EGLISE SAINT JEAN BAPTISTE À JOUÉ-DU-BOIS

"L’ancienne église était romane. Vers le logis seigneurial et servant de clocher, s’élevait une haute tour carrée, à trois étages, dont les inférieurs étaient percés de meurtrières : c’était une construction du XVè siècle, dont l’abbé Macé suppose qu’elle servait de fort avancé pour le logis. Là était l’entrée. La tour épaulait la nef à murs bas et haut comble, comme d'ailleurs l’était le choeur ; les fenêtres étaient étroites et distribuées sans régularité.

Restaurée timidement et à plusieuis reprises, elle demeurait difforme et minable. Le Dr Gosselin en a donné une minutieuse description et l’inventaire de son mobilier (Annuaire de Normandie, 1935); le tout était assez pauvre si l’on excepte une croix d’argent et deux tableaux « cintrés ». La chapelle de Rosaire et celle du seigneur, dans l'édifice même, étaient tout aussi misérables.

En 1874 naquit le projet d’une église nouvelle, à la diligence de l’abbé Macé, alors vicaire, qui eut contre lui la municipalité et même le curé. La nef cependant fut achevée en 1878, la tour l’an suivant, la consécration eut lieu en 1881.
L’édifice est construit en granit du pays, également en style roman mais son axe est perpendiculaire à celui de l’ancienne, l’entrée vers la route de Carrouges-La Ferté.
Le vaisseau est porté par dix piliers de granit d’un seul morceau et de 2 m. de hauteur. La seule richesse est la garniture d’autel, Louis XIII, donnée par l’abbé Dufriche-Desgenettes à son ami le curé Lapierre.
Le curé Husson fit de ses mains les meubles de la sacristie et de l’église: stalles, confessionnaux, chaire.

Incendiée par les bombardements le 14 août 1944, l’église était hors d’usage.
En 1953, après des restaurations considérables, le service religieux y était rétabli et deux ans plus tard, les trois cloches étaient remplacées ; les vitraux eux-mêmes l’ont été : ceux du choeur représentent la vie de saint Jean-Baptiste, le patron ; quatre petits évoquent les quatre chapelles de Joué (La Raîtière, Le Bel, St-Jacques et St-Roch) avec les armoiries des familles fondatrices.

Dans la maçonnerie de la tour a été incorporé un linteau aux armoiries des Le Verrier, provenant de la chapelle seigneuriale, dédiée aux saints Hubert et Suzanne, en l’église ; ce linteau a été dessiné dans la Chaux, du comte de Contades."

Extrait du livre "Fiefs et Paroisses", Abbé Macé

Médias

Nature des travaux

Restauration des maçonneries et des peintures de la nef.
Restauration du confessionnal

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