<div style="text-align: justify;"><strong>Le village de Vialas</strong> est une petite commune de 509 habitants, située dans le département de la Lozère.
Un peu d’Histoire...
Domaine agricole à ses origines, ces terres deviennent à la fin du Moyen Âge la Résidence des Seigneurs de Montclar, qui étaient établis auparavant au Chastelas.
Les premières habitations verront le jour autour du quartier actuel du Terras. La population est à cette époque essentiellement constituée d’agriculteurs et vit de la culture de la châtaigne. A partir du 18ème et surtout au 19ème siècle, l’élevage familial des vers à soie et la vente des cocons complèteront le revenu des paysans.
L’exploitation des mines de plomb argentifère, entraîne au 19ème siècle une expansion démographique, avec l’installation de nombreux commerçants et la construction d’un nouveau quartier : les Esparnettes. On dénombre 2448 habitants en 1866. À la fermeture de l’usine en 1894, les ouvriers se dispersent et ce sera l’exode rural jusque dans les années 1975, ou l’on verra l’arrivée d’une nouvelle population.
L’esprit de la Réforme arrive dans les Cévennes au 16ème siècle, il trouve dans toute les Cévennes et parmi les habitants de Vialas une oreille attentive. En effet, dès 1571, 80% des Cévenols sont convertis au protestantisme.</div> <div style="text-align: justify;"> </div> <div style="text-align: justify;"><strong>Le Temple de Vialas, </strong>l’un des plus vieux de France est un des éléments majeur du patrimoine communal.
Edifié au lieu-dit Vialas en 1613 sur un terrain cédé par le Seigneur de La Fare. Il est assuré qu’en 1636, le temple, dont la construction est achevée depuis plus de 20 ans, sert non seulement au culte mais aussi aux principales assemblées de la communauté, et, notamment lors de l’élaboration du compoix (cadastre rudimentaire avec descriptions, arpentage et estimation de toutes les parcelles) aux environs de 1640. Il devient peu à peu le point central de la paroisse qui compte dès cette époque 19 lieux habités et 280 propriétaires.
Suite à la révocation de l’Edit de Nantes, il est confisqué en 1686 par l’évêque d’Uzès pour être donné aux catholiques. Ces derniers l’agrandiront en y ajoutant un chœur et plus tard un clocher, toutefois, en 1789, 89 % de la population demeure protestante. Il deviendra avec le temps le centre de l’agglomération.
L’Eglise Réformée retrouvera son temple en 1804 suite à la Révolution Française et à l’instauration du concordat.
De style roman, il s’impose avant tout par l’harmonie de ses formes, de ses matériaux et son dépouillement ornemental.
Edifié à partir d’énormes blocs de granit, sol compris, sa toiture est recouverte de lauze. Il mesure 21 m de long sur 12 m de large, et, sa hauteur jusqu’au sommet du clocher est de 11m. Son chevet est circulaire, on peut voir au-dessus de sa porte d’entrée une voussure simple. Des vitraux datés des années 1960, œuvre de Robert Pillods, constituent l’unique ornementation de l’édifice.
Son mobilier assez ancien se compose d’une chaire datée de 1817 et de bancs dont certains datent de 1878.
Construit entre 1974 et 1978, un orgue de 22 jeux occupe le fond du temple.</div>

Médias

Nature des travaux

<div style="text-align: justify;">Après des travaux de maçonnerie, la restauration du Temple concernera la toiture, les menuiseries extérieures et les enduits intérieurs.
Le coût total estimé des travaux est de 123 822.80 € H.T.</div>

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