Prix National pour l’agrobiodiversité animale

27 févr. 2019

À l’occasion du Salon International de l’Agriculture de Paris, et en collaboration avec Ceva Santé Animale, nous avons remis le jeudi 28 février 2019 les « Prix National pour l’agrobiodiversité animale », sous le haut patronage du Ministère de l'Agriculture. 

Il récompense deux éleveurs et une association pour leur engagement dans la préservation et la valorisation de races agricoles locales à faible effectif, représentatives d’un patrimoine génétique unique :

  • 1er prix de 10 000 € pour le porc de Bayeux (Calvados)
  • 2e prix de 6 000 € pour la chèvre des Pyrénées (Ariège)
  • 3e prix de 4 000 € pour le lapin chèvre (Vendée)

Sauvegarder la biodiversité animale pour sauver l’agriculture rurale

Pour désigner les lauréats, le jury s’est appuyé sur trois critères majeurs : la valeur économique du projet, son impact social ou environnemental sur un territoire, les actions de sensibilisation et de communication autour d’une race à préserver.

Découvrez les lauréats ! 

1er Prix : Antony et Muriel Angée, éleveur de Porc de Bayeux.
Surconsommée pendant la Seconde Guerre Mondiale, la race commence à décliner rapidement avant d’être quasiment décimée en 1944. En 1984, un programme de sauvegarde est lancé.
Le porc de Bayeux fournit une viande persillée de grande qualité, réputée dans la gastronomie normande et très prisée dans la confection de charcuterie. Anthony et Muriel Angée ont développés un projet "familial et naturel", en plein air et sur un temps longs de 18 mois (contre 5 à 6 mois dans la plupart des élevages intensifs). Ils transforment eux-mêmes l'ensemble de leurs produits, et vendent une grande variété de viande et de charcuterie à la ferme ou sur le marché de Lisieux.

2ème Prix : l'Association de sauvegarde pour la race chèvre des Pyrénées
La chèvre des Pyrénées, race française très ancienne, a failli disparaître dans les années 1980. Elle permet pourtant de valoriser des espaces montagneux naturels, où des les végétations sont peu consommées par les espèces bovines et ovines. Les produits issus de chèvres entretenues dans ces milieux sont de grande qualité.

Depuis 2004, l’association agit pour la sauvegarde de la race chèvre des Pyrénées : gestion génétique, communication sur les aptitudes et la manière de les exploiter, contacts réguliers avec les éleveurs. Elle a ainsi enregistré des résultats positifs en termes d'augmentation des effectifs animaux et du nombre d'éleveurs.

3ème Prix : Baptiste Vivinus, éleveur de lapin chèvre
Le lapin chèvre est un lapin de ferme très ancien, son berceau d'origine est la NouvelleAquitaine, notamment la Saintonge. Il est reconnu pour la qualité de sa chair et de sa fourrure. Aujourd’hui, la production du lapin de chair se fait très largement dans un contexte "industriel". Peu d'éleveurs fermiers osent s’engager dans l’élevage "naturel" pourtant préféré par les consommateurs. Baptiste Vivinus a justement fait le choix de la qualité et s'inscris dans un réel projet économique, avec une orientation "agriculture biologique" de son élevage ou encore l'accent mis sur la qualité gastronomique de la viande.