EGLISE SAINT NICOLAS DE MYRE A MARSEILLE

Préservons ensemble l'authenticité de l'église Saint-Nicolas de Myre, témoin historique de l'ouverture culturelle de la cité phocéenne et relais essentiel pour la communauté melkite !

 

L’histoire de l’église Saint-Nicolas de Myre est étroitement liée à l’arrivée, dans le premier quart du 19e siècle, de la première communauté grecque-catholique en France. Celle-ci se constitue à la suite du rapatriement des troupes de la Campagne d’Egypte de Bonaparte en 1801, principalement avec des familles de riches négociants levantins, des « auxiliaires orientaux » et des réfugiés catholiques de l’Empire ottoman fuyant les persécutions.

Désireuse de pratiquer sa Foi selon les rites et traditions propres à son Église, cette communauté melkite sollicite dès 1813 la fondation d’une chapelle particulière. Le 3 novembre 1820 l’archevêque de Myre, futur patriarche de l’Église grecque-catholique melkite, Mgr Maximos Mazloum, obtient l’autorisation de l’archevêque d’Aix et du préfet des Bouches-du-Rhône d’édifier un lieu de culte à l’usage des catholiques arabes du rite grec uni.

Première église orientale construite en France, l’église Saint-Nicolas de Myre est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2016. Construction modeste de style néo-classique, l’édifice est l’œuvre de Gaëtan Cantini, entrepreneur d’origine italienne. Il se compose d’une nef unique à quatre travées, dont la dernière abrite une tribune. La travée de chœur avec abside centrale en cul de four est séparée de l’avant-choeur par une iconostase historiée en bois peint, ornée de tableaux. L’élévation comporte un niveau unique de grandes arcades ouvrant sur trois baies de chaque côté, sous la voûte surbaissée.

Les trois autels du chœur et les quatre oratoires de la nef furent réalisés d’après les dessins de l’abbé Pougnet autour de 1880. La chaire en marqueterie incrustée de nacre est réalisée par le célèbre ébéniste Gergi Bittar en 1909, d’après une technique de Damas. A l’occasion du centenaire de l’église, des vitraux sont ajoutés, tandis qu’un décor peint réalisé par André Jervolino vient orner ses murs, pilastres et voûtes. La façade principale est remaniée : une terrasse bordée d’un péristyle est construite en avant du clocheton d’angle, au-dessus de deux avant-corps à deux niveaux formant un porche, qui évoque l’architecture civile et domestique égyptienne et levantine du 19e siècle. En 2013, le porche a été orné de fresques de style byzantin réalisées par l’artiste Jean-Baptiste Garrigou : résurrection du Christ, les apôtres Pierre et Paul, l’évêque Saint Nicolas et la carmélite Sainte Marie de Jésus crucifié (Mariam Baouardy).

Pour la communauté melkite, l’église marseillaise Saint-Nicolas de Myre revêt un intérêt patrimonial tout particulier puisqu’elle fut l’un des premiers lieux de culte bâti ex nihilo depuis le rattachement de son Église à Rome en 1724, la construction d’églises dans l’Empire ottoman étant interdites aux grecs-catholiques jusqu’en 1837. Elle est un touchant témoignage de la ferveur des premières familles d’expatriés, fruit de leur persévérance et de leur générosité. Mais elle manifeste aussi l’esprit d’ouverture et d’intégration de la cité phocéenne, porte de l’Orient et carrefour des cultures. Aujourd’hui, la richesse culturelle et sociale de la paroisse prolonge l’intérêt historique et patrimonial de l’édifice et de son mobilier intégralement conservé, grâce aux activités de l’Association Saint Nicolas de Myre-1820 qui œuvre à son rayonnement et veille à sa sauvegarde. Outre le service liturgique et une permanence d’accueil assurés tous les dimanches et six jours sur sept, des manifestations culturelles, telles que concerts, expositions, tournages, sont régulièrement organisées dans ce lieu prisé pour son caractère insolite et son acoustique.

Médias

Nature des travaux

Une récente prise de conscience de l’état général de conservation du bâtiment et du mobilier a révélé d’importants dommages causés par l’usure du temps, les intempéries, les xylophages et les interventions malencontreuses de modernisation des équipements, notamment au niveau de la charpente, du dallage en marbre et de la maçonnerie, impactant les décors peints. Une série d’interventions depuis 2011 a permis de mettre aux normes le circuit électrique, de restaurer la toiture, le chevet et les vitraux.

Le projet de restauration actuel, dirigé par la Drac et les Architectes des Bâtiments de France, MM. Xavier David et Gildas Le Dû, a pour objectif la restauration totale de l’église et de son mobilier d’ici son bicentenaire. La présente phase de restauration, intitulée « travée-test 2019 », portera sur la charpente, la maçonnerie et les décors peints.

Vocation du site

L'église Saint Nicolas de Myre conserve sa vocation cultuelle première. Placée en France sous l’autorité de tutelle de l’archevêque de Paris, la communauté melkite comprend aujourd’hui quelques 350 familles. La Divine liturgie, célébrée dans la paroisse, mêle Grec, Arabe et Français. Par ailleurs elle a un rôle essentiel de relais entre l’Orient et l’Occident, en plus d’être un lieu historique d’accueil des compatriotes orthodoxes, des descendants des premières familles et des nouveaux venus (syriens pour la plupart).

Partenaires

  • Direction Régionale des Affaires Culturelles




  • Conseil général des Bouches-du-Rhône




  • Région Sud-PACA




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  • EGLISE SAINT NICOLAS DE MYRE A MARSEILLE

    Détail décor peint / Association Saint Nicolas de Myre

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    Iconostase historiée / Association Saint Nicolas de Myre

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    Détail décor / Association Saint Nicolas de Myre

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    Détail du décor peint du plafond / Association Saint Nicolas de Myre

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    Chaire de Gergi Bittar (1909) / Association Saint Nicolas de Myre

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    Vue du porche d'entrée / Association Saint Nicolas de Myre