CHATEAU HOPITAL DE CREVECOEUR LE GRAND

Le château de Crèvecœur-le-Grand a probablement été bâti entre 1445 et 1460 par Antoine de Crèvecœur à l’emplacement d’un château plus ancien. Cet édifice en brique et pierre est typique de la fin du XVe siècle en Picardie.

Il a appartenu à différentes maisons seigneuriales : la maison de Crèvecœur (vers 1120-1517), la maison Gouffier de Bonnivet (1517-1659), la maison Hanivel de Mannevillette (1659-1701), la maison de Clermont-Tonnerre (1701-1738), la maison de Lannion (1738-1764) et la maison de La Rochefoucauld-Liancourt (1764-1841).
En 1842, les héritiers de la famille La Rochefoucauld-Liancourt vendent le château en lots à des particuliers

L’histoire de l’hôpital débute grâce à la générosité de Jean-Baptiste Caron, ancien juge de paix et maire de la commune. En effet, celui-ci donne en 1877 une somme de 200 000 francs pour la fondation d’un hospice. Jean-Baptiste Caron complète ce don en 1878, notamment avec un apport destiné à l’acquisition d’un bâtiment pour y installer l’hospice : l’aile Nord du château, longeant l’église Saint-Nicolas, est acquise en 1881. La même année, le pavillon Nord hors-œuvre de la façade sur cour du corps de logis vient s’ajouter à l’aile Nord pour constituer l’Hospice Saint-Jean-Baptiste

En 1911, le Conseil Général décide la création d’un nouvel Hôpital-hospice ; déclarée d’utilité publique le 5 décembre 1914 par décret du Président Raymond Poincaré. Le nouvel établissement ouvre ses portes en 1922, la construction ayant subi les aléas de la guerre. Un service de chirurgie comprenant une maternité y est installé. En 1923, un service antituberculeux est créé ; l’établissement devient sanatorium en 1925.

L’Hôpital-hospice réintègre donc ses locaux d’origine dans une partie du château. C’est le début d’une nouvelle ère de réaménagements, de constructions et d’acquisitions. Le service de chirurgie perdure jusqu’en 1948 et la maternité jusqu’en 1973.

Médias

Nature des travaux

L’étude préalable a montré que la toiture du grand comble du corps de logis, recouvert de mousse sur le versant Est, rencontre des problèmes d’étanchéité. Les frontons du corps de logis sont quant à eux assez dégradés et risquent de continuer à se détériorer jusqu’à leur disparition. Enfin, l’intérieur des tourelles a subi de multiples agressions qui l’ont altéré (badigeons, bouchages grossiers, etc.).

Les travaux sont programmés en 3 tranches ; une tranche ferme et deux tranches conditionnelles, comme suit :
Tranche ferme : restauration de la toiture et du fronton Ouest du corps de logis pour 93 886 € HT
Tranche conditionnelle 1 : restauration de la toiture et du fronton Est du corps de logis pour 265 349 € HT
Tranche conditionnelle 2 : restauration de l’intérieur des deux tourelles de la façade Ouest du corps de logis pour        45 041€ HT.

L’intervention de restauration est estimée à 3 ans (2016-2018), décomposée comme ceci :
Tranche ferme : 5 mois minimum (2016) ;
Tranche conditionnelle 1 : 10 mois minimum (2017) ;
Tranche conditionnelle 2 : 4 mois minimum (2018).

Vocation du site

Aujourd’hui, l’Hôpital local Jean-Baptiste Caron gère quatre services : un service de Soins de Suite et de Réadaptation gériatrique (SSR), un Établissement d’Hébergement des Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), une équipe spécialisée Alzheimer (ESA) et un service de Soins infirmiers à domicile (SSIAD).

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