L'église d'Anzy le Duc retrouve toutes ses couleurs

25 mars 2019

“Il ne s'agit pas de peindre la vie, mais de rendre vivante la peinture.” disait Pierre Bonnard, peintre de son état.

C’est un peu ce qu’a fait Jean-Rémi Brigand, peintre restaurateur, qui a représenté ce métier dans le cadre de l’exposition la Fondation du patrimoine « Patrimoine : des métiers, une passion ». Au cours des 16 mois de travaux, il a rendu vivante la peinture. Il a rendu sa superbe aux diverses scènes bibliques ornant le chœur de l’église. Il s'agit essentiellement de scènes de la vie et du martyre de Saint Jacques qui, en partie détruites hélas, couvrent la première abside nord. On trouve également le récit imagé de la décollation de Saint Jean Baptiste dans la première abside sud, et l'importante scène de l'Ascension du Christ au cul de four de l'abside centrale.  Initialement réalisées au XIIIème ou XIVème siècle, ces œuvres ont connu une restauration au XIXème siècle. Cependant, si elles ont sans nul doute retrouvé les traits, les couleurs de 1855, rien n'est trop vif, ne fait neuf, la patine ancienne est conservée, afin d’être au plus proche de la réalité médiévale.

Véritable fleuron de l’histoire de la région, elle était à l’origine l’ancienne église paroissiale du monastère d’Anzy-le-Duc, qui remonte à l’époque carolingienne. C’est l’un des plus ancien du pays brionnais. L’église contenait la dépouille d’Hugues de Poitiers, moine bénédictin qui a contribué à la fondation de l’abbaye de Cluny.

Mais cette aventure n’aurait pas été possible sans l’engouement et la mobilisation des donateurs. En effet, cette commune de 435 habitants a réussi à collecter pas moins de 100 000 € de dons. Fort de cette réussite, la Mairie et l’association des Amis de l’église d’Anzy-le-Duc ont décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin, et ont ouvert une nouvelle souscription afin de restaurer les transepts et la croisée. Une affaire à suivre de près !

 

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