Bâtie à l'origine pour offrir un refuge au clergé lors des inhumations au cimetière Saint-Bernard, la chapelle est également devenue un lieu de culte pour les grenadains. L'abbaye de Grandselve, co-fondatrice en 1290 - en paréage avec le roi de France - de Grenade, appartenant à l'ordre cistercien, il est naturel que la chapelle ait été consacrée au saint réformateur de l'ordre, saint Bernard de Clairvaux. A l’origine destiné à l’inhumation des morts de l’hôpital Saint-Jacques de la ville, le cimetière Saint-Bernard deviendra peu à peu le principal lieu de sépulture de la ville de Grenade, se substituant au cimetière de l’Escrauté – actuel jardin de l’église paroissiale. Edifiée au sommet de la « montagne Saint-Bernard », la chapelle semble veiller sur la ville. De plan absidial et munie d’un clocher-mur, elle est intégralement construite en briques et galets de Garonne recouvert d’un enduit ocre. Elle est précédée d’un porche. Autre originalité, sur les piliers du porche se trouvent des inscriptions au crayon. En les regardant de plus près, il s’agit des signatures des artisans qui faisaient également leurs calculs directement sur ces piliers. Nous avons l’intention de les préserver. La partie supérieure du porche est ornée d’une balustrade. Son état a nécessité une restauration importante menée en 2016. L’abside de la chapelle est occupée par une sacristie ouverte tant sur l’intérieur de la chapelle que sur le cimetière.

En entrant dans la chapelle par la porte principale du porche, le volume semble beaucoup plus important que ce que l’extérieur pourrait laisser envisager. Le foisonnement et le coloris intense des fresques décorant l’intérieur de la chapelle surprennent dans un premier temps le visiteur. En visitant la chapelle, nous découvrons un chemin de croix ancien, des statues en plâtre anciennes. Et puis apparaissent des détails surprenants comme les plaques de deux sépultures dans la nef et une plaque sous l’autel indiquant le lieu d’inhumation d’anciens prêtres de Grenade. Les plâtres ont été apposés en 1930 par un artisan de Grenade, M. François Billieres. Les peintures ont été réalisées en 1932 par un peintre corse Joseph SBOLLI. Le mur derrière l’autel est orné d’une grande crucifixion. Le plafond de la chapelle est occupé par la représentation de l’Apparition de la Vierge à saint Bernard. De son action, on peut retenir la fondation de l’abbaye de Clairvaux, une forte autorité mise au service de la papauté et, enfin, un important développement du culte marial dont il célèbre avec ferveur, dans ses écrits, la maternité virginale. C’est par son influence que les cisterciens placèrent toutes leurs églises sous le vocable de Notre-Dame. L’iconographie retenue rapporte précisément cet aspect de la personnalité du saint. Il est représenté à mi-corps en position de prière devant la Vierge et l’Enfant qui, assis sur un coussin, joue avec son chapelet. La Vierge porte la main à son sein dénudé, probable référence au miracle de la lactation. En effet, lors de l’apparition de la Vierge au saint, ce dernier a eu les lèvres humectées de quelques gouttes du lait qui avait nourri Jésus. Sur les murs, des motifs de cuirs découpés retenus par des têtes de chérubins servent de phylactères portant des versets bibliques.

Plusieurs sépultures sont situées dans la chapelle. Sous l’autel, celle des anciens prêtres de Grenade, le dernier étant le Père Pagnon en 1947. Dans la nef, deux personnes sont inhumées.

Bien sûr, on est frappé par la beauté des six vitraux signés Victor Gesta et cela malgré leur mauvais état.

Trois édifices religieux existent encore à Grenade orné de vitraux signés Gesta :

La CHAPELLE SAINT JACQUES - Attenante à l’hospice, situé en sortie de Grenade, près de la rivière La Save, cette chapelle est aujourd’hui désacralisée.
NOTRE DAME de l’ASSOMPTION - Dans les années 1860, le curé Mathieu Durand entreprend une réfection totale de son église comprenant également la création de nouveaux vitraux.
LES VITRAUX de la CHAPELLE SAINT-BERNARD - Dans la chapelle Saint Bernard, Gesta est chargé de réaliser six verrières. Quatre représentent des entrelacs végétaux d’inspiration médiévale. Les deux autres – au centre de chaque mur – représentent Saint Bernard et Saint Joseph. Ils sont d’origine et n’ont jamais fait l’objet de restauration. Ils sont protégés extérieurement par un chassis de vitrages transparents et un cadre portant un grillage type « cage à poules ». Au fil du temps toutes ces protections se sont détériorées ne remplissant plus leur rôle d’écran.
Par précaution, l’association a décidé de placer extérieurement une plaque de plexiglas devant chaque vitrail, en commençant par les plus endommagés, ceux près de l’autel.

Les vitraux de la chapelle donnent à celle-ci une luminosité particulière Le soleil en les éclairant permet de mettre en valeur leurs beauté et richesse. Ils sont les témoins d’une époque et les restaurer constitue une exigence voire un devoir.

Médias

Nature des travaux

Restauration des vitraux et de leurs protections extérieures.

Vocation du site

Grâce à vos dons et à la restauration des vitraux, la chapelle pourra retrouver sa luminosité si particulière, mettant en valeur la beauté et les richesses de l’ensemble intérieur de ce bel édifice (fresque, chemin de croix, …). Permettant ainsi d’accueillir un public passionné d’art, plus nombreux, sans oublier les fidèles de Grenade ou ceux de passage.

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