GLORIETTE DE JEAN RAMEAU A CAUNEILLE

Récompensée par les prix et par la fidélité de ses lecteurs, l’œuvre de Jean Rameau connaît un franc succès. Pourtant, à la sombre nouvelle de la mort de son fils, Jean Rameau quitte la ville de Paris qui lui apportait tant de réussite, pour se réfugier dans sa propriété du Pourtaou sur la commune de Cauneille, dans les Landes. C’est là que Jean Rameau tente d’étouffer son chagrin en transformant progressivement sa ferme en un véritable musée.  Ecrivain, poète, mais également peintre, sculpteur, décorateur, photographe, Jean Rameau aménage la propriété en y mêlant des pièces de sa propre production à d’autres œuvres d’art.

En 1928, Jean Rameau entreprend de faire construire la Gloriette sur un point dominant des coteaux du pays d’Orthe, au sud de sa propriété. Cet édifice funéraire est destiné à lui permettre de jouir du paysage et à devenir un jour son mausolée. 

La Gloriette est un monument de forme cylindrique composé de trois niveaux distincts. Le premier niveau est constitué d’un cylindre simplement percé d’une porte au nord et d’oculi sur les trois autres points cardinaux. Le volume supérieur est de forme cylindrique plus étroite, percée d’une porte au sud et entourée d’une série de quatorze colonnes surmontées de chapiteaux et supportant un plancher. Au sommet, un troisième cylindre est percé d’une porte au nord permettant d’accéder à une terrasse circulaire protégée autrefois par une balustrade ajourée désormais disparue. La coupole est surmontée d’une lyre portant les initiale « JR ».

Cet édifice conserve pour la partie basse une maçonnerie de moellons surmontée par des éléments de plancher en béton armé. Le cylindre du premier étage est également construit en moellons, tandis que le reste du monument est en béton armé. Si Jean-Baptiste Adrillon, maçon, et Louis Dufourcq, charpentier, sont chargés de la construction, c’est Jean Rameau lui-même qui façonne les quatorze têtes allégoriques – sept sages et sept folles – surmontant chacune des colonnes de l’édifice.

Le monument est occupé pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1941, et connaît à ce moment quelques détériorations. Jean Rameau s’éteint l’année suivante, et est enterré non pas dans la Gloriette qui devait être son tombeau, mais sous une dalle funéraire au pied de cet édifice. 

Médias

Nature des travaux

Bien que classée depuis le 11 juillet 1942 aux Monuments Historiques, la Gloriette n’a jamais été remise en état et continue de subir le poids des années. Aujourd’hui, cet édifice précaire a vu son effondrement empêché par un récent étaiement.

Partenaires

  • DRAC Nouvelle-Aquitaine

    Arnaud Littardi
    54 rue Magendie - CS 41229 - 33074 Bordeaux Cedex
    05 57 95 02 02
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