La restauration de l'hydravion Grumman HU-16 Albatross continue

16 mai 2017

Durant un an, l'hydravion Grumman HU-16 Albatross de Biscarrosse a bénéficié d'une première phase de restauration dans le cadre d'un chantier école « Qualification Nouvelle Chance » permettant à une trentaine de stagiaires d'être formés aux métiers de l'aéronautique. Retour sur cette formidable aventure technique, humaine et patrimoniale, et suite du projet !

Récemment entré dans les collections du Musée de l’Hydraviation de Biscarrosse, le Grumman HU-16 Albatross est le seul exemplaire présenté sur le sol français. Afin de le restaurer pour l’offrir au regard des 20 000 visiteurs annuels du musée, un chantier école « Qualification Nouvelle Chance » (CQNC) a été initié. 33 stagiaires ont ainsi été recrutés localement ou sur le territoire pour participer à cette formidable aventure.

Il a fallu apprivoiser ce vénérable vétéran et faire face aux difficultés sur un chantier hors normes, le plus important de ce type sur la Région Nouvelle Aquitaine. Le chantier a démarré le 14 décembre 2015 pour se terminer le 23 décembre 2016.

Les ajusteurs-monteurs, soit 22 stagiaires, ont travaillé d’arrache-pied sur les éléments principaux : fuselage, voilure, moteurs, empennage, trains d’atterrissage, nettoyage, vidange, dépose des pièces endommagées pour réparation ou refabrication, débosselage, entoilage, préparation et rivetage des tôles…

Le Grumman a pensé ses plaies. Il est alors temps de lui refaire une beauté. La mise en peinture va complétement changer la physionomie de l’hydravion. Pas moins de 11 stagiaires ont été nécessaires pour effectuer les travaux de peinture : nettoyage, ponçage, application de l’apprêt anticorrosion, reponçage léger et mise en peinture… et dans un temps record car la formation touche à sa fin.

Formés à des métiers d’ajusteur-monteur ou peintre aéronautique, les stagiaires sont sortis diplômés et forts d’une expérience incroyable et monumentale à l’image de l’hydravion de 25 m d’envergure.

Les 32.000 heures dispensées n’ont pas permis de réaliser la totalité des travaux. Des parties manquantes sur la dérive doivent être refabriquées et des interventions sont encore à prévoir sur les trains d’atterrissage, moteurs, voilure avant la mise en peinture finale de l’hydravion aux couleurs de l’Air Rescue Américaine et sa mise en situation au Musée de l’Hydraviation.

Le Musée de l'Hydraviation a besoin de votre soutien pour terminer cette belle restauration, faites un don!

 

Médias