Avant 1644, Saint Roch sur Égrenne s'appelait Saint Jacques de la Brasse. Le Saint qui est fêté,
aujourd'hui, est Jacobi de Bracia, Jadis, la commune était entourée d'une vaste forêt, celle de la Brasse, bordée de marécages notamment ceux de Rouellé et de la Haute Chapelle. Le Duc d'Alençon, présentateur de l'église, possédait un haras à Saint Jacques de la Brasse ; l'historien Georges Lasseur nous précise que ce haras aurait été le premier créé dans le département de l'Orne.
L'église de Saint Roch sur Égrenne est un monument fort intéressant sur le plan architectural. Elle
possède de nombreux témoignages des 15ème et 16ème siècles. Extérieurement, il est parfaitement
visible que l'édifice a été agrandi à l'est et à l'ouest au cours du 19ème siècle. L'intérieur est
remarquable. Il retiendra l'attention des historiens et des connaisseurs.

Description extérieure de l'église.
Le clocher et une partie de la nef datent du 19ème siècle. Le porche est surmonté de deux vitraux
dont certains éléments sont contenus dans cinq pétales de fleur, en bois. Le transept sud possède une fenêtre murée, une porte du 16ème siècle entourée d'un boudin avec accolade, ainsi qu'une grande fenêtre, avec vitrail, représentant la Charité de St Roch. Le linteau de l'ouverture est en brique. Ce même transept, toujours côté sud, possède enfin une petite ouverture de 40 cm sur 50 cm.
Le choeur, côté sud (après le transept) est doté d'une grande baie en anse de panier et au linteau de
bois. La sacristie, côté sud, est éclairée par une grande fenêtre, récente. Le pignon de la sacristie est percé d'un oculus d'environ un mètre de diamètre. Au nord, la sacristie présente une grande fenêtre récente et une porte. Le choeur est éclairé de ce côté par une grande fenêtre à vitrail, au linteau de bois. Le transept nord possède deux ouvertures anciennes, aujourd'hui murées. L'une est une fenêtre de 40 cm sur 40 cm. L'autre est une porte rectangulaire entourée d'un boudin, datant de la fin du 1 6ème siècle ou du début 17è' (début de la période Renaissance). Une grande fenêtre au linteau de brique représente « Le repos en Egypte ». Enfin, ce même transept est traversé par une porte rectangulaire et une fenêtre de 40 cm sur 50 cm qui possède une sculpture en gorge, surmontée par une accolade. L'ouverture est défendue par une grille. Toujours côté nord, du transept au clocher, deux grandes ouvertures de même taille en anse de panier, ont chacune un vitrail.
Nota : à l'extérieur, à quelques mètres de l'édifice, côté sud, se dresse un calvaire dédié à la peste
(présence de bubons).

Description intérieure de l'église
L'église, du 15 et du 16 siècles, a été remaniée au 19ème siècle. Il reste néanmoins, dans le choeur, dans les deux transepts et dans une partie centrale de la nef, plusieurs éléments gothiques intéressants dont deux grands arcs en anse de panier et en granit qui prennent appui sur des colonnes à demi-engagées. Dans la nef, une surprenante pierre de granit local, datée 1534, présente une inscription de style gothique où apparaît le nom de Perrine Dupont. Juste au-dessous, un blason de gueule porte une superbe croix de Saint André. Le choeur et chacun des transepts possèdent des autels de la fin de la période classique. Le grand autel central présente un retable de bois agrémenté d'une étonnante « grotte » abritant un ange et le Christ. Il semble que cette partie du retable ai été faite par Maître G. Le Maignen, curé de ce lieu en 1773. Dans ce choeur, on note la présence de 18 stalles en bois en très bon état, décorées de manière identique. Chacune d'elles représente un superbe visage de femme, les cheveux au vent.
L'autel du transept sud est dédié à St Roch. Celui du transept nord représente une donation du Rosaire. Le transept sud possède deux statues directement en rapport avec la création de la commune: Saint Roch et Saint Jacques.
La nef est éclairée par quatre grandes baies garnies de vitraux représentant les évangélistes : au nord, Saint Jean et Saint Marc ; au sud, Saint Mathieu et Saint Luc.
Enfin, dans le transept nord, se dresse une grande et curieuse pierre tombale en granit très travaillée
où apparaissent les noms d'Henri Dupont de la Pesnière décédé en 1744 et son fils Jean-Baptiste
décédé en 1768. Avant la réfection du dallage de l'église, cette pierre tombale se trouvait au sol, juste
dans l'entrée. A la demande de la famille Dupont-Montembault, elle est maintenant exposée à gauche
de l'autel du transept nord.

Conclusion.
L'église de Saint Roch sur Égrenne a échappé à la destruction contrairement à l'ensemble des édifices du secteur. Elle a judicieusement été agrandie. Cette formule sagement adoptée au 19ème siècle par le Conseil de Fabrique permet d'avoir conservé un monument digne d'intérêt.
Aujourd'hui, par son intérêt architectural, tant intérieur qu'extérieur, par son originalité et son
mobilier et enfin par ses vitraux, l'église de Saint Roch sur Egrenne est incontestablement l'édifice
le mieux intéressant et le plus caractéristique des églises du canton de Passais la Conception.

Médias

Nature des travaux

RESTAURATION DE DEUX VITRAUX DE L'EGLISE

Les municipalités de la commune de Saint Roch sur Egrenne, ont toujours essayé de maintenir un
entretien correct à l'église de la commune.

En effet divers travaux ont été effectués:
* en 2000 pose d'un nouveau cadran et mise aux normes des cloches
*en 2004 réfection d'une partie de la toiture
*en 2008 le moteur de volée d'une cloche a été changé
*en 2014 le moteur de volée d'une 2ème cloche a été changé

et pour continuer à entretenir cet édifice, le conseil municipal de Saint Roch décide en 2015 la
réfection de deux vitraux. Les deux vitraux à restaurer sont les plus endommagés de l'église, car
probablement les plus exposés aux intempéries. Ils sont fragilisés et par vent fort ils pourraient
risquer de se briser.

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