Le projet : redonner une deuxième vie au fort
Votre soutien est essentiel pour la restauration du fort militaire de la Pointe de Diamant à Saint-Ciergues en Haute-Marne.
Le fort de la Pointe de Diamant a été longtemps laissé à l'abandon, d'où son état actuel. La nature des travaux à assurer comporte deux volets : Un volet accueil du public avec la mise aux normes électrique du site. L'objectif étant de pouvoir à nouveau réaliser des visites du Fort et des animations. Un volet restauration, avec des travaux de maçonnerie à réaliser en divers endroits du monument.
- Mai-Juillet 2026
Mise aux normes électriques du fort
- 2027-2030
Deuxième phase de restauration : restauration des maçonneries du fort
Le lieu et son histoire : un fort stratégique pour la France
Édifié entre 1874 et 1877, le fort de la Pointe de Diamant est l’un des ouvrages militaires construits pour protéger la ville de Langres dans la Haute-Marne après l’invasion prussienne de 1870. Nous sommes alors dans un territoire stratégique pour la France, à la source des bassins hydrographiques de la Seine, de la Meuse et de la Saône, et au croisement d’axes ferroviaires stratégiques.
Cet ouvrage s’inscrit dans cette période charnière où la France repense en profondeur son système défensif grâce au Général Séré de Rivières, initiateur de cette refonte, pour faire face aux progrès de l’artillerie. Le fort de la Pointe de Diamant est un des derniers forts militaires construits en pierre avant l’avènement du béton et de l’acier, moins chers. Conçu pour la guerre, le fort ne connaîtra pourtant jamais le feu. Cette singularité lui a permis de traverser le temps et d’être un témoignage de l’ingénierie militaire de la fin du XIXᵉ siècle.
Après avoir servi de base pour l’armée américaine lors de la Libération, le fort perd progressivement sa fonction au cours de la seconde moitié du XXᵉ siècle. Il entre alors dans une longue période d’abandon où il est tantôt utilisé comme décharge mais aussi comme lieu de squat.
La mobilisation : le réveil de la belle endormie
En 2009, Jean-Rémy Ribout, Haut-Marnais de toujours, sauve ce fort de l’abandon. Conscient de la valeur historique et architecturale du site, il imagine dès l’origine un projet de reconversion ambitieux : faire de cet ancien ouvrage militaire un lieu de convivialité, de culture et de transmission, capable de redonner un rôle au fort dans la vie du territoire.
C’est dans ce contexte que naît l’Amicale du Fort à l’automne 2025, association d'intérêt général fondée par François Bouyé et François Fabre, deux jeunes passant l’année au fort. Des week-ends chantiers sont organisés toutes les trois semaines, permettant de faire progresser concrètement la réhabilitation (isolation, nettoyage…) et de permettre la réouverture du fort au public en tiers-lieu culturel et social, fidèle à l’histoire du site et ouvert aux usages contemporains : concerts, pièces de théâtre, festivals, expositions…
Rapidement, d’autres jeunes entendent parler du projet, notamment grâce à l’association Arcade, le projet se diffuse par le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux. Des jeunes venus de Dijon, Paris, Lyon, Chartres, Angers et Chambéry rejoignent l’aventure.
