
Acquisition d'une table et d'un plateau en lave émaillée au musée Sahut à Volvic
Soutenez le retour à Volvic de deux œuvres rares en lave émaillée du XIXe siècle, pour préserver l’histoire d’un savoir-faire lié à la pierre volcanique et en transmettre la mémoire.
3 raisons de soutenir ce projet
Le projet : Acquérir deux œuvres rares en lave émaillée
Soutenez l’acquisition de deux œuvres majeures en lave émaillée du XIXe siècle : la Table des Quatre Saisons et le Plateau Louis-Phlippe Ier, actuellement conservés aux États-Unis. Ce projet s’inscrit dans la réorientation scientifique du musée Sahut autour de l’histoire de l’émaillage sur lave et dans sa vocation à conserver, étudier et transmettre l’histoire de la pierre de Volvic et de ses usages artistiques. Ces œuvres seraient présentées au public à l’occasion d’une exposition consacrée à l’architecte Jacques-Ignace Hittorff, prévue en 2028, avant de rejoindre le parcours permanent du musée. Leur acquisition permettrait de combler une absence importante dans les collections publiques françaises en matière d’art décoratif et de conforter le musée Sahut dans sa vocation de lieu de référence consacré aux arts de la pierre volcanique.
Le lieu et son histoire : Faire de Volvic un lieu de référence
Réalisées dans la première moitié du XIXᵉ siècle par la maison Hachette & Cie, spécialisée dans l’émaillage sur lave, ces deux œuvres appartiennent à la période fondatrice de l’essor de cette technique en France, à partir de 1827.
Leur histoire est étroitement liée à Jacques-Ignace Hittorff (1792-1867), architecte majeur du XIXᵉ siècle et figure centrale de l’entreprise Hachette & Cie dans les années 1830. Il est l’auteur du dessin de la Table des Quatre Saisons, aujourd’hui conservé à Cologne, et pourrait également avoir conçu le Plateau Louis-Philippe Ier.
Ces laves émaillées, très coûteuses à produire, n’étaient pas destinées à une fabrication courante. Véritables pièces de prestige, elles constituaient des démonstrations du savoir-faire de Hachette & Cie, révélant les possibilités exceptionnelles de la lave émaillée en matière de couleur, de finesse du décor et de résistance. Hittorff les utilisa notamment pour promouvoir cette technique auprès de commanditaires prestigieux et des cours européennes.
Leur coût et leur caractère exceptionnel expliquent le fait que peu d’exemplaires sont aujourd’hui connus. Parmi les rares pièces comparables conservées dans les collections publiques figurent un guéridon au Chrysler Museum of Art, aux États-Unis, et un autre au Musée des beaux-arts de Montréal, au Canada.
La mobilisation : La commune de Volvic et le musée Sahut engagés
Porté par la commune de Volvic, ce projet accompagne la réorientation scientifique et culturelle du musée Sahut autour de l’histoire de l’émaillage sur lave. Il répond à un besoin identifié sur le territoire : disposer, au cœur de Volvic, d’un lieu capable de conserver, d’étudier et de rendre accessible le patrimoine artistique lié aux matériaux volcaniques. L’acquisition de ces deux œuvres renforcerait cette mission et leur permettrait d’être durablement valorisées auprès des publics scolaires, des habitants et des visiteurs. En contribuant à leur retour en France, la mobilisation autour du musée participe également à la transmission d’un savoir-faire rare et au rayonnement culturel d’un territoire dont l’identité est étroitement liée à sa ressource géologique.
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