Après les apparitions de 1858, la ville de Lourdes s’adapte à l’accueil des foules qui convergent vers elle, ainsi le curé Peyramale décide-t-il de bâtir une nouvelle église paroissiale, plus vaste que l’église Saint-Pierre, celle que Bernadette avait connue. Dès 1875, l’abbé Peyramale lance les travaux de cette nouvelle église, placée sous la protection du Sacré-Coeur. Interrompue par la mort du curé en 1877, la construction de l’église connaîtra de nombreuses vicissitudes, financières notamment. La nouvelle église n’est achevée qu’en 1936, près de 60 ans après la pose de la première pierre ! L’ancienne église romane Saint-Pierre, située sur l’actuel emplacement du Monument aux Morts, est considérée comme trop petite et vétuste ; elle est démolie en 1905.

L’église du Sacré-Coeur est cependant liée à Bernadette par la présence : Des fonts baptismaux, à gauche en entrant, qui proviennent de l’ancienne église Saint-Pierre. Cette grande cuve romane, en marbre de Lourdes, présente quatre faces humaines à sa base. Elle a été classée Monument Historique en 1879. Bernadette y fut baptisée le 9 janvier 1844. De deux vitraux, l’un au-dessus des fonts baptismaux, l’autre en face, représentant Bernadette se confiant à l’abbé Peyramale. Ils ont été restaurés en 2014. Du tombeau de l’abbé Peyramale, situé dans la crypte. Pour accéder au tombeau de marbre blanc, il faut sortir de l’église par la droite. L’imposante statue de Mgr Peyramale (sur le côté de l’église) a été offerte par la duchesse d’Uzès, en 1877. De la fresque Bender, sur le transept gauche, restaurée en 2013. Intitulée L’extase de Bernadette, cette peinture murale est l’oeuvre de Stanislas Bender, peintre juif polonais. Elle fut réalisée en remerciement au diocèse et aux Lourdais pour la protection accordée à sa famille pendant les heures sombres de la deuxième guerre Mondiale.

D’autre part, il y a de nombreux autres points d’intérêt à visiter : Sous le porche, les humbles sont honorés : les statues représentent des bergers et bergères devenus saints et saintes. Il y a Michel garicoïts (fondateur des Missionnaires du Sacré-Coeur de Bétharram), le voisin basque et confident de Bernadette. Le sculpteur lourdais François Vilon n’a pu terminer son oeuvre : des niches sont restées vides. Au-dessus de l’entrée, à la tribune, il y a les vestiges des grandes orgues de 1645 ; une partie a été démontée pour constituer le nouvel orgue du choeur. Dans une chapelle, sur la droite, nous retrouvons une copie de la vierge de Montserrat offerte par l’Hospitalité de Barcelone, en 1956. La statue en bois peint et doré de la fin du XVIIIe siècle représentant Saint Jean-Baptiste a été classée Monument Historique en 1979. Elle provient aussi de l'ancienne église Saint-Pierre. On remarque un beau confessionnal en bois sculpté du XVIIIe siècle, qui a probablement servi au curé Peyramale ; il a été également classé en 1979. Dans le transept droit, on peut admirer «La fresque du Soldat », oeuvre de Lucien gros, en hommage aux paroissiens morts pour la patrie. Elle a été restaurée en 2014. Dans la sacristie, une seconde toile de Lucien gros a été restaurée, elle représente le Christ avec en arrière-plan la vierge de Lourdes.

En 1966, cette église paroissiale connaitra un certain nombre d’aménagements et de modifications pour la mettre en meilleure conformité avec la liturgie du concile vatican II : réorganisation du choeur, nouveaux vitraux. En 1979, à l'occasion du centième anniversaire de la mort de Bernadette Soubirous, la crypte sera restaurée. D’autres nouveaux vitraux seront posés dans la nef centrale en 1986. Enfin, derrière l’autel, se distingue le grand orgue, réalisé en 1994 par le facteur Pesce Frères.

Médias

Nature des travaux

Bien que l’intérieur de l’église ait été bien aménagé, entretenu et restauré, il s’avère que le bâtiment souffre aujourd’hui de problèmes structurels, nécessitant d’importants travaux.
Incorporée dans les biens municipaux au moment de la loi de Séparation, l’église paroissiale de Lourdes n’a pas bénéficié, de par sa position dans la ville, de la manne des foules de Lourdes.
Malheureusement, le bâtiment lui-même, le gros oeuvre, dont le clocher date de 1936, n’a pas connu de grande visite de révision. Le temps ayant fait son oeuvre, il s’avère urgent d’entreprendre un certain nombre de restaurations comme le changement de la couverture en ardoises et en zinc du toit de l’église.
La charpente connaît de graves désordres (fuite d’eau, parasitage des bois, fissuration des murs au niveau des ancrages) ; le clocher est fragilisé par l’ouverture des joints de scellement, par la rouille qui a fait éclater de nombreuses pierres ; la nef centrale présente des désordres inquiétants, avec des fissures traversantes.

Pèlerins, visiteurs, amis du patrimoine, nous vous sollicitons, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, pour nous aider à financer ces travaux considérables. Ainsi la paroisse de Lourdes sera en état de poursuivre le culte et d’accueillir les nombreux visiteurs qui viennent se recueillir au sein de l’église paroissiale de la cité mariale.

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