EGLISE SAINT SAUVEUR - BELLEME

L'architecture religieuse de Bellême est assez considérable en regard de l'importance du bourg. Outre diverses chapelles dont subsistent la chapelle Saint Santin, la plus ancienne par sa crypte, et la chapelle de l'Hôpital beaucoup plus récente, Bellême s'est dotée, dès le XlIème siècle de deux églises paroissiales : Saint-Sauveur et Saint-Pierre, qui ont donné leurs noms aux deux portes de la Ville Close. Ces deux églises ont été détruites, vers la fin du XVIème pour Saint-Sauveur, lors des guerres de religion, et après la Révolution pour Saint-Pierre. Seule Saint-Sauveur a été reconstruite, à partir de la fin du XVIème et pendant tout le XVème siècle, dans un esprit classique et à certains égards baroques. Elle est donc aujourd'hui l'église paroissiale d'une communauté de villages qui se sont regroupés en 1995 dans la nouvelle paroisse de Saint-Léonard-des-Clairières.

Médias

Nature des travaux

L’architecture :

L'église est d'une taille importante, 48 mètres de long sur 15 de large (1). Elle est constituée d'une nef principale imposante, non seulement par ses dimensions mais parce qu'elle est surmontée d'une charpente en forme de navire renversé et parquetée de merrains (2) peints. Cette charpente fort intéressante n'est donc pas visible sinon par ses tirants et ses poinçons. La nef est flanquée de huit chapelles, quatre au nord qui sont intégrées à la nef, et quatre au sud qui constituent autant d'édicules latéraux couverts d'un toit propre.
Le chœur se prolonge par une abside à cinq pans (3), éclairé par des fenêtres étroites et, en périphérie, par une galerie qui dessert la sacristie, qui date du Xlème mais s'intègre bien à l'ensemble. Toutes les fenêtres sont dotées de vitraux.
La façade consiste en un clocher-porche assez remarquable par son mouvement ascensionnel et par la richesse de son vocabulaire. Entre les contreforts et sur chacun d'eux ont été aménagées des niches incluant une belle statuaire de Jésus et des Évangélistes.
A l'intérieur, outre le parquet peint de la charpente, qui est en bon état, une série d'objets retient l'attention : les fonts baptismaux, les autels, sculptures et tableaux des différentes chapelles. 
(1) Association des Amis du Perche, 1976
(2) Technique du bois fendu utilisée surtout dans la tonnellerie
(3) Ministère de la Culture, base Mérimée

 

La restauration de l’église Saint sauveur:

La restauration de l’église Saint Sauveur est conduite par phases : le gros-oeuvre, l'architecture intérieure, les objets d'intérêt artistique. Les fonds principalement publics ont permis la restauration complète de la couverture des chapelles sud et de la sacristie en totalité en 2017-2018, y compris le réseau fragile et complexe de chéneaux fragile et des reprises de maçonnerie sur les édicules périphériques.
A cette occasion, il est apparu que les vitraux des chapelles nécessitaient des interventions urgentes : les plombs totalement hors d’âge n’assurent plus leur fonction, les panneaux ne tiennent plus que par les solins ! Quatre vitraux seront totalement restaurés courant 2018, principalement financés par du mécénat, à l’initiative de l’association Bellême Patrimoine.

Pour la restauration intérieure, les dons seront encore la principale source de financement. Plusieurs chapelles ont vu leurs plafonds endommagés au fil des infiltrations. La Chapelle Sainte Caherine sera la première à être restaurée.  Elle a été érigée au 17ème siècle aux frais de Jacques Pesnaut et Louise Chaillou, son épouse et de Catherine Pesnaut, leur fille, épouse de Claude Pierre, sieur des Antes, officier du Roi.

Elle nécessite aujourd’hui une importante restauration, notamment pour le tableau inscrit au mobilier des monuments historiques, représentant "l’adoration des Bergers", inspiré de l’œuvre de Guido Reni, dit le Guide (1575-1642) ainsi que pour l’autel-tombeau et le retable en faux-marbre, au fronton duquel, est érigée une statue polychrome de Sainte-Catherine. 
La voûte et ses ornements ont été gravement endommagés par les infiltrations et tous les enduits doivent être repris. 
Contre le pilier de de la voute de cette chapelle, est installée sur une stèle, une statue de Notre-Dame, telle qu’elle est apparue à la Salette en 1846. 
Le vitrail de la fin du 19ème siècle (1883), signé Amédée Bergès, représente St Vincent-de-Paul remettant un bébé trouvé dans la rue, à une religieuse, il sera totalement restauré en 2018. 
Enfin, un tableau de grande qualité, du 17ème siècle, inspiré du triptyque de Pierre-Paul Rubens, « la descente de Croix », rejoindra cette chapelle grâce au don de la famille Franel de Bellême.

 

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