BOUCHERIE MONCOURRIER A USSEL

Au cœur du bourg historique, derrière l’église Saint Martin, se tient depuis le Moyen Âge l’emplacement de la boucherie. 

Bien que déjà citée dans L’état général des fonds de la ville et banlieue d’Ussel de 1747, l’édification de la maison servant de boutique aux bouchers Moncourrier remonte à une date antérieure, XVIe ou XVIIe s. La boucherie Moncourrier fait alors partie d’un ensemble de 4 boutiques (propriété des bouchers ou affermés) et de 9 bancs dévolus à l’activité de la boucherie. Trois familles se taillaient alors la part du lion de ce commerce relativement lucratif : les familles Faugeron (Pierre, François, Michel), Moncourrier (Gabriel, Pierre, Michel) et Clidier (François, Gabriel).

Au fil du temps et des nouvelles habitudes alimentaires, le commerce de la viande a connu un accroissement, comme le dévoile l’augmentation du nombre de bouchers. De 9 à l’issue de la Révolution, il passe à 10 en 1859. Parallèlement à cette hausse de la consommation, et afin de veiller à la qualité des viandes, la surveillance de ce commerce s’accroît. Le XIXe siècle ne pouvait plus envisager les tueries ou le dépeçage des bêtes en pleine rue : la saleté de l’Ancien Régime devait aussi être mise à bas ! C’est pour remédier à cette insalubrité chronique, que les édiles ont tenté à diverses reprises d’éloigner du centre, ces sanglantes activités :
« Le spectacle des animaux qu’on traine au milieu des abois des chiens, qu’on expose garrottés dans les rues au devant des boutiques, qu’on place pantelants sur l’étal ou sur le banc de boucher, qu’on laisse sous le coup de couteau pendant des quarts d’heure, qu’on saigne le plus souvent au milieu d’un groupe d’enfants avides de toute émotion. Ce spectacle disons nous, pousse à l’insensibilité ou soulève le dégoût, selon les natures, mais il est toujours malsain »

Si de nombreuses délibérations du Conseil municipal vont dans ce sens, l’abattoir ne sera complètement achevé qu’en 1915. Doté de ce nouvel outil, certains bouchers peuvent diversifier leur activité. Mais bien que leur nombre aient augmenté dans les années 1950 en même temps que l’essor démographique, les nouvelles habitudes de consommation ont inversé la tendance. Ainsi, la famille Moncourrier présente dans ce commerce depuis des siècles, a vu la boutique se fermer définitivement en 1965 avec le départ en retraite de Zénaïde Moncourrier.

Médias

Nature des travaux

Des travaux de charpente, de menusieries et le ravalement des façades doivent être entrepris.

Pour ce beau projet nécessaire à la vie et à la valorisation de notre magnifique centre-bourg historique, 39000 HT sont nécessaires !

Vocation du site

C’est afin de préserver cette histoire séculaire, que la mairie d’Ussel a fait le choix d’acquérir, aux fins de conservation, ce bâtiment, reflet architectural et patrimonial des boucheries. Ce désir de sauvegarde passe par une restauration à l’identique de la devanture de l’établissement : crocs, enseigne… Un témoignage vivant de l’histoire usselloise dont la destination future sera en lien avec la culture ou le toutisme. Pourquoi pas se servir de ce lieu pour mettre en avant le travail des artsians locaux, et ainsi montrer que la préservation du patrimoine est source d'avenir?

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