DEUX TABLEAUX RELIGIEUX A SAINTE CECILE LES VIGNES

Les deux peintures qui nous sont présentées « la Résurrection du Christ » et « l’Ascension du Christ » sont des copies d’œuvres de Pierre Parrocel (1670-1739) conservées au Musée Calvet depuis 1969. Ces tableaux furent commandés en 1725 par les Pénitents Blancs d’Avignon pour orner leur chapelle devenue église Notre-Dame de la Principale.
La Résurrection du Christ :
Fidèle en tous points à l’original, elle diffère seulement par ses dimensions sensiblement plus grandes. Pierre Parrocel a donné à cette scène un grand dynamisme.
Le contraste entre les couleurs sombres en bas et celles vives et claires du haut souligne la différence d’essence entre d’une part les hommes et d’autre part l’ange et le fils de Dieu.
Le pan de montagne évoque le Golgotha où le miracle s’accomplit. Au centre et au sommet, le Christ, jeune homme barbu aux cheveux longs et bruns, enveloppé de son linceul blanc, jaillit hors de son tombeau qu’un ange a entr’ouvert. Il s’élance vers le ciel, la poitrine gonflée comme s’il respirait à nouveau.
L’ange au visage juvénile a les ailes d’une blancheur éclatante, il est vêtu de blanc et porte une étole bleue. En bas, trois soldats romains, reconnaissables à leur tenue militaire, ont été réveillés en sursaut et n’ont pas eu le temps de réagir. La présence impuissante des soldats de Ponce Pilate qui veillaient sur le tombeau, est l’assurance du miracle véritable de la Résurrection.
Le cadre en bois doré, de style Louis-Philippe, présente une large moulure et des ornements en stuc. Cette œuvre forme un pendant avec « l’Ascension du Christ ».
L’Ascension du Christ :
Fidèle en tous points à l’original, elle diffère quant à elle seulement par ses dimensions sensiblement plus petites.
La composition pyramidale place le Christ, brun et barbu, en surplomb de la scène. Vêtu de couleurs claires, il s’élance vers les cieux mais son regard s’attarde vers l’assemblée à ses pieds.
Nombreux sont les personnages à assister au miracle : les apôtres sont tous là ainsi que les Saintes Femmes. Assis en demi-cercle, certains sont à peine visibles en arrière-plan. Tous sont émerveillés par la scène qui se déroule au-dessus d’eux et tendent les mains vers le Christ ou prient, à l’exception de Marie-Madeleine, reconnaissable au pot à onguent qu’elle tient, qui fixe le spectateur comme pour le prendre à témoin. On identifie également au premier plan saint Pierre, le très jeune saint Jean et la Vierge Marie vêtue de rouge et de bleu.
Le cadre en bois est identique à celui de la Résurrection. Il est doré, de style Louis-Philippe et est composé d’une belle et large moulure à décor en stuc.
Cette œuvre et son pendant sont de facture très similaire. On peut peut-être les attribuer au dénommé Gianoly, mentionné sur la traverse basse du châssis de la « Résurrection du Christ ». Absent des ouvrages de références, il pourrait être un copiste et/ou un marchand de peinture qui aurait passé commande pour ces copies. Afin que ces œuvres soient à nouveau présentées au public, le Département de Vaucluse, propriétaire de ces peintures et la commune de Sainte-Cécile-les-Vignes ont conclu une convention de prêt pour une période de 50 ans renouvelables. Après restauration, elles seront donc accrochées dans le chœur de l’église paroissiale du village.

Médias

Nature des travaux

Restauration des deux toiles et de leurs cadres.

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