Une église dédiée aux confréries artisanales qui fait le lien entre les deux quartiers du village

Notre petit village de montagne de 150 habitants est situé en vallée d’Aure dans les Hautes-Pyrénées. Il est implanté à 620 mètres d'altitude, à la confluence de la Neste d'Aure et du ruisseau « le Barricave » qui partage en deux le village entre les quartiers Vielle Dessus (au nord) et Vielle Debat (au sud). Le barricave alimentait en eau les activités et édifices nécessaires à la vie du village : des moulins, des lavoirs, une scierie et des fontaines.

Les deux quartiers du village sont reliés par une « galaye », au milieu de laquelle se trouvent, l’église paroissiale Notre Dame de l’Assomption et son cimetière qui sont une des composantes emblématiques du patrimoine des Ilhétois.

Édifice à nef unique orientée, sa construction remonte en partie à la fin du XVème siècle (1493). Elle possède deux chapelles latérales construites au XVIIème qui sont dédiées aux confréries des tisserands, des cordonniers et des radeliers.

Cette dernière confrérie était la plus importante et a fortement marqué l’activité du village. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les radeliers acheminaient, sur la Neste d’Aure et à leurs risques et périls, des radeaux en bois chargés de marbre ou de pierres de moulins.

En 1678, la décision a était prise de construire une tour clocher et d’en confier la réalisation au maître maçon Jean Labarthe et au maître charpentier Jean Cartaïde. L’ensemble fut réalisé pour une somme de 600 livres.

L’importance de la tour va permettre d’y installer 3 cloches qui font encore aujourd’hui la fierté des Ilhétois.

La première cloche a été fondue en 1640. D’un diamètre de 60 centimètre elle a été baptisée « Marie est montée au ciel ». Classée monument historique elle serait la plus vieille cloche de nos paroisses.

La seconde, installée en 1934 par l’abbé Adolphe Cantet curé de la paroisse, a eu comme parrain Monseigneur Rumeau évêque d’Angers et pour marraine Jeanne Estrade Mounach. Fondue à Tarbes par l’ingénieur Fourcade, elle mesure 1 mètre de diamètre et serait la plus grosse cloche des paroisses de la vallée

La troisième, fondue à Tarbes par le même ingénieur, a été posée en 1951 par l’abbé Bernard Frazer de Villa. D’un diamètre de 50 centimètres, elle a eu pour parrain le chanoine Joseph Verdier et pour marraine Bernadette Fitte.

Notre Dame de l’Assomption est à Ilhet, le témoignage de l’histoire d’un village et de ses habitants. C’est un témoignage qu’il nous faut aujourd’hui préserver pour le transmettre aux générations futures.

Une église qu’il faut d’abord protéger contre les intempéries et à laquelle il faudra ensuite redonner son authenticité

Beaucoup de travaux seront à faire pour restaurer notre église mais il nous faut commencer par le plus urgent, la protéger du vent, de la pluie et de la neige.

Les conclusions de l’Agence départementale d’aménagement des collectivités (ADAC) et celles de la Société Aquitaine d’Études vont dans le même sens. Il faut renforcer la charpente et refaire l’intégralité de la couverture de l’église pour garantir durablement sa conservation.

Les travaux consisteront à renforcer, les chevrons supports de la coupole et le dressage de la charpente. La réfection de la couverture va nécessiter de mettre en place un nouveau voligeage et à poser une couverture neuve en ardoise avec une nouvelle zinguerie pour capter et évacuer les eaux de pluie.

Une fois consolidée et protégée, il faut redonner à notre église son authenticité en remplaçant les matériaux industriels des années 1950 (le ciment et le carrelage) par des matériaux naturels.

La deuxième étape de la restauration consistera donc à remplacer ces enduits ciments par des enduits à la chaux qui sont plus respectueux des particularismes locaux. Composés de liant (chaux aérienne), de sable de rivière et de sable argileux de carrière et d’eau, ils donnent aux enduits une coloration dans la masse propres aux caractères du terroir. Leur souplesse permet aux murs de laisser se produire les échanges hygrométriques et d’obtenir une bonne protection contre l’humidité.

Il restera alors à remplacer le carrelage industriel par des matériaux naturels tels que la pierre ou le bois, à améliorer l’éclairage, à mettre en valeur et à protéger le mobilier religieux dont l’inventaire vient d’être effectué par Thibault de Rouvray conservateur des antiquités et des objets d’art.

En 2016, la commune avait déjà confié à la maître verrier Sylvie Bonnaire, la restauration des vitraux du maître verrier toulousain Amédée Bergès, que le vent d’autan avait endommagé en novembre 2015.

Médias

Nature des travaux

Un projet de sauvegarde et de mise en valeur pour lequel nous avons besoin de vous

La première étape du projet représente pour notre petite commune un investissement estimé à la somme de 139 000 € HT. C’est une dépense à laquelle notre budget ne permet pas de faire face sans l’aide de subventions et de dons.

Nous allons bien entendu solliciter l’État, la région Occitanie, le département des Hautes-Pyrénées et peut-être même l’Europe, mais nous aurons également besoin de chacun d’entre vous, habitants et amis de la commune ou entreprises de la vallée.

Et c’est pour cette raison que nous avons signé une convention avec la Fondation du patrimoine. Elle permet de garantir la qualité des travaux de restauration et, pour les donateurs, de bénéficier d’une réduction qui sera de 66 % de la valeur du don (voir au verso les explications détaillées).

Il s’agit en fait pour vous d’orienter votre impôt vers le projet de votre et de notre commune.

Nous comptons sur vos dons et sur votre soutien. Devenez les ambassadeurs de notre commune et de son église Notre Dame de l’Assomption !

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