Les méandres de la Rance forment une boucle qui enserre une ancienne motte castrale, d’où le nom du lieu.

La comparaison des cadastres de 1833 et de 1933, montre au nord du site plusieurs habitations aujourd’hui disparues qui correspondaient à l’ancienne métairie du manoir.

Il ne subsiste que le logis principal (XVIè-XVIIIè) orienté au sud, une dépendance (XVIIè) à l’ouest, contre laquelle on devine ce qui reste d’un four, à 2-3 mètres de là une source dont l’accès au puits est possible par quelques marches de pierre et, un peu plus loin le moulin de Rosays.

Cette organisation en deux cours distinctes et plusieurs logis rappelle celle des maisons de marchands toiliers du secteur dont les familles employées habitaient près du logis du maître des lieux ou dans des logis secondaires placés à proximité, l’ensemble constituant un véritable hameau.

Cet ensemble est caractéristique du Pays des Faluns, construit en calcaire coquillier, une roche de couleur sable, issue des sédiments laissés, il y a quinze millions d’années, par la mer des faluns qui séparait le continent de l’île d’Armorique. Plus tendre, donc plus facile à sculpter que le granit – utilisé toutefois pour les encadrements de portes et de fenêtres –, ses gisements se trouvent au sud de Dinan, dans le pays des faluns regroupant les communes de Tréfumel, Le Quiou, Saint-Juvat et Plouasne.

Moellons en partie basse et pierre de taille en partie haute sont les points communs de ces différentes constructions.

Le bâtiment principal est constitué de cinq pièces en rez-de-chaussée, dont deux avec cheminée. La salle principale a conservé sa disposition d’origine du 16ème siècle avec cheminée, vaisselier et escalier d’angle pour l’accès à l’étage de l’unique chambre avec cheminée, flanquée de deux greniers. Dans cette salle principale, on remarque également des niches et des trous de boulins de tailles importantes qui indiquaient la présence probable d’oiseaux de chasse. Au dessus de la porte en plein cintre, nous avons la porte haute appelée « gerbière » qui servait à engranger directement le foin ou le grain dans le grenier.

Trois cheminées donc, aux souches sculptées de formes différentes, datant probablement du XVIè siècle, ornent le bâtiment principal.

La dépendance à l’ouest réemploie d’anciennes pierres dont des vestiges de portes en plein cintre. L’étage est éclairé par une lucarne ornée d’un fronton triangulaire, en dessous un écu ainsi qu’un décor issu d’un répertoire de la renaissance : cariatides, triglyphes, amortissement à boules. Sous la corniche moulurée d’une doucine, se trouve une rangée de trous de boulins, ce qui prouve l’origine noble de cette demeure (un trou de boulin correspond à environ un journal de terre noble soit 1/2hectare), et qui servent à faire nicher les pigeons.

Médias

Nature des travaux

Reprise des toitures, maçonneries et huisseries du pigeonnier.

Entreprises retenues pour le chantier :

pour la charpente : les Ets Denais 35850 Romillé

pour la couverture : Darren Froud 22630 Evran

pour la maçonnerie : Olivier Galand 22630 Evran

pour les menuiseries et huisseries : Atelier Menuiserie Lancelot 35270 St Léger des Prés

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine