EGLISE SAINT RÉMI D'ACLOU

L’église originelle d’Aclou fut construite probablement avant le XIème siècle, comme en témoignent les vestiges d’une porte romane, ornée de losange, actuellement encadrée dans le mur Sud plus moderne (XIIème siècle). Elle est placée sous la protection de Saint Rémi, 16ème évêque de Reims à l’âge de 25 ans. L’édifice se compose d’une courte nef d’origine romane du XIème siècle, suivie d’un chœur en retrait construit en blocage à la fin du XVIIème siècle, suivi d’une sacristie. La nef a conservé plusieurs éléments romans : la porte au sud pourvue d’un linteau, une archivolte et un tympan curieusement décorés de losanges gravés d’étoiles et des encadrements losangés. La porte occidentale en accolade est du début du XVIème siècle, les fenêtres sont de divers types et d’époques variées. Un porche à colombage du XVIème siècle précède l’édifice à l’Ouest. Un clocher carré en charpente à flèche octogonale s’élève à l’Est de la nef. Au XVIème siècle, les habitants reconstruisirent le mur sud. La voûte ogivale en bois doit dater de la même époque. Les peintures bleues avec étoiles jaunes et têtes d’anges, les monogrammes de Jésus et de Marie, ainsi que les cœurs percés de trois clous semblent être d’une époque postérieure. dix vitraux éclairent la nef de l’église. Ils ont été restaurés par l’entreprise Jaillette en 2010. On peut également découvrir à l’intérieur de l’église de nombreuses statues, trois tableaux dont deux datant du XIXème siècle et les stalles de chaque coté du chœur (fin XIIIème siècle).

Médias

Nature des travaux

La commune d’Aclou (27800), près de Brionne et l’Association des Amis de Saint-Rémi, association communale (30 membres pour 300 habitants), se sont engagés, dans un programme décennal de rénovation de l’église Saint-Rémi. Basé sur un principe de partenariat entre la commune et l’association, cette interaction a permis d’aboutir d’un coté à des taches de fonds : Rénovation du système électrique, assainissement extérieure, réfection des bancs, rénovation du pavage et de l’autre à des actions patrimoniales : achat d’un chemin de croix, rénovation des fonds baptismaux, création d’un autel, etc…

Ils souhaitent entreprendre la rénovation du tableau du retable. Ce tableau, très endommagés a été expertisé par deux personnes de l’art, madame Carole Lambert de Bourges et monsieur Pierre Jailette du Neubourg.

Ces deux professionnels en sont arrivés à la même analyse.

Cette peinture grand format (110x130), représente le baptême du Christ et date du XVIIIe siècle.

« Ce tableau est dans un état de conservation très préoccupant nécessitant d’urgence une intervention de conservation restauration.

Concernant son support, la toile n’est plus maintenue au châssis en de nombreux endroits. Dans sa partie inférieure, la toile présente une incroyable déformation liée à la présence de gravats au revers. Cela a conduit à son élongation, à une ouverture du clos de la toile et à sa perforation. D’autres déchirures sont également visibles : Une de 40 cm, et une de 20 cm.

La couche picturale est également dans un état de conservation insatisfaisant, on déplore un très fort encrassement. La couche picturale apparait usée. Le vernis présent à sa surface est très oxydé, induisant la présence d’un chanci formant un voile à la surface de l’œuvre. De plus d’anciens repeints sont aujourd’hui discordants et apparaissent aujourd’hui comme des tâches à la surface  de l’œuvre.

Pour conclure :

L’œuvre est dans un état chaotique. Le vieillissement naturel des matériaux a été amplifié par les variations climatiques à l’intérieur de l’église, ce qui a conduit à la formation du chanci.

L’ancienne intervention de restauration à peut-être entrainé une usure de la couche picturale lors d’un nettoyage trop important. Dans tous les cas cette opération a laissé des repeints trop visibles aujourd’hui.

Il nous est proposé :

Un traitement de conservation-restauration fondamental incluant notamment un doublage (rentoilage), le traitement des déchirures, un nettoyage du vernis permettant l’élimination du chanci, et le traitement des lacunes de la couche picturale ».

Certes, cette œuvre n’est classée dans aucun inventaire particulier, et ne peut représenter qu’un intérêt relatif aux yeux des puristes, mais elle fait partie de notre patrimoine. A ce titre nous souhaitons, et formulons le vœu que ce tableau bénéficie d’une rénovation.

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