Le chantier de la tour du Castellas est terminé. Après plus d'un an de travaux et avec un budget de près d'un million d'euros, financé par la région, la DRAC, le conseil général, la Fondation du patrimoine, la Fondation du Crédit agricole et la ville de Gignac, la tour emblématique resplendit et projette son ombre tutélaire, forte de 900 ans d'histoire.

Du haut de son promontoire la tour de Castellas surplombe la plaine de l'Hérault. Visible à des kilomètres à la ronde, elle est le fleuron de la ville de Gignac dont d'ailleurs elle orne les armoiries. Après près d'un an de travaux, cet édifice extraordinaire, daté approximativement du début du 13ème siècle, retrouve une deuxième jeunesse.
Si les pierres pouvaient conter, sans doute, nous apprendraient-elles bien des choses. Car du sombre Moyen-Age dont les bretèches reconstituées nous rappelle la ligne défensive, en passant par les guerres de religion jusqu'à l'utilisation en château d'eau de la mi 19ème à la mi 20ème siècle, la tour du Castellas a traversé les âges.
« Au départ, c'était sans doute un ouvrage militaire » explique Frédéric Fiore, architecte du patrimoine qui a conçu le projet de restauration. Au 16ème siècle, les protestants, alors maîtres de la ville y  accolent une citadelle que Louis XIII fait raser en 1622, dont un angle de mur subsiste encore dans le terre-plein de la tour. La tour échappe à la destruction car il est impossible d'y hisser des canons.  On connaît ensuite peu de choses de son utilisation entre le 17ème et le 18ème siècle. « Sans doute, l'édifice continuait à servir de tour de guet » imagine Frédéric Fiore. Jusqu'en 1861, où elle est convertie en château d'eau pour le tout neuf canal de Gignac. C'est d'ailleurs à cette période que la fontaine est construite pour vider le trop-plein dans le bassin.
Pendant un an, les entreprises Muzzarelli, Bourgeois, Guerin, GHSC ont travaillé à sauver l'édifice. «Nous débitions les pierres à l'atelier pour les tailler sur place » explique Claude Muzzarelli de l'entreprise de taille éponyme. « Chacune pèse entre 200 et 400 kg pour le mur et jusqu'à 1 tonne pour celles de la fontaine », détaille-t-il. « La tour est un ouvrage d'une puissance exceptionnelle, extrêmement solide avec des murs d'un mètre cinquante d'épaisseur » apprécie Frédéric Fiore.

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Nature des travaux

Se pose donc maintenant la question du futur. Une deuxième phase de travaux est projetée mais non encore budgétisée pour aménager l'intérieur et en permettre la visite. La création d'une passerelle moderne est envisagée pour monter jusqu'à la porte située à six mètres de hauteur sur la façade est. A moins que les fouilles archéologiques qui auront alors lieu permettent de découvrir une autre entrée au bâtiment et nous en apprennent un peu plus sur le long passé de la tour.

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