Grâce à votre générosité, la restauration de l'orgue de Crémieu a été effectuée. L'appel au mécénat populaire a permis de récolter 10 115 €. La Fondation du patrimoine en lien avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes via l'opération patrimoine remarquable a soutenu le projet à hauteur de 10 000 €. 

La première mention écrite de l’orgue de Crémieu date de juillet 1785 (date de sa mise en service dans l’église Saint-Jean Baptiste de Crémieu), ce qui en fait le plus ancien instrument de ce type dans le département de l’Isère et démontre son indéniable intérêt patrimonial. Toutefois, sa date précise de fabrication ainsi que le nom du facteur d’orgue restent inconnus. Une curieuse inscription figure au-dessus du clavier : « HOMINUM DIVUMQUE VOLUPTAS », « Toi qui inspire les charmes de l’amour aux hommes et aux dieux », ce qui laisse penser que l’instrument était destiné à un usage profane. L’orgue a été cédé à la commune de Crémieu pendant la tourmente révolutionnaire en 1791 (délibération du 23 juillet 1791).

Sa facture est représentative de la fin du 18ème siècle. La partie instrumentale installée dans une armoire de style Louis XVI en noyer, comporte un ensemble sonore de 4 jeux et demi pour une tessiture allant de La0 à Fa5, soit 57 notes. Le clavier ancien plaqué d’ébène pour les naturelles et d’os pour les feintes évoque la facture des pianoforte de cette époque tant par la morphologie des touches que la tessiture. La tuyauterie, en grande majorité ancienne, est marquée selon la notation allemande (B pour Si bémol et H pour Si), ce qui peut conduire à l’hypothèse d’une facture alémanique ou suisse.

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Nature des travaux

La dernière restauration de l’instrument date de 1974. L’orgue fut totalement démonté, nettoyé et remis en état. Aucune autre opération de restauration n’a été entreprise depuis. Un démontage complet s’impose et la restauration approfondie du sommier est à réaliser car ce dernier a perdu toute étanchéité. La tuyauterie doit également bénéficier d’une soigneuse restauration, outre un travail sur les bouches, il faut remédier aux déchirures, soudures non étanches et déformations ou bosses multiples ainsi que les fuites d’air du soufflet qui impose à l’organiste de l’actionner en permanence pendant l’utilisation de l’instrument (la mise en place d’une assistance électrique est envisagée dans les travaux). Les bois et ébénisteries doivent être entièrement restaurés et traités.  

Partenaires

  • Région Auvergne Rhône Alpes




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