se désolidarise entrainant un risque de chute de matériaux. Un système de contention (câbles et filet) a été installé en 2010 et 2011. La tour souffre également de la pollution au plomb, antimoine et arsenic due à la production de plomb de chasse et d’un risque de chute de mortier du fût de la tour. Des filets de protection ont été installés en 2024.
Les travaux envisagés visent à restaurer la tour tout en préservant le maximum d’éléments d’origine, à mettre en œuvre des aménagements permettant la maintenance de la tour et à accueillir le public au rez-de-chaussée. La première étape sera destinée à préparer le chantier : dépollution de l’ensemble de la tour, installation d’un échafaudage intérieur et extérieur et sécurisation de l’accès. La deuxième phase du chantier consistera en la restauration de la partie haute avec restauration à l’identique. La troisième phase, enfin, s’attachera au fût de la tour et au rez-de-chaussée avec la réfection des paliers et échelles.
- 1861
Installation des Fonderies et Laminoirs de Couëron
- 1877
Construction du bâtiment de direction la Fonderie, de la grande halle Médiathèque et de la Tour à plomb
- 1879
Les fonderies fusionnent et prennent le nom de Pontgibaud
- 1957
Interruption de la production
- 1993
Classement de la tour au titre des Monuments historiques
- 2023-2024
Interventions de diagnostic et de mise en sécurité
- Septembre 2026
Sélection par la Mission Patrimoine
Le lieu et son histoire : un dernier témoin industriel unique en France
La tour à plomb de Couëron, classée monument historique en 1993, est désormais l’unique tour en France construite pour la production de plomb de chasse et l'une des 15 dernières subsistant dans le monde. Ses 70 mètres de hauteur, son élégance et sa position en bord de Loire en font un bâtiment phare, porte d’entrée de la métropole nantaise. Construite en 1878 au sein de l’usine Pontgibaud, la tour exploite la faculté du plomb à se séparer en petites gouttelettes. Elle était conçue comme une véritable machine industrielle. Le process industriel se déploie de manière verticale dans toute la hauteur de l’édifice. Sa forme et son équipement avaient une seule destination : produire des plombs à giboyer reconnus pour leur qualité. La production s'est arrêtée en 1957, l’équipement et l’outillage intérieurs alors figés dans le temps ont été conservés tels quels. La tour a bénéficié d’un programme décoratif particulièrement soigné qui visait à signaler la réussite des Fonderies Pontgibaud de Couëron. Les ouvriers se sont rapidement réapproprié sa symbolique, et y ont hissé des drapeaux en 1944 et en mai 68. Ils en ont même créé une maquette en fûts métalliques pour lutter contre la fermeture de l’usine. Elle est désormais le symbole de la ville, manifestant l'attachement des habitants à cet édifice et aux histoires techniques et humaines qu’il porte.
La mobilisation : un projet de valorisation tourné vers le public
Rachetée en 1987 par la ville, le projet de restauration permettra l’accès du public au rez-de-chaussée de la tour afin d’en appréhender la hauteur et le vide intérieur. Le chantier lui-même, seul exemple de réhabilitation d’une tour à plomb en France, sera le support d’un programme de valorisation en cours de définition. Le projet comprendra l’accès à la salle basse de la tour, un itinéraire pour appréhender l’ensemble du site industriel et un espace dédié à la transmission, mettant en valeur le très riche fonds d’archives, les témoignages d’ouvriers et les collections patrimoniales, dont l’outillage lié à la production de plombs de chasse. Une approche sensible et artistique restituera l’atmosphère particulière de ce bâtiment et les conditions de travail difficiles. Une attention particulière sera portée à l’éducation artistique et culturelle, pour transmettre aux jeunes générations la connaissance de cette histoire technique et humaine et les sensibiliser à leur patrimoine culturel et immatériel.
Les partenaires et mécènes
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.
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