Le projet :
Située au cœur du village médiéval de Thines, à 550 mètres d’altitude dans le sud du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, la Maison du Gerboul est un bâtiment emblématique de l’architecture locale en schiste, étroitement liée à la géologie du territoire. Acquise par le PNR en 2004, elle accueille aujourd’hui un espace d’accueil des visiteurs comprenant une boutique, un salon de thé et des expositions,
En 2024, la chute d’une lauze a révélé d’importantes fragilités de la toiture, entraînant des risques pour la sécurité, des infiltrations et des désordres structurels. Le projet vise à restaurer à l’identique la couverture et les éléments associés, en mobilisant des savoir-faire traditionnels (couverture en lauzes de schiste, maçonnerie en pierre sèche, taille et réemploi des matériaux).
- 2024
Importantes fragilités de la toiture
- Automne 2025
Lauréat du programme Eco-restauration
Le lieu et son histoire
Perché à 550 mètres d’altitude, le village médiéval de Thines domine la vallée du même nom, au sud du Parc naturel régional des Monts d’Ardèche. Structuré autour de son église romane Notre-Dame de Thines (XIIᵉ siècle), classée Monument Historique, le village conserve un bâti remarquable en schiste, directement issu de la géologie locale.
La Maison du Gerboul est un exemple typique de cette architecture vernaculaire : murs en schiste, toiture en lauzes et volumes simples, adaptés au relief et au climat. Longtemps maison d’habitation, elle a été acquise en 2004 par le PNR afin d’être préservée et reconvertie en lieu d’accueil des visiteurs.
Le programme de restauration
Le projet prévoit une réfection complète de la toiture de la Maison du Gerboul, aujourd’hui fragilisée, afin de garantir la sécurité du public, la pérennité du bâti et la préservation de son caractère patrimonial. La couverture sera restaurée à l’identique, en lauzes écaillées de schiste de pays, selon les techniques traditionnelles locales.
La restauration s’inscrit dans une démarche environnementale exemplaire : 85 % d’éco-matériaux locaux, 80 % de matériaux de réemploi et une amélioration attendue de 20 % de la performance énergétique du bâtiment. Une attention particulière est portée à la préservation de la biodiversité, avec le maintien du gîte d’estivage d’une colonie de petits rhinolophes, espèce protégée, par l’absence d’intervention sur les combles.


