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EGLISE SAINT REGNOBERT DE FAUGUERNON

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EGLISE SAINT REGNOBERT DE FAUGUERNON
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Naissance d'une église

Au cœur du Pays d’Auge, située à proximité des ruines d’une fortification millénaire, l’Église de Fauguernon est placée sous l’invocation de Saint Regnobert, évêque de Bayeux (7ème siècle) ; selon la tradition, « son culte était associé à son pouvoir de soulager les hommes de leurs maux corporels et spirituels, guérir les infirmes et repousser les épidémies des troupeaux ». Si l’édifice de l’église, fort irrégulier comme beaucoup d’autres, recouvre différentes époques du 13ème au 16ème siècle, son origine est liée à la translation des reliques du saint. Nous sommes en 846 – 847, les Bretons dévastent Bayeux et ses environs, les Normands ravagent le territoire des Bretons. Rien ne se sera écrit ici pour dénoncer les plus grands bandits de l’époque. Toujours est-il qu’un homme du Lieuvin, d’autres disent du Maine, dénommé Hervé, est autorisé par l’évêque de Lisieux à aller chercher secrètement les reliques de Saint Regnobert et de son diacre Saint Zénon à Bayeux. Lors d’une longue pérégrination, avec de multiples rebondissements, qui se poursuivra jusqu’en Bourgogne, où Saint Regnobert est bien plus connu qu’en Normandie, les reliques parviennent jusqu’à Norolles qui forment en ce temps une seule « villa » avec Fauguernon. Ainsi un petit sanctuaire est érigé sur le site de Fauguernon, sanctuaire devenu « capella » en 1221. Fauguernon acquiert alors son autonomie paroissiale.

Des travaux nécessaires

L’Eglise a fait l’objet de travaux importants sur la période 2009-2012, tout d’abord pour éradiquer la redoutable mérule. L’édifice a pu être préservé un peu miraculeusement, la charpente n’étant pas atteinte par ce champignon très gourmand. D’autres travaux ont eu pour objet de consolider des piliers et de faire réaliser de nouveaux et remarquables vitraux. Entre temps, la réalisation d’un inventaire complet des biens avec le concours de l’Association du patrimoine cultuel et de l’art sacré du Calvados a permis de mieux cibler les restaurations et les mises en valeur à opérer. L’Association, appelée à élire un nouveau Bureau en décembre 2021, a décidé dès début 2022 le lancement d’un nouveau programme : restaurer trois peintures et une statue reconnues ainsi que trois autres statues remarquables. Le concours précieux et permanent de la Conservation du patrimoine du Calvados a facilité les choix et les avancées pour une réalisation des travaux en 2023. Ces restaurations seront complétées par la pose de vitraux en remplacement de vitrages blancs et neutres dans la sacristie, sacristie qui correspond à une ancienne chapelle pentagonale voutée en merrain. Si la cloche de l’église est « de nul intérêt » (Arcisse de Caumont 1867), plusieurs œuvres ont mérité l’attention et quatre d’entre elles sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Ainsi, trois peintures ont d’abord été retenues ; le temps, les oiseaux, les insectes parfois, l’humidité, les poussières … ne les ont pas épargnées :

  • Le Souper d’Emmaüs de HUBERT-DESCOURS Michel-Pierre (1786 -ISMH 4/11/1981). Ce tableau de grande taille (toile 215 * 109) – huile sur toile - sera plus lisible après restauration. « Le personnage central est auréolé, vêtu d’une tunique rouge et d’un drapé bleu posé sur les épaules, il lève la main droite en signe de bénédiction : c’est le Christ. A ses côtés sont les deux pèlerins l’ayant accompagné dans sa marche. Ils sont chacun vêtus pour la marche : une tunique et un drapé, un chapeau de pèlerin sur la tête pour l’un, à ses pieds pour l’autre, un bâton de pèlerin contre sa cuisse pour l’un, à terre pour l’autre … ».
  • L’Assomption (1786 – ISMH 4/11/1981), autre huile sur toile du même auteur – 138.5 * 108.5 avec le cadre, est une copie de l’œuvre de Nicolas de Plattemontagne, gravée par Edme Jeaurat. Son état médiocre mérite tout autant une restauration.
  • La Transfiguration signée PILLEMENT (1726 – ISMH 4/11/1981). Cette huile sur toile - 138 * 110 avec le cadre - est la copie d’une gravure de Jacques Cheveau d’après une œuvre de Louis Galloche. Arcisse de Caumont évoque deux blasons qui laissent penser que le donateur fut un membre de la famille Lebas, de Lisieux. Au moins l’un deux reste partiellement visible avant restauration et sans doute mieux après !

A ces trois peintures, s’ajoute une quatrième œuvre inscrite (ISMH 4/9/1981) : une Vierge à l’enfant, en pierre sculptée et peinte (14ème siècle – 71 * 25 * 15 cm). S’il manque un bras et la partie haute de la tête (couronne), cette œuvre est remarquable et remarquée (Arcisse de Caumont). « … L’Enfant est assis sur le bras de sa mère, de trois-quarts, les jambes croisées, la jambe gauche repliée vers l’arrière. Il est vêtu d’une longue tunique à manches longues et tient le globe dans la main gauche. Ses traits sont fins mais plus froids que ceux de sa mère … » (Armelle Dalibert). Trois autres statues ont été retenues et si toutes présentent un intérêt reconnu, l’une d’elles a connu un destin particulier, celle de Marie-Madeleine. Nous sommes au printemps 2009, la mérule ravage le mobilier et le sol de l’église : les conseillers municipaux et de courageux bénévoles prépareront le terrain pour les entreprises chargées de l’éradication du champignon. Et miracle, le pavage est entièrement retiré de la nef, et un coup de pelle dans le sol butte sur une pierre calcaire près de l’entrée du chœur, une statue enterrée depuis un temps certain … Marie-Madeleine refait surface et l’œuvre apparaît tout de suite de grande qualité, notamment par la finesse des traits, le mouvement du drapé et … l’esquisse du sourire de la sainte retrouvée (14ème). Les traces de polychromie sont anciennes, la tête est désolidarisée du corps … et chacun a rapidement compris la richesse artistique et culturelle de cette découverte qui sera immédiatement suivie de la réalisation d’un magnifique vitrail à son intention (Atelier Gouty).

Les dernières statues restant à restaurer étaient déjà recensées :

  • Une Vierge à l’enfant en bois sculpté et polychrome (18ème) mais attaqué par les insectes, présente un Enfant ici « un visage plus rond que celui de sa mère, et souriant … ». Arcisse de Caumont la signale dans sa Statistique monumentale « Dans la pauvreté du mobilier, il ne faut pas oublier de signaler … », un signal apprécié !
  • Une Sainte Martyre en bois (17ème), quelque peu maltraitée, badigeonnée (pour la protéger ?), avec des traces de polychromie ancienne. Cette sainte tient une palme dans sa main gauche ainsi qu’un attribut non déterminé (une bourse ? une lanterne ? une maquette de tour ? …). Chacun pourra apporter sa réponse ; toujours est-il que l’option de retenir une sainte martyr (ou martyre ? le débat reste ouvert …) a été retenue, pour son histoire même inconnue à ce jour à Fauguernon. Le programme de restauration des trois peintures (restauration confiée à Mme RUIZ - 14610 Thaon) et des quatre statues (restauration confiée à M ROUCHET - 50400 Granville) est complété par la pose de vitraux sur le thème Néo XIII dans la sacristie (Atelier GOUTY 27260 Cormeilles), en remplacement de vitrages simples très dégradés.

L’Association a pour objectif de mener à bien la réalisation de ces travaux pour le 2ème semestre 2023. Si le financement du programme (prévision 36 093 € ht) peut être assuré par des fonds publics à hauteur de 69%, l’Association se doit de recueillir près de 9 000 € de fonds privés, avec le concours de la Fondation du patrimoine, habilitée à recevoir les dons.

Les donateurs seront informés régulièrement de l’exécution et du terme des travaux avant d’être conviés à l’inauguration en présence des habitants de la villa devenue village (255 habitants) et des autorités publiques et ecclésiastiques. Le site historique du village sera également présenté lors de cette inauguration et également lors des visites ultérieures de l’église Saint Regnobert ou lors des parcours culturels qui seront organisés.

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Mise à jour le 17/11/2023

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