Création et conservation dans le monde du vitrail

1 avr. 2020

Vitrail Saint-Georges, révélateur de lumière depuis 1852, nous conte aujourd'hui deux chantiers de création et de conservation.

La réalisation d'un vitrail en création est toujours un moment spécial surtout quand il est de grande envergure. Ceux réalisés en imposte dans les Casemates du Fort de Vaise, commandés par la fondation Renaud, mettent en avant une ligne blanche opalescente stabilisant la lumière sur un fond de verres structurés, faisant varier la perception des décors de la colline de la Croix-Rousse en fonction du temps et de l'endroit d'où on les regarde. Un peu comme un lien sûr et stable dans le paysage de la culture lyonnaise. Ces 28 m² de vitraux ont la particularité d'être montés sur un châssis spécial ON-ME permettant l'intégration des vitraux avec la superposition des verres de sécurité, afin de créer une double verrière performante de manière acoustique et thermique.

 

L'homme bâtit et construit des édifices au gré des besoins et des usages. Le diocèse de Lyon nous a demandé en 2014 de déposer les vitraux de l'église de l'Immaculée Sainte-Marie à Villeurbanne afin de sauvegarder ce patrimoine verrier lyonnais avant destruction de l'édifice. Cette opération avait comme but de les réutiliser plus tard. Et c'est en cette période un peu trouble de 2020 que nous avons restauré les vitraux et le châssis. Nous les avons aussi réadaptés pour que ce vitrail trouve une nouvelle vie 6 ans plus tard à la Cure de la Nativité à Villeurbanne. Une deuxième vie pour ce vitrail qui, pris entre deux verres, passera le prochain siècle en toute sécurité.

Depuis le mois de mars, Vitrail Saint-Georges dispose de sa propre ferronnerie d’art avec l’arrivée de Mathias Collet au sein de son atelier.

Jean MÔNE Maître Verrier - Entreprise du Patrimoine Vivant
 
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