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Les travaux envisagés ont pour double objectif d'assurer la pérennité de l'édifice et de restituer l'ensemble de ses qualités architecturales. Ils porteront sur le rejointoiement des maçonneries du clocher-mur et de ses pierres de taille, ainsi que sur la restauration de ses chaperons. La charpente de la sacristie sera consolidée, tandis que la toiture fera l'objet d'une dévégétalisation complète, d'une restauration soignée et d'une révision de ses égouts. À l'intérieur, le plafond sera refait, les huisseries des fenêtres remises en état et la balustrade de la tribune restaurée. Enfin, les deux auvents campanaires, disparus au fil du temps, seront reconstruits à l'identique.
Don de la salle noble du Sarrambat à l'abbaye de la Case-Dieu par Arnaud Guillaume de Biran
Affranchissement des habitants de Tabaux par l'abbé Lupati
Tabaux (Tabausio) figure dans les registres ecclésiastiques comme paroisse sous l'invocation de Saint-Pierre
Rattachement de la paroisse de Tabaux à celle de Caillavet
La chapelle Saint-Pierre de Tabaux, haut perchée sur un mont dégagé à l'est de Caillavet est à deux kilomètres de l'église paroissiale. Le site est connu sous le nom de "Tabausio" aux XIVe et XVe siècles et la paroisse est placée sous l'invocation de Saint-Pierre. Elle dépend alors l'abbé de la Case-Dieu et est rattachée à la grange (exploitation agricole qui dépend de l'abbaye) de Vic-Fezensac.
Les origines du lieu sont étroitement liées à l'ordre des Prémontrés (ordre catholique fondé au début du XIIe siècle). En 1232, Arnaud Guillaume de Biran, seigneur établie dans un vallon boisé à deux kilomètres au nord-est de Tabaux, donne la salle noble du Sarrambat à l'abbaye de la Case-Dieu, où est établit l'ordre.
Peu après, trois familles qui se partagent le territoire de Tabaux cèdent à leur tour leurs biens fonciers à cette même abbaye, par don ou à bas prix, en vue du pardon de leurs fautes.
Le 22 novembre 1282, l'abbé Lupati affranchit les habitants de Tabaux. Cadet né au château de Saint-Jean-Poutge, dont les terres jouxtent celles du Sarrambat, il entre chez les Prémontrés de la Case-Dieu, où il gravi rapidement les échelons de passant de syndic, à prieur puis à abbé. Cet affranchissement s'accompagne néanmoins de diverses obligations, dont une redevance perpétuelle.
Ce n'est que cinq siècles plus tard, par l'abolition des droits féodaux, que la Révolution permet aux habitants de Tabaux de devenir propriétaires. La petite paroisse est rattachée à celle de Caillavet e, 1793.
A la fin du XIXe siècle, deux maisons assez proches subsistaient encore à côté de l'église, l'une semblant avoir servi de presbytère.
Aujourd'hui, la grange de Vic-Fezensac, le couvent du Sarrambat et les maisons voisines de l'église ont disparu. Seuls demeurent la chapelle Saint-Pierre de Tabaux et son cimetière.
La commune de Caillavet, ainsi que l'association Faire revivre TABAUX, se mobilisent pour la restauration de la chapelle Saint-Pierre de Tabaux dans le but de lui redonner toute sa place dans la vie du territoire gersois. Elle permettra notamment d'accueillir des manifestations culturelles, patrimoniales et associatives, des concerts, des conférences, des expositions ou encore des rencontres citoyennes. Soutenez-les dans son projet !
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