
Manoir du Blauhuys à Quaedypre
Découvrez le projet de restauration de ce manoir édifié au cœur des Flandres maritimes.
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Faire un don à la Mission BernLe projet : mener une restauration frugale et réversible adaptée au bâti ancien.
En état de péril, la toiture du manoir du Blauhuys n’est plus étanche : les infiltrations dégradent charpente et planchers, avec risque de mérule.
Le manoir conserve une valeur patrimoniale exceptionnelle, mais les désordres observés – en particulier l’état de la couverture, les infiltrations chroniques, la dégradation des menuiseries extérieures et l’absence totale de chauffage – nécessitent une intervention urgente pour éviter des pertes patrimoniales irréversibles.
Porté par ses propriétaires privés, dont l’un est architecte du patrimoine, le projet favorisant circuits courts et réemploi prévoit d’abord la restauration du clos et couvert (reprise complète de la charpente-couverture, maçonneries à la chaux, restauration des croisés), puis la mise aux normes et des améliorations énergétiques réversibles et biosourcées (chanvre-chaux, laine de bois ou liège)
La réhabilitation est portée par les propriétaires, engagés dans une démarche frugale et réversible adaptée au bâti ancien, en lien avec l’Architecte des Bâtiments de France.
- Septembre 2026
Sélection par la Mission Patrimoine
Le lieu et son histoire : c'est une maison bleue... située dans le plat pays
Édifié au cœur des Flandres maritimes, le manoir du Blauwhuys à Quaëdypre est un témoin rare de la maison de maître rurale, mêlant brique, pierre et menuiseries à croisée héritées du XVIIIème siècle. Partiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 30 mars 1978, il raconte l’ancrage flamand du territoire. Selon la tradition locale, son toponyme « Blauwhuys » viendrait du flamand « blauw huis », la « maison bleue », rappelant la teinte bleue de sa toiture. L’ensemble des bâtiments est construit en briques de sable jaune clair avec toitures d’ardoise.
Le manoir est implanté sur une motte carrée ceinturée par une maçonnerie et entourée de douves. il a été bâti au XVIème ou XVIIème siècle et a été remanié au XVIIIème siècle. Un pont, sécurisé par une rambarde aux délicates ferronneries, franchit les douves. Deux piliers en pierre encadrent le pont et marquent l’accès à la cour où se trouve un puits. Quatre sculptures ponctuent le muret bordant les douves.
De part et d’autre de l’entrée, 2 tourelles carrées d’égale hauteur scandent les angles sud-est et sud-ouest de la motte. Elles sont surmontées d’un toit en pavillon à versants incurvés. Ces tourelles sont prolongées vers le Nord par deux constructions plus basses qui forment un retour d’angle et ferment la cour du manoir.
A l’Ouest, il s’agit de la chapelle dont la base Mérimée du Ministère de la culture précise qu’elle fut “bâtie ou rebâtie en 1752 (date inscrite sur la clef de l’arc de couvrement de la porte)”. Au fond de la cour, est implanté le grand bâtiment du corps de logis. Ce dernier, sur 2 niveaux et combles, est percé d’ouvertures superposées à fenêtres à petits carreaux.
La Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture et FDJ UNITED, contribue à la sauvegarde du patrimoine français dans toute sa diversité.
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