Saint-Germain-de-Calberte est situé au sud du département de la Lozère, au centre des Cévennes du Gévaudan. Le territoire communal, qui participe de la zone de protection du Parc National des Cévennes, s’étage sur le versant méditerranéen du Mont Mars, de 1100 mètres d’altitude à 260 mètres, au confluent du Gardon de Saint-Germain et du Gardon de Saint-Martin. Le bourg est situé sur un épaulement, à 500 mètres d’altitude, dominant la vallée étroite du Gardon, verrouillée en amont par le château de Calberte.
Saint-Germain-de-Calberte, comme tous les villages des Cévennes, a connu une forme d’apogée économique et démographique dans le premier tiers du 14ème siècle quand l’élevage du vers à soie et le commerce du fil produit par les filatures des hautes vallées apportaient à la population des revenus conséquents et une ouverture sur l’économie marchande du bas pays. La population communale, qui aujourd’hui n’atteint pas les 500 habitants, dépassait alors les 2000.
C’est à ce moment (1825) que le nouveau Temple de Saint-Germain est construit par le consistoire protestant que les lois de 1789 et de 1804 établissant la liberté religieuse autorisent à nouveau. Il peut compter sur la participation active d’une population très majoritairement protestante et sur les fruits d’une souscription nationale à laquelle le roi Charles X lui-même contribua.
C’est que l’histoire moderne de Saint-Germain-de-Calberte est liée depuis 1560 à celle de la religion de Calvin. En 1560 l’Église fut « dressée », une des premières du royaume, sans lieu de culte réservé mais dotée de fortes institutions synodales. Saint-Germain fut rapidement considéré comme tête du colloque du même nom, rassemblant 30 consistoires cévenols et participant avec le colloque de Sauve et celui d’Anduze au synode provincial.
Ce n’est pourtant qu’en 1654 que la décision est prise de construire un bâtiment dédié au culte réformé, sur le modèle du Temple de Florac ou celui de Nîmes : ce sera le Temple de la rue de la Cantarelle, inauguré pour les Pâques 1656.
Mais l’Église de Saint-Germain connaît au 12ème et 18ème siècles le même destin mouvementé que l’ensemble des institutions protestantes du royaume. La tolérance religieuse établie par l’édit de Nantes en 1598, rognée par l’édit de Grâce de 1629, érodée constamment de 1661 à 1685 est supprimée par l’édit de Fontainebleau en octobre 1685. Le Temple de la Cantarelle, comme tous les temples des Cévennes, excepté celui du Collet-de-Dèze, est rasé sur ordre du roi.
On comprend donc l’attachement des Calbertois, au-delà de toute préférence confessionnelle, au bâtiment actuel et à ce qu’il représente. Le bâtiment originel a été aménagé et réparé au milieu du 19ème siècle sur l’initiative du pasteur Léo Farelle ; en 1980 sa toiture fut refaite et en 1997 le conseil presbytéral a fait don du bâtiment à la commune qui désormais est responsable de son entretien.
Ces dernières décennies, le Temple de Saint-Germain a développé une double activité : célébrations cultuelles et manifestations culturelles. Aujourd’hui une nouvelle rénovation s’impose : les crépis extérieurs sont fortement dégradés, le mur nord souffre de l’absence de chéneaux, les huisseries sont en mauvais état, les crépis et peintures intérieures sont à reprendre entièrement.

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Nature des travaux

Les travaux concernent la réfection de la toiture, la restauration des façades et de l’intérieur. Le coût total des travaux éligibles pour la FdP est de 124 999 € H.T.

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