RETABLE DE L'ÉGLISE DE LIGNIÈRES

L’église de Lignières, qui dépendait de la Trinité de Vendôme, est une construction de plan rectangulaire flanquée d’une importante chapelle au sud.
Les murs de la nef, dans la partie occidentale, peuvent remonter à la fin du XIe ou début du XIIe siècle, comme l’indique la présence au sommet des murs de fenêtres étroites (murées au sud, restaurées au nord) bordées d’un mince chanfrein extérieurement et largement ébrasées à l’intérieur. Mais, l’édifice fut entièrement remanié au XVIe siècle : la nef, prolongée vers l’est, fut terminée par un chevet plat, primitivement percé d’une grande fenêtre en tiers-point, et couverte d’un lambris, dont les derniers entraits sont sculptés à leur extrémité de gueules de monstres et en leur milieu d’écussons, jadis armoriés, portés par des anges.
La chapelle latérale, édifiée vers la même époque, comprend trois travées de profondeur inégale perpendiculaire à la nef, qui s’ouvrent sur elle par trois arcades en tiers-point retombant sur des piles cylindriques et se terminant extérieurement par trois pignons percés chacuns d’une fenêtre. La troisième travée, la plus importante, devait être la chapelle seigneuriale ; un entrait porte les armes des Illiers des Radrets, seigneurs du Tertre ; son pignon, orné de crochets de feuillage et d’une figure portant un écusson, encadre une fenêtre en tiers-point à remplissage flamboyant. Les deux autres, d’un style plus évolué, sont peut-être un peu plus tardives. Une flèche aigüe a été récemment détruite.
Mobilier : Dans le cœur, retable du XVIIe siècle en bois polychrome avec statues de Saint Aignan et de Saint Laurent.
Voici ce que le docteur Frédéric Lesieur (1877-1971) écrivait dans son ouvrage « les églises du Loir et Cher » mettant en exergue les travaux réguliers d’embellissement conduits dans cette église.

Aujourd’hui, perpétuant cette implication, la commune entend restaurer le fameux retable.
Ce retable se compose de deux colonnes renflées à cannelures rudentées au tiers, surmontées de chapiteaux corinthiens supportant une corniche à caissons en arc segmentaire. Le décor supérieur intègre un tableau représentant l’adoration des mages dont la partie haute suit l’arc de la corniche. Sous le tableau et jusqu’au maitre-autel, un cartouche formant cadre sert de décor de fond au tabernacle reposant sur trois hauteurs de gradin. Les petits retables latéraux se composent de boiseries moulurées, arquées en partie haute et décorées de niches devant lesquelles sont posées des statues.

Médias

Nature des travaux

Travaux de restauration du tableau (cadre, support et couche picturale) et des boiseries du retable (menuiserie, dorure et décor peint)

Vocation du site

Retable installé dans un édifice cultuel

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine