EGLISE DE SAINT HYMER (ART ET PATRIMOINE DE SAINT HYMER)

Saint-Hymer doit en grande partie sa notoriété à son Prieuré. Le prieuré fût fondé par Hugues de Montfort entre 1066 et 1077. Revenant d’un pélérinage en terre sainte, il se serait arrêté au «val Saint-Imier », dans le diocèse de Bâle en Suisse. De retour en Normandie, et retrouvant dans ce vallon une ressemblance avec le val Saint-lmier, Hugues de Montfort voulut fonder ici cette pieuse maison.

Le prieuré fût d’abord pourvu de chanoines réguliers, ordonnés en collégiale. Puis en 1147, des moines de l’Abbaye du Bec Hellouin se substituèrent aux chanoines. Le prieuré passa sous la règle des Bénédictins. Au Xllième siècle, les moines commencèrent une tour sur le transept de l’église du Xllème. Ils invitent les paroissiens à terminer ce qui restait à faire. Mais le curé et les habitants veulent avoir un clocher qui soit bien à eux. Le clocher resta inachevé Il le restera.... Jusqu’aux restaurations entreprises au XVIIième siecle. Le différend entre moines et paroissiens était d’importance; l’évêque de Lisieux tranche: l’église serait coupée en deux par un mur. Aux moines, le choeur, le transept et les chapelles jusqu’à l’escalier conduisant aux combles ; les paroissiens se contentèrent de la nef. Le mur séparant le transept de la nef demeura ainsi jusqu’en 1791.

Du XVème au XVllème siècle, le prieuré tombe quelque peu en désuétude. Mais l’histoire de Saint-Himer et du prieuré est surtout liée à l’abbé de Roquette et au jansénisme. Il fit de Saint-Himer une réplique de Port-Royal. En 1717, Emmanuel-Henri de Roquette, Docteur en Sorbonne, Abbé de Saint-Gildas de Rhuis, Abbé de Saint-Giron, reçoit le bénéfice du prieuré qu’il cède à son neveu, Henri Emmanuel de Roquette natif de Blangy-le-Château en 1699.

En 1725, Henri de Roquette s’établit à Saint-Himer. Il y amène ses amis, qui comme lui-même sont fidèles aux idées Jansénistes. Une grande austérité est de règle au prieuré, Il fait construire en 1730 les « petites écoles », premier jalon de toute éducation janséniste. A cause de nombreux démêlés avec l’Eglise et la Royauté, le prieur ne séjourne qu’épisodiquement à Saint-Himer mais il est le temps de faire les constructions nécessaires au prieuré (bâtiment nord, dortoir...) ; il reconstruisit le clocher en 1765 sur le modèle de Port-Royal.

L’abbé de Roquette meurt en 1789 et est inhumé dans l’église sous le clocher. L’église retrouve son unité en 1791 et redevient paroissiale après la démolition du mur qui la séparait en deux. L’abbé de Grieu fût le dernier propriétaire ecclésiastique du prieuré jusqu’à sa mort en 1836. C’est le colonel Langlois, officier de Napoléon qui achète le prieuré en 1838. Officier mais aussi peintre de batailles, de panoramas et de portraits, le colonel Langlois meurt à Saint-Himer en 1870. Il légua le prieuré à l’hôpital de Pont-l’Evêque qui le possède toujours. Un musée lui est consacré à Beaumont-en-Auge, sa commune natale.

Mais Saint-Hymer, ce n’est pas que le prieuré , c’est aussi de nombreux chemins de randonnées pédestres et équestres. Un petit ruisseau alimente le lavoir. Lavoir qui n’est pas sans rappeler celui de la célèbre «Mère Denis» qui repose dans le cimetière proche.

Dans la vallée de l’Yvie se détache, majestueux, le château seigneurial de Saint Himer appartenant depuis des générations aux comtes des Hayes de Gassart. Sur le versant ouest de l’Yvie, le manoir de l’Aumône servait, il y a quelques siècles de léproserie. Ce village dans sa vallée «ruisselante » a su préserver ce calme qui fait le charme de nos petites communes augeronnes.

Médias

Nature des travaux

Longtemps différés, les travaux  rendus nécessaires pour assurer l’étanchéité et la bonne conservation de l’église prieurale, (classée monument historique) ont maintenant démarré.

Une première tranche de 290 000 € a pu être réalisée en 2016 gràce au soutien financier de la DRAC, du Conseil Départemental mais aussi de la contribution de généreux  donateurs sollicités par la dynamique association  Art  et Patrimoine St Hymer qui anime la souscription lancée avec l’appui de la Fondation du patrimoine.

Une deuxième tranche, d'un même montant, pour des travaux de couverture, de charpente et de maçonnerie est aujourd'hui lancée. Les travaux devraient se terminer en septembre 2018.

Rejoignez-nous dans cette belle aventure de préservation et de restauration et aidez-nous à sauvegarder l’église de Saint Hymer !

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