L'AQUEDUC D'ARCIER A CHALEZE ET A MONTFAUCON

« L’aqueduc d’Arcier constitue l’un des éléments majeurs du patrimoine d’époque romaine non seulement à l’échelon de Besançon, mais de toute la région de Franche-Comté ». (Hélène Walter, Professeur Honoraire d’archéologie et d’histoire de l’art). Pour un Romain, un espace civilisé, urbanisé, ne pouvait en effet se concevoir sans l’abondance d’une eau courante et de qualité. A fortiori, une capitale régionale telle que Vesontio se devait d’offrir à sa population une qualité de vie et des agréments dans lesquels l’eau entrait pour une part importante. L’aqueduc s’inscrit ainsi dans un programme d’embellissement et d’urbanisation de la capitale régionale.
La datation de l’aqueduc reste encore sujette à hypothèses. Cependant une monnaie a été découverte dans la maçonnerie : de peu postérieure à 70 après JC, elle suggère, sans affirmer, une construction de l’ouvrage sous le règne de l’empereur Vespasien (69-79).
Construit à flanc de coteaux, l’aqueduc suit approximativement le cours du Doubs selon un pendage constant de 0,22 %. Tantôt souterrain, tantôt à l’air libre, tantôt entièrement dégagé, tantôt supporté par plusieurs arcs, l’aqueduc s’étirait sur 10,250 km, des sources d’Arcier jusqu’à un bassin de distribution à Besançon. Aujourd’hui on estime que seuls 5% des vestiges aériens subsistent.

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Nature des travaux

Depuis 10 ans, la dégradation des parties aériennes de l’aqueduc s’est accélérée. L’urbanisation, le réemploi des pierres mais aussi le temps, le gel et les intempéries ont fait leur œuvre et contribuent à une disparition de l’ouvrage devenant de plus en plus inéluctable.
La restauration d’un tronçon de l’aqueduc à Montfaucon s’inscrit dans ce contexte. Les travaux de restauration et valorisation viseront d’une part, la consolidation de l’existant par rajout des pierres nécessaires et remplacement des pierres gelées ou manquantes, et, d’autre part, l’élaboration d’un aménagement paysager pour mettre le lieu en valeur (notamment stabilisation du sol devant et sous l’aqueduc).
L’arche de Chalèze quant à elle a pu être protégée. Aujourd’hui, elle constitue l’un des éléments les plus emblématiques de l’aqueduc. Les travaux de restauration et valorisation viseront d’une part, la consolidation de l’existant par rajout des pierres nécessaires et remplacement des pierres gelées ou manquantes, et, d’autre part, l’élaboration d’un aménagement paysager pour mettre le lieu en valeur.
Le défrichage du site et sa mise en accessibilité, le dégagement de l’arche, l’identification et la conservation des zones en bon état, le remplacement des pierres usées et enfin la consolidation et l’étanchéisation de l’ensemble.

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