Il semblerait qu’un édifice cultuel existait déjà avant 1290 mais peu d’informations sont connues à ce sujet. L’ancienne église se situait au bord du Doubs, très près du moulin actuel et était souvent victime des crues du Doubs. Tant bien que mal, l’édifice parvient à tenir mais sa solidité et son état laissent fortement à désirer au point qu’il soit décidé de le vendre en 1821.
La commande fût donnée à Pierre Marnotte (architecte de la ville de Besançon) ; il en fournit les plans d’architecture néoclassique en 1826 et la construction est achevée en 1831. L’église est dédiée à Saint-Vincent.
L’édifice est de style néoclassique et comporte un remarquable clocher-porche en pierre de taille dont le premier niveau présente des pilastres portant l’arc en plein cintre d’une grande niche voûtée en cul-de-four servant de porche. Le vaisseau central de la nef, voûté en berceau, communique avec des collatéraux par une colonnade toscane. De grandes baies latérales rectangulaires fermées par des vitraux installés avant la Seconde guerre mondiale éclairent la nef. Le chœur, accompagné par les sacristies, se termine par une abside voûtée en cul-de-four qui a conservé son éclairage zénithal. Le dôme en fer blanc fut construit en 1861 (rénové en 1989) pour remplacer une couverture plate enlevée par le vent.
Le mobilier fut choisi par Marnotte : une statue de Notre Dame de Consolation datant du XIVème siècle ainsi qu’une statue en bois de Saint Vernier du XIXème siècle. L’intérieur comportait de nombreux décors et mobiliers dont la plupart ont disparu lors de la restauration en 1958.
Cette église est un bon exemple d’architecture néoclassique avec la marque d’un architecte important dont la production témoigne de l’éclectisme fonctionnel caractéristique du siècle.

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Nature des travaux

Malgré plusieurs campagnes de restauration, les désordres perdurent et évoluent. L’état sanitaire de la charpente est catastrophique : parasites du bois, structure et assemblages défectueux. Les désordres de la charpente entrainent et fragilisent la voûte intérieure et la corniche (fissures).
Le projet est de contrôler tous les éléments de charpente, de procéder au remplacement des bois défectueux, de renforcer les assemblages et de réaliser un traitement insecticide et fongicide. Puis l’intérieur pourra faire l’objet d’une restauration complète. Des recherches stratigraphiques, permettant d’évaluer les décors restants sous les peintures « modernes », vont être réalisées de manière à pouvoir déterminer le parti pris de restauration et ainsi peut-être retrouver les anciens décors comme ceux des soubassements en faux-bois. Une mise en lumière qualitative et une remise aux normes de l’électricité sont nécessaires pour redonner de l’éclat à cet édifice d’architecture néoclassique voulue par Pierre Marnotte.
Le coût des travaux est estimé à près de 630 000 euros.


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