MAITRE AUTEL DE L'EGLISE SAINT JEAN BAPTISTE DE CHANAC

<div style="text-align: justify;"><strong>La commune de Chanac</strong> s’étend sur la vallée du Lot et le causse de Sauveterre en Lozère. C’est une terre chargée d’Histoire depuis le Néolithique. Le nom de Chanac viendrait de l'époque gallo-romaine qui signifierait "propriété de Canus", nom propre romain (Canus signifie « cheveux blancs).
Plus tard au Moyen-Age, Chanac, situé dans la province du Gévaudan, se voit doter d’un château qui devient rapidement la résidence privilégiée des évêques. De nos jours, le donjon est le seul vestige de ce château médiéval surplombant le bourg. Il a été érigé fin du 12ème ou début du 13ème pour l’évêque de Mende, Guillaume IV de Peyre, ou bien le Roi d’Aragon qui, de 1172 à 1258, a été comte du Gévaudan.
<strong>L’église Saint-Jean-Baptiste</strong> a été construite au 13ème siècle, certainement sous l’épiscopat de Guillaume IV de Peyre. Elle est de style gothique malgré quelques éléments romans. En 2016, la commune en a demandé l’inscription au titre des Monuments historiques. Trois évêques sont enterrés dans l’église : Etienne II de Brioude, Albert IV de Peyre et Guy de la Panouse.
Le tabernacle daté du 17ème siècle, proviendrait de la chapelle du château épiscopal et aurait été sauvé de la destruction à la Révolution.
Le maître-autel et le baldaquin sont datés du 18ème siècle.
Le tabernacle à ailes se compose de deux gradins ; la partie centrale du tabernacle a trois niveaux : au premier niveau se trouve une armoire aux saintes huiles dont la porte est ornée de la Sainte Face au centre, avec deux anges en pendant ; le deuxième niveau présente la réserve eucharistique dont la porte en forme de niche est surmontée des armoiries de Guillaume Cruzy de Marcillac, évêque de Mende, sans doute le commanditaire ; le troisième niveau est occupé par un dais d’exposition couvert d’un dôme sur lequel est placée une gracile statuette du Christ ressuscité. Les gradins sont ornés de rinceaux dorés, de têtes d’anges et de colonnettes torses. A l’intérieur des niches, se tenaient cinq statuettes : le Christ Bon Pasteur, saint Joseph et saint Jean-Baptiste ainsi que saint François d’Assise et saint Privat aujourd’hui disparus.
<strong>Le maître-autel</strong> est de plan rectangulaire avec ailes en retrait supportant le baldaquin. Les représentations du Sacré-Cœur, du cœur douloureux de Marie et de l’agneau pascal ont pu être rapportées dans les cartouches au 19ème siècle.
Le baldaquin se compose de quatre colonnes composites torses, ornées de vignes et de feuilles de vignes. Elles soutiennent une corniche de plan semi-circulaire ; une couronne est suspendue aux volutes du baldaquin, faites de guirlandes de feuillages et de fleurs. Le baldaquin ne semble pas dater de la même époque que le tabernacle : il n’a peut-être été construit qu’au moment de l’installation du maître-autel dans l’église paroissiale à la fin du 18ème siècle.
Subissant les dommages du temps, l’ensemble a été fort mal repeint avec de la bronzine sur dorure à l’or fin qui s’usait et entretenu avec des cires de toutes sortes afin qu’il présente une vue d’ensemble à peu près acceptable. Il n’en est pas moins dégradé et peu esthétique.</div>

Médias

Nature des travaux

<div style="text-align: justify;">Les travaux concernent la restauration du maître-autel et la mise en valeur de l’ensemble par un allègement des joints en ciment de la maçonnerie du chœur.
Le coût total estimé des travaux labellisables est de 69 267 € H.T.</div>

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine