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la restauration des décors peints Mickey de Kerléna permet de sauver un témoignage rare de l’enfance hospitalisée tout en transmettant le savoir-faire des conservateurs-restaurateurs de peintures murales.
Mickey est apparu pour la première fois sur un écran de cinéma en novembre 1928, à New York. Ces peintures à l’huile ont été réalisées en 1933. Une grande partie des décors a été arrachée vers la fin des années 1950, tandis que le reste a été masqué par des cloisons en briques plâtrières. Ils ont été redécouverts au printemps 2021, lors de la démolition des bâtiments, in extremis par Régis Le Minoux (le décor du premier dortoir se trouvait déjà dans les décombres). Prévenu par Régis Le Minoux, Étienne de Kergariou s’est rendu sur place et il en a coordonné le sauvetage. Ces deux décors appartiennent aujourd’hui à l’association Kerga, qui souhaite les offrir au musée des Jacobins de Morlaix une fois leur restauration achevée. Ces décors obtiendront alors le statut de trésor national. Leur acquisition a été validée par la DRAC de Bretagne.
Les Mickey de Kerléna, ce sont deux grands fragments (10 m par 1 m chacun) des décors peints dans les dortoirs pour les enfants malades d’une clinique roscovite. Commandés par le fondateur de cet établissement, le docteur Victor Lefranc, ils ont été peints par l’artiste Kerga en 1933. On ne sait pas lequel des deux hommes a choisi le héros enfantin qui était déjà très populaire en France. Pour l’instant, il n’existe pas d’équivalents connus de décors pour des enfants malades en France, hormis dans la fondation voisine de Perharidy à Roscoff dans le Finistère (réalisée par le même peintre) et à l’aérium d’Arès en Gironde (fresques d’Henri Marret, réalisées en 1912). Une frise d’un mètre en haut des murs pour que les enfants alités puissent jouir d’un spectacle plus joyeux qu’une chambre blanche.
Les Mickey de Kerléna participeront de l’attrait pour le public du musée des Jacobins de Morlaix, déjà riche de belles collections. Ils complèteront la collection dans un axe encore non représenté, les décors peints. Ce type d’œuvre est déjà représenté dans d’autres institutions bretonnes. L’équipe du musée, qui est en cours de rénovation, réfléchit actuellement à un emplacement pour exposer ces décors. Ils souhaitent qu’au moins l’un des deux décors soit visible en permanence. Ils pourront par ailleurs être prêtés à d’autres institutions muséales qui voudraient les montrer pour des expositions temporaires.
Remerciement et invitation à l'inauguration des décors restitués
Un ensemble de cartes postales représentant des morceaux choisis des décors
Un objet éditorial (livre/dépliant)
Une visite de l'atelier lors de la restauration (transport non pris en charge)
Inscription sur le cartel de l’œuvre (selon la volonté du donateur)
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