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La Fondation du patrimoine

Notre raison d'être

La Fondation du patrimoine a pour but essentiel de sauvegarder et de valoriser le patrimoine rural non protégé. Maisons, églises, ponts, lavoirs, moulins, patrimoine industriel, mobilier, naturel… tous les types de patrimoine de proximité sont éligibles à l'action de la Fondation. Aux côtés de l'Etat et des principaux acteurs du secteur, elle aide les propriétaires publics et associatifs à financer leurs projets, permet aux propriétaires privés de défiscaliser tout ou partie de leurs travaux, et mobilise le mécénat d’entreprise.

Modestes, méconnus, d’innombrables petits édifices vernaculaires ponctuent nos paysages et en font la diversité. Combien sont-ils ? Nul ne le sait vraiment car ils n’ont pas fait à ce jour l’objet d’un inventaire exhaustif à l’échelon national. Il n’est pas interdit d’avancer qu’au moins cinq cent mille bâtiments composent ce patrimoine de proximité présent dans toutes nos régions.
Ce « trésor des humbles », pour reprendre la très belle expression de Maeterlinck, plonge ses racines au plus profond de notre histoire. Lavoirs, pigeonniers, fermes, granges, églises et chapelles, moulins, anciennes fabriques sont autant de reflets de l’histoire économique et sociale de la France et de la vie quotidienne des générations qui se sont succédé dans nos villes et nos campagnes.

Ce patrimoine est en danger comme l’a clairement montré, il y a quelques années, un rapport de l’ICOMOS. Des enquêtes menées dans certains départements ont montré qu’au cours des cinquante dernières années, un cinquième des édifices concernés ont disparu ou sont irrémédiablement perdus.
Les causes de cette situation inquiétante sont multiples : usure du temps, ravage causés par les guerres, perte des fonctions économiques et sociales des bâtiments, indifférence...

Se résigner à la poursuite, voire à l’accélération, d’une telle évolution reviendrait à fermer les yeux sur un risque fort d’appauvrissement culturel à une époque où beaucoup de nos concitoyens sont en quête de repères et d’identité.
Les enquêtes d’opinion, réalisées au cours des dix dernières années, témoignent de l’adhésion des Français à la cause de la sauvegarde de notre patrimoine, dont d’innombrables associations se font les fervents avocats.
Il nous faut pourtant nous rendre à l’évidence : dans un contexte budgétaire de plus en plus tendu ne laissant que peu de marges de manœuvre, la réponse ne peut venir seulement de l’Etat et des collectivités territoriales déjà très sollicités par l’entretien et la mise en valeur du patrimoine protégé.

C’est ce constat – dressé avec force par le rapport du Sénateur Jean-Paul HUGOT en 1996 – qui est à l’origine de la Fondation du patrimoine. Le rapport HUGOT a, en effet, conclu à l’absolue nécessité pour notre pays de se doter d’une structure chargée d’impulser une politique active de mobilisation du secteur privé – à l’échelle des citoyens comme des entreprises - en faveur du patrimoine.

Sous la forte impulsion du Président de la République, le Ministère de la Culture a préparé le texte qui, une fois adopté par le Parlement, allait devenir la loi du 2 juillet 1996 créant la Fondation du patrimoine, reconnue d’utilité publique par un décret du 18 avril 1997.

Les missions premières de la Fondation sont au nombre de cinq :

► Sensibiliser les Français au nécessaire effort commun en faveur de notre patrimoine national ;
► Contribuer à l’identification des édifices et des sites menacés de disparitions ;
► Susciter et organiser le partenariat entre les associations qui œuvrent en faveur du patrimoine, les pouvoirs publics nationaux et locaux, et les entreprises prêtes à engager des actions de mécénat ;
► Participer à la réalisation de programmes de restauration ;
► Favoriser la création d’emplois et la transmission des métiers et savoir-faire.

Même si la Fondation ne s’interdit pas, comme le lui permet la loi, d’intervenir en faveur de monuments classés ou inscrits, son Conseil d’administration, dès juillet 1997, a décidé de donner la priorité au patrimoine non protégé. Car c’est lui qui est, globalement, le plus en péril.