UN PARCOURS DU ROMAN AU BAROQUE.
Le prieuré de Saint-Sernin-du-Bois est né près d’un vieil itinéraire antique, puis médiéval, qui reliait Autun aux pays de la Grosne et de la Saône
Fin XIème siècle / début XIIème siècle.
La première mention connue du prieuré de Saint-Sernin remonte à la fin du XIème siècle. A partir du XIIIème siècle, il sera affilié à celui de Saint-Germain-en-Brionnais. Quand ce dernier sera incendié par les Protestants au XVIème siècle, la situation s’inversera : Saint-Sernin annexera les possessions brionnaises jusqu’à la Révolution.
Fin XIIème siècle / début XIIIème siècle.
Cette époque correspond à la fois à un essor des églises augustiniennes à la fin du XIIIème siècle, et à l’érection du prieuré de Saint-Sernin en fief.
A l’époque médiévale, le chœur et l’autel sont strictement réservés aux chanoines qui, seuls, voient la messe. Les fidèles sont relégués dans la nef, séparée du chœur par une clôture, pour entendre la messe. Des chapelles latérales pouvaient être réservées à des hôtes particuliers ou aux malades.
LE DECLIN : du XVIème siècle au XVIIIème siècle.
Le déclin du prieuré s’amorce dès la fin du XVIème siècle avec le régime dit de commende qui permet à des laïcs d’être nommés prieurs par faveur royale.
Les visites pastorales diocésaines du XVIIème siècle permettent de mesurer la lente dégradation des bâtiments prioraux. En 1661, « il pleut dans la nef, les murailles sont fendues, il y a quatre autels dont trois n’ont pour tout ornement qu’une méchante nappe » ; en 1690, « M. l’Abbé a fait enlever les planches qui faisaient la voûte de l’église."
LE XVIIIème siècle.
Le déclin ne fait que mieux ressortir l’éclat du renouveau qui va marquer l’église dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, dominée par la forte personnalité du prieur Jean-Baptiste-Augustin de Salignac-Fénelon, ancien aumônier à la Cour, qui s’illustrera dans notre région non seulement comme bâtisseur d’église et de routes, mais comme l’ambitieux promoteur de la révolution industrielle dans la région (haut-fourneau et forges).
En 1767, l’église est partiellement reconstruite selon les principes de l’architecture baroque. Le clocher est rebâti avec une flèche, inspirée de celle de Montcenis et couverte de tuiles en bois, conservées jusqu’en 1902. En 1769, on ajoute les boiseries de la nef, refaites au XXème siècle, puis celles des chapelles et les stalles du chœur. Des autels secondaires occupent les bras du transept : celui de gauche est consacré à la Vierge, celui de droite à saint Saturnin.
La bénédiction de l’église eut lieu le 29 novembre 1767, mais la nouvelle église ne fut achevée que l’année suivante.
EPILOGUE
L’église de Saint-Sernin-du-Bois, cœur de l’ancien prieuré, reste aujourd’hui le SEUL TEMOIN de cette origine monastique. Son symbole majeur réside peut-être dans ce fauteuil du prieur parmi les stalles du chœur où s’est illustrée, en final, la haute figure de celui qu’on appelait simplement « l’abbé de Fénelon ». C’est dire tout l’intérêt à protéger et mettre en valeur ce témoin unique, tel que l’histoire nous l’a transmis, monument qui a évolué de l’art roman à l’art baroque. Si le premier style, par le privilège de l’âge, lui confère le respect dû à une église vieille de dix siècles en ses parties les plus anciennes, le second lui donne ce charme si particulier qui lui a valu la protection de son mobilier. L’ensemble appelle maintenant notre sollicitude, mais il importe d’intervenir avec autant de sensibilité et d’intelligence que ses créateurs.
A ce jour, les statues du XVIIIème siècle des chapelles latérales sont restaurées et les bancs de la nef, sont refaits à l’identique des bancs précédents.

La tranche de travaux pour laquelle, nous vous sollicitons concerne le clocher qui est en très mauvais état. Il est proposé de le reconstruire tel qu’il était avec des tuiles en bois (tavaillons), ainsi que les retables et autels des 2 chapelles latérales que nous proposons de restaurer, pour qu’ils puissent accueillir, les 2 statues. Malgré les fonds publics sollicités la charge reste lourde pour le budget communal. Le Conseil municipal et l’ARESS ont donc souhaité mettre en place une souscription publique en partenariat avec la Fondation du patrimoine. Nous pouvons tous apporter notre pierre à la renaissance de ce témoin de la vie de notre village depuis des siècles. Vous pouvez nous aider en faisant un chèque ou un don en ligne sur le site sécurisé de la Fondation. Chaque donateur pourra bénéficier de déductions fiscales incitatives et la Fondation pourra ajouter un financement complémentaire en fonction du montant de la collecte de dons.

Médias

Nature des travaux

La tranche de travaux pour laquelle, nous vous sollicitons concerne le clocher qui est en très mauvais état. Il est proposé de le reconstruire tel qu’il était avec des tuiles en bois (tavaillons), ainsi que les retables et autels des 2 chapelles latérales que nous proposons de restaurer, pour qu’ils puissent accueillir, les 2 statues.

faire un don
et calculer vos avantages fiscaux

Vous bénéficiez d'une défiscalisation de: - €

devenez acteur
de la fondation du patrimoine