Le projet : restaurer la toiture d’un manoir cantalien
La maison dite « des Papes de Lagoutte » est un manoir de la fin du XVIIIᵉ siècle inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques et situé sur les hauteurs de Thiézac, dans le Cantal. L’édifice est aujourd’hui globalement en bon état, mais sa toiture présente d’importants problèmes d’étanchéité qui menacent, à terme, l’ensemble de la construction. Le projet porte sur la dépose complète de la couverture afin de reprendre la charpente, puis sur la restauration d’une toiture traditionnelle en lauze et pierres locales, taillées sur place pour conserver l’aspect authentique du bâti cantalien. Des reprises structurelles entre le corps principal et la tour sont également prévues. Ce projet ambitieux permettra d’assurer la pérennité de ce patrimoine rural très visible depuis la route, le GR® 400 et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le lieu et son histoire : un manoir du XVIIIᵉ siècle dominant la vallée de la Cère
Édifiée en 1780, la maison dite « des Papes de Lagoutte » serait à l’origine un ancien prieuré. Elle se distingue par sa façade largement ouverte sur le paysage, sa tourelle caractéristique et sa construction partiellement adossée à une roche volcanique. Typique des maisons de maître cantaliennes, elle domine la vallée de la Cère depuis le hameau de Lagoutte, sur la commune de Thiézac. Régulièrement représentée dans les ouvrages consacrés au patrimoine local, la demeure est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, reconnaissance de sa valeur architecturale et paysagère. Située à proximité immédiate du Plomb du Cantal, de la vallée de la Cère et du village de Vic-sur-Cère, elle s’inscrit dans un environnement naturel et patrimonial majeur, fréquenté par les randonneurs, pèlerins et visiteurs en quête d’authenticité.
La mobilisation : un projet porté localement pour la maison de Lagoutte
Ce projet de restauration s’inscrit dans une démarche forte de valorisation du patrimoine de Thiézac, menée en lien avec les acteurs locaux. Les porteurs du projet ont fait le choix de travailler avec des entreprises et artisans du territoire, mobilisant des savoir-faire traditionnels liés à la taille de la pierre et à la couverture en lauze, afin de préserver l’authenticité de l’édifice tout en soutenant l’économie locale. Après les travaux, les extérieurs de la maison resteront accessibles aux visiteurs, randonneurs et pèlerins, offrant une halte sur les itinéraires environnants et un point d’observation privilégié sur la vallée de la Cère. La demeure continuera ainsi de participer à la découverte du patrimoine cantalien et aux actions de mise en valeur des autres édifices remarquables de Thiézac, aux côtés de l’église, de la chapelle, de la chaumière et du calvaire.


