<div style="text-align: center;"><strong>De la flèche de la cathédrale à l’humble clocher du village, l’église est un monument incontournable.
Pour les uns, il fait parti du patrimoine qui doit être sauvegardé et entretenu.
Pour d’autres, l’église donne une valeur spirituelle et touristique à la Cité.</strong></div>
Sous le vocable de Saint Jean-Baptiste dès le Vème siècle, l’église de VRIGNY fut ultérieurement dédiée à Notre Dame de l’Assomption. Située au centre du village et bordée de son cimetière paroissial, planté de grandes croix en fer forgé marquées de la coquille de saint Jacques de Compostelle, l’église d’aujourd’hui date de plusieurs époques.
Il y eut certainement un premier lieu de culte à l’époque de l’évangélisation de saint Martin de Tours mais il n’en reste aucune trace. De la première église construite au XIème siècle, seuls restent le mur de l’abside à cinq pans aux embrasures de fenêtre creusées d’une légère moulure concave et la porte intérieure du porche donnant accès à la nef. D’époque romane, soulignée d’un bandeau saillant de pierres, cette porte est surmontée d’une cavité sculptée située au dessus du premier palier du clocher. Nous tenterons de la dévoiler aux yeux de tous ; était-ce une niche avec statue ou l’emplacement d’un vitrail du premier édifice?
L’église fut agrandie au XIVème siècle sur une longueur de trente mètres et une largeur de dix mètres. Son clocher, surmonté d’un clocheton aujourd’hui disparu, a été construit en 1660 par Achille de Longueau, Seigneur des Cinq Chênes, comme l’indique la pierre martelée scellée à droite de la porte romane. Il est dépourvu de contreforts ; son toit est typique en forme de bâtière, son porche est d’inspiration « clocher-porche » comme à saint Benoît et sa porte d’accès, avec sa clé pendante surmontée des armoiries d’Achille de Longueau, datent tous du XVIIème. La cloche, donnée par la Préfecture du Loiret, pèse 900 kg ; son marteau est tenu par une attache en cuir.
Menaçant ruine, une nef à trois travées, style néo-gothique, a été reconstruite en 1870 autour du clocher et des murs du chœur. La sacristie et deux transepts en saillant n’existaient pas autrefois, mais ont été rajoutés posterieurement à cette époque comme, depuis, un local vitré appuyé sur la façade sud.
A l’intérieur de l’église, ne pas manquer d’admirer la chaire du XVIIème siècle en chêne, classée monument historique en 1982. Meuble d’esprit Renaissance sa décoration, présente sur quatre panneaux le Christ et trois évangélistes (manque un panneau), surmonté d’une voute céleste finement sculptée. La peinture du fond, restaurée en 1980, est un ancien retable de même époque figurant l’Assomption de la Vierge.
Les seuls travaux d’entretien importants depuis cette rénovation de la fin du 19ème ont été la réfection de la couverture en 1979 et la consolidation de la nef par mise en place de trois tirants dans la largeur de la nef.
Aujourd’hui, suite aux désordres importants de la structure des murs et des voutes menaçant la sécurité des personnes, un arrêté municipal du 8 février 2013 a interdit l’accès au transept sud. Il ne saurait tarder à en être de même pour le transept nord, le chœur et la sacristie. Ces dégradations doivent être analysées, assainissement, porosité des murs, absence de fondations des contreforts. Il est urgent d’y remédier par d’importants travaux si l’on veut éviter une mise en péril certaine de l’édifice.

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