Le Temple de Saint Prouant : dernières informations sur le chantier

10 déc. 2018

Les travaux sur le temple de Saint Prouant s’attache à la consolidation structurelle du bâtiment, la restauration des charpentes et la réfection de l’ensemble des couvertures en tuiles. La première tranche en 2018 concerne le chevet et la seconde sur la nef sera réalisée en 2019.

Le mauvais état sanitaire du chevet s’est confirmé lors du montage des échafaudages en février 2018. En effet, les infiltrations d’eau et les mouvements de l’ouvrage ont complètement disloqué les maçonneries de moellons déjà très fragiles et sous les poussées des charpentes.

En partie basse, les maçonneries sur la périphérie de l’édifice ont été injectées d’un coulis de chaux et les fissures calfeutrées. Cette phase a permis de redonner une cohésion au mur pour permettre les travaux de consolidation en sous-œuvre.

S’en sont suivis les travaux de restauration structurelle des maçonneries et la mise hors d’eau du chevet.

A partir des échafaudages et du parapluie, le plafond démoli dans le chœur a laissé place à la charpente bois et sa voûte, charpente dont le poinçon porte la date de 1782.

La voûte est confectionnée d’un torchis de terre et argile structuré de brindilles et pailles appliquée sur un « lattis » de demi-branches refendues pointées aux clous en sous-face des chevrons, le tout recouvert d’un enduit badigeonné de plusieurs passes de chaux blanche. Ce badigeon recouvre notamment la clef de la voûte en cul-de-four et devait descendre sur les murs.

La couverture en tuiles déposée nous laisse apparaître une charpente à chevrons formant ferme avec entrait retoussé assemblé à chaque extrémité sur les chevrons par trois chevilles à tête chanfreinée. Cette structure charpentée est tout à fait particulière, jamais rencontrée ni par le charpentier des Ateliers PERRAULT, ni par l’architecte du patrimoine Patricia JAUNET.

Les boiseries de la nef réalisées dans les années 1940, puis déposées pour permettre la réalisation des tirants, laisse apparaître une teinte ocre-rouge, visiblement d’anciens badigeons faisant office de soubassement.

La charpente déposée pour être restaurée en atelier, a permis la reprise sur une vingtaine de centimètres, de la tête de maçonnerie avec la réalisation d’un chaînage en béton armé par l’entreprise de maçonnerie LEFEVRE. Une réservation a été effectuée pour la création du chéneau invisible de récupération des eaux de pluie suivant la sablière intérieure de la charpente.

Les travaux à venir à partir du 22 mai 2018 sont les consolidations structurelles sur la hauteur des murs par des tirants invisibles, la réalisation du chéneau encastré puis la réfection de la couverture en tuiles tige de botte.

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