ORGUES DE NOTRE DAME D ALENCON

Au cœur de l’espace piétonnier du vieil Alençon : la Basilique Notre Dame étonne par ses proportions, l’élégance de sa nef de style gothique flamboyant, et par la délicatesse des structures de son porche.
Achevé en 1510, son portail est composé de 3 arcades et de 3 gâbles finement ajourés qui suggèrent une dentelle de pierre. Dans la nef, la lumière filtre par des vitraux du XVIe siècle. L’église Notre-Dame d'Alençon est nommée officiellement basilique par Benoît XVI le 10 août 2009. Cet événement fait suite à la béatification de Louis et Zélie Martin le 19 octobre 2008.
Le buffet d’orgues de la basilique remonte au XVIe siècle.
Un premier instrument apparaît dans les années 1506-1508. Ne donnant sans doute pas satisfaction, un contrat est passé en 1537 avec Simon le Vasseur et Gratien de Cailly, organistes et créateurs d’orgues, pour la construction d’un nouvel instrument. Deux précisions importantes sont à retenir : le dessin du buffet qui fait référence à l’orgue d’Argentan, et la mise en couleur de ce buffet. Tout au long du XVIIe siècle l’orgue subit plusieurs fois des avaries. Il est restauré voire reconstuit entre 1652 et 1655 par Jacques VERDIER facteurs d’orgues au Mans, puis à nouveau par les facteurs manceaux INGOUT à la suite de l’incendire provoqué par la chute de la foudre sur le clocher de Notre-Dame en 1691.
Le XVIIIe siècle n’enregistra que quelques interventions d’entretien. L’orgue de Notre-Dame a peu souffert de la révolution. En 1873, les frères DAMIEN facteurs près de Gailloh réalisent une restauration importante. Les journaux parlent même d’un nouvel instrument.
L’orgue devient de plus en plus injouable malgré l’installation d’une soufflerie électrique en 1931. Commence alors une série d’études et de propositions, qui nous conduit jusqu’à la libération. Le contrat de reconstruction sera signé avec la maison MERKLIN le 11 juillet 1945. Faute d’argent ce nouvel instrument restera inachevé. Il ne sera inauguré que le 23 avril 1950 par le grand organiste Marcel DUPRE.
Après cette naissance difficile, nouveau désastre : en 1967 une entreprise intervient dans l’église pour réparer la voûte. Peu de précautions sont prises : poussières, gravats, déchets en tous genres s’infiltrent et dégradent l’instrument. L’orgue est gravement atteint. En 1976 l’orgue s’éteint.

Nature des travaux

La création d’un nouvel instrument
Trois options ont été présentées par l’expert :
• Un retour partiel à l’instrument réalisé au XVllle siècle par les Ingout. Solution historique, ce choix aboutit à un instrument complet dans son esthétique, mais à l’utilisation assez typée.
• Un projet ayant pour but d’ouvrir l’utilisation de l’instrument vers d’autres horizons, en faisant non pas référence à l’histoire de cet orgue, mais à une lecture raisonnée de l’histoire de l’orgue en général.
• Réaliser un acte de création dans un buffet à l’histoire particulièrement riche, donnant ainsi aux facteurs d’orgues la possibilité de véritablement créer une oeuvre originale.
Après avoir fait réaliser une étude de faisabilité par Monsieur Semenoux, expert organier, c’est la proposition n°3, c'est-à-dire la création d’un nouvel instrument, sachant que ce choix impose au créateur des contraintes intangibles, parmi lesquelles le respect absolu du buffet, selon sa volumétrie d’origine qui est retenue par le Conseil municipal.
Ce projet, soumis à la commission des orgues non protégés (seul le buffet est classé) a reçu un avis favorable, la commission approuvant notamment, sans réserve, le projet pédagogique et culturel articulé autour de l’Ecole nationale de musique.
Ce projet est soutenu par l’association Mécénat pour les grandes orgues d’Alençon, chargée d’apporter le soutien du mécénat populaire en partenariat avec la Fondation du patrimoine.
Ce projet bénéficie d’une aide de la Fondation du Patrimoine grâce au mécénat de CGPA.

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine