PEINTURES M. CHABRY À ST-ANTOINE L'A.

Parmi les collections insignes rassemblées au sein des bibliothèques, du Trésor et des bâtiments conventuels, les peintures de Marc Chabry (1660-1727), élève du sculpteur Pierre Puget, sont certainement les plus représentatives des grandes commandes du XVIIe siècle. Les six peintures illustrant des épisodes de la vie de saint Antoine sont destinées à orner le choeur de l’église abbatiale si l’on se réfère au prix-fait daté du 8 octobre 1690. Malgré les libertés prises par l’artiste dans l’exécution de certaines scènes, ces six peintures de grand format constituent alors un ensemble cohérent où transparaît l’oeuvre d’un sculpteur baroque à la fois emphatique dans la composition et exubérante dans le modelé des corps.

Le bourg médiéval de Saint-Antoine l’Abbaye s’est développé dès la fin du XI siècle autour des reliques de saint Antoine. Les maisons, dont les plus anciennes semblent remonter au XIVe siècle, se sont regroupées au pied de l’abbaye, elle-même isolée par une enceinte. 
Chef d’ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, l’ancienne abbaye est l’un des sites les plus prestigieux du patrimoine isérois. Regroupés autour de l’église abbatiale, les bâtiments réguliers et hospitaliers, la maison abbatiale, le pavillon d’entrée, le Grand escalier, les maisons du bourg et quelques vestiges de rempart ont été classés au titre des Monuments historiques. Par ailleurs, le village est classé en ZPPAUP depuis 1989, zone devenue aujourd’hui «Site Patrimonial  Remarquable» et bénéficie du label « Les Plus Beaux Villages de France » depuis 2009.
La commune dispose d’un potentiel touristique important. Elle peut s’appuyer sur différents acteurs : commerçants, hébergeurs, artisans d’art, musée départemental, associations culturelles.

Médias

Nature des travaux

Malgré des interventions successives depuis plusieurs décennies, la couche picturale, les cadres de bois doré et argenté datés du XVIIIe siècle présentent des signes tangibles d’altérations qui, aujourd’hui, ne permettent plus une lecture aisée de l’oeuvre. Les dégradations apparues sur le support ont généré peu à peu de multiples soulèvements dans les zones de craquelures les plus marquées, mais aussi la généralisation de chancis liés à une dégénérescence des vernis. Le sauvetage de cet ensemble confié à une équipe pluridisciplinaire de restaurateurs et conduite à partir d’octobre 2017 permettra ainsi de mettre en lumière un ensemble de peintures historiques intimement lié à l’histoire de l’un des sites les plus emblématiques du département de l’Isère.

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