L’église du Mêle-sur-Sarthe présente un plan basilical rectangulaire orienté, de manière inhabituelle, vers l’Ouest. L’ensemble, de style néo-classique toscan est établi autour d’une double symétrie axiale et transversale.

On pénètre dans l’église par la façade Est, sous le clocher formant narthex. Deux chapelles latérales se logent de part et d’autre de celui-ci, la chapelle des fonts baptismaux au Sud et celle de Notre-Dame de Pitié au Nord. Le vaisseau principal qui s’ouvre ensuite devant le visiteur est composé de neuf travées, dont la première est couverte par une tribune d’orgue (ajoutée en 1923) et dont les trois dernières constituent le choeur avec chapelles latérales. L’allée centrale est précédée par deux colonnes fines qui cadrent la perspective vers le choeur.

La nef est séparée des bas-côtés par deux rangées de colonnes fuselées à base octogonale et chapiteaux doriques (style toscan). Sans parler de transept, le plan de l’église dispose d’un second axe perpendiculaire à la circulation, marqué par deux entrées latérales avec un effet d’avant-corps. Le choeur se prolonge à l’Ouest par une abside à voûte en cul-de-four percée d’un oculus (sans verrière). La dernière travée qui masque l’abside abrite au Sud la sacristie et au Nord la chaufferie.

Cette église Notre-Dame de l’Assomption érigée en 1847 est protégée au titre des Monuments Historiques (ISMH) depuis le 29 octobre 1975.

Nature des travaux

Le présent projet de restauration s’inscrit dans la poursuite des interventions menées sur l’église Notre-Dame de l’Assomption en 2012 : réfection de la toiture, pose du paratonnerre, restauration des vitraux, restauration des portes, drainage. Il s’agit maintenant de réaliser les travaux de restauration des intérieurs.

Les décors anciens découverts dans le cadre du diagnostic des polychromies sont de qualité et présentent un réel intérêt patrimonial. Néanmoins, un dégagement intégral et une restauration représentent aujourd’hui une opération difficilement conciliable avec les moyens de la commune, sauf pour les éléments toujours apparents ou ceux facilement «rétablissables».

La priorité sanitaire est de consolider ou reprendre les supports des décors (enduits et éléments en staff, pierre, …) aujourd’hui dégradés. Plafond du narthex, plafond de la nef, Plafond et retombées des poutres des bas-côtés, Enduit des murs gouttereaux des bas-côtés.

Dans tous les cas, les décors sous-jacents et les sondages seront traités avec grand soin pour en assurer une parfaite conservation et ne jamais compromettre un dégagement et une restauration ultérieurs.

Au droit des bas-côtés, les 14 stations du chemin de croix sont aujourd’hui marouflées sur des enduits très dégradés dont la réfection presque complète s’impose. L’ensemble des statues et retables fera l’objet d’un nettoyage soigné et de réparations ponctuelles pour effacer les principaux accidents.

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