EGLISE SAINT OMER DE SETQUES

Les archives les plus anciennes qui nous renseignent sur l’histoire de Setques datent du VIIIe siècle : le 29 août 723, Rigobert vend à Erkembod, abbé de Sithiu (Saint-Omer), toutes ses villas à Sethiaco super fluvium Agniona (Setques sur le fleuve de l’Aa). Le Chapitre de Saint-Omer possède des biens à Setques dès le XIIe siècle, mais le mystère demeure sur l’église des lieux, probablement d’origine romane.


L’église actuelle de Setques comprend un choeur et sa sacristie, une nef, et un clocher-porche surmonté d’une flèche en pierre, une configuration fréquente dans la région. L’examen de ses maçonneries nous indique que le chevet plat du choeur, le niveau inférieur de la tour, et les soubassements en silex peuvent dater de la fin du XVIe siècle ou du début du XVIIe, période de reconstruction importante dans la région après les guerres entre François Ier et Charles Quint, qui ont ravagé les villages de l’Artois.

Le plan aujourd’hui désaxé de l’église témoigne de nombreux remaniements.


Au XVIIIe siècle, le clocher est en partie rebâti. Un chronogramme, gravé sur une pierre au-dessus du portail occidental, date cette reconstruction de 1740, par la somme de chiffres romains contenus dans la devise latine : « ECCE EXTRVXIMUS DIVAE TRINITATI ». On en trouve de similaires dans les églises restaurées au XVIIIe dans l’Audomarois, comme à Acquin en 1768.


Il semble que seules la chambre campanaire (des cloches) et la flèche aient été refaites à Setques en 1740.

Avant la Révolution, l’église appartenait toujours au Chapitre de Saint-Omer dont les armoiries figuraient sur la cloche. Les comptes de la paroisse indiquent qu’entre 1753 et 1760 les vitraux sont remplacés, les autels latéraux et leurs statues repeints et dorés par Liévin Legrand de Nielles-lès-Bléquin.

Puis la rénovation des toitures est confiée à Pierre Laurent Joseph Despres, issu d’une dynastie de maitres ardoisiers des XVIIe et XVIIIe siècles ayant aussi oeuvré à Acquin, Herbelles, etc ...


Les plans avant et après 1800 montrent que l’église possédait déjà son plan actuel (sans la sacristie qui sera ajoutée au début du XXe) et qu’elle était appuyée de contreforts d’angle. Son clocher devait ressembler à celui d’Elnes dont la partie haute date du XVIe. 

En 1860, l’église de Setques menace de tomber en ruines, au point que l’archevêché d’Arras préconise de la fermer. La commune peinant déjà à financer la construction de sa mairie-école, les réparations urgentes sont confiées à un maçon de la localité, mais il s’avère que l’église tout entière est délabrée, et qu’il faut la reconstruire, à l’exception de la tour et d’une partie du choeur.

L’église est détruite et rebâtie en 1863, sur les mêmes fondations, mais avec des contreforts droits. Murs et toitures sont payés grâce à une souscription publique et un modeste fonds de secours accordé par la Préfecture en 1864 permet de refaire le pavage, les plafonds et les autels. Les vitraux et la flèche sont restaurés après la Grande Guerre.

Médias

Nature des travaux

L’église de Setques est un bel édifice de style gothique en pierre, au décor discret (cordons et remplages des fenêtres), et dont la tour trapue dotée de sa flèche en pierre témoigne des monuments élevés après les guerres du XVIe siècle.

Pour remédier aux désordres de ses maçonneries et autres avaries du temps.

  • une 1ère phase de travaux est en cours qui s’achèvera en juin 2017, visant à rénover la nef (murs, charpente, vitraux)
  • une 2ème phase est prévue : pour le choeur, la cloche et son beffroi, le paratonnerre, etc ...

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