Le projet de restauration
L’édifice, une ancienne chapelle désacralisée, l’une des dernières chapelles de notre région construite en partie en terre massive (XVIᵉ siècle) et en partie en briques de terre crue (XIXᵉ siècle), comporte un clocher atypique quasiment unique, dit en « queue de morue », qui supporte une cloche chargée d’histoire.
Parmi les travaux d’urgence de sécurisation du bâtiment proposés par l’architecte Jean-Pierre Bonhoure, une première intervention a déjà été réalisée : le renforcement provisoire du mur sud en terre massive, financé en totalité par les fonds propres de l’association. Cette opération a permis de stabiliser l’édifice dans l’attente des travaux de restauration.
L’association poursuit aujourd’hui son programme avec deux nouvelles tranches de travaux. La première concerne la restauration du porche de la chapelle, dont la charpente très dégradée doit être reprise afin de restituer sa structure traditionnelle et de remettre en place une couverture adaptée.
La seconde tranche porte sur la réfection du clocher « en queue de morue », élément architectural emblématique de la chapelle. Les travaux permettront de restaurer les maçonneries, de reprendre les enduits à la chaux et de redonner à ce clocher atypique son aspect et sa protection d’origine.
Ces interventions, réalisées dans le respect des techniques et matériaux traditionnels, constituent une étape essentielle pour préserver durablement ce patrimoine remarquable et permettre sa transmission aux générations futures.
- XVIe siècle
1ère évocation d'une chapelle au lieu-dit "Marnac"
- 2023-2024
Renforcement du mur en terre
- 2024
Ouverture d'une collecte de dons
Le lieu et son histoire
Le lieu-dit « Marnac » où se trouve la Chapelle, apparaît pour la première fois au XIIe siècle dans le cartulaire de Grandselve, puis dans la charte de coutumes de Thil de 1246 et ensuite dans le dîmaire de Jean XXII en 1316.
La Chapelle Saint Orens est évoquée pour la première fois dans le Pouillé de 1538. Son histoire est liée à celle des guerres de Religion car son propriétaire, le capitoul Raymond Dufaur, protestant, fut exécuté par les catholiques en 1562. En 1589, elle se trouva au centre des combats qui opposèrent l'armée de la Ligue et l'armée royale.
Elle fut placée sous le patronage de Saint Orens, qui évangélisa vers l'an 400 la Gascogne. Orens avait coutume de demeurer enchaîné dans un bassin d'eau glacée, afin de mortifier son corps. Cette pratique est à l'origine de l'imposition de chaînes dorées au cou des jeunes enfants lors des pèlerinages jusque dans les années 1970.
La mobilisation
L'association "Les amis de la chapelle Saint Orens de Thil" se mobilise pour la sauvegarde de cet édifice atypique ! Vous pouvez vous aussi, grâce à vos dons, participer à la restauration de ce patrimoine unique en Haute-Garonne.
Faites un don à ce projet de restauration !
Peu à peu, dans l'indifférence, le patrimoine de la France se dégrade. La Fondation du patrimoine et ses plus de 1 000 bénévoles relèvent chaque jour le défi de sauver ce patrimoine pour le transmettre aux générations suivantes, à travers toute la France. Pour nous aider, faites un don.
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