
Château et pog de Montségur
Site cathare et château royal
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Donjon et terrasses : le coup d'envoi de la restauration
Le château et le castrum présentent des pathologies importantes qui menacent leur préservation et la sécurité des visiteurs : infiltrations d'eau, effondrements des soutènements en pierre sèche et fissuration critique de l'angle nord-est du mur bouclier.
Les premiers travaux engagés sont à la fois urgents et périlleux. Sur le donjon, des interventions d'urgence sont nécessaires pour stabiliser les maçonneries et prévenir tout risque de rupture. Sur les terrasses du castrum, un travail minutieux de dévégétalisation et de restauration doit être mené : la végétation, en s'infiltrant dans les joints et les pierres sèches, accélère chaque année un peu plus leur dégradation. Ces chantiers, menés en hauteur sur un terrain escarpé et difficile d'accès, requièrent un savoir-faire exceptionnel et des moyens importants. C'est pourquoi votre soutien est précieux pour permettre à ce site unique de traverser les siècles.
Ce projet s'inscrit dans une ambition de valorisation globale du site, portée par une candidature à l'UNESCO et une labellisation Grand Site en cours, visant à redonner à Montségur et son territoire un fort dynamisme touristique.
- 1204
Début de l'occupation cathare sur le sommet de Montsegur (castrum)
- 1232
Le castrum de Montsegur devient la capitale de l'Eglise cathare
- 1243
Début du siège de Montségur
- 16 mars 1244
Fin du siège et tragédie du "champs des Cremats"
- 1270
Construction de la forteresse à la demande du Roi de France
- 1862 et 1989
Premier et second classement au titre des Monuments Historiques
- Printemps 2026
Lancement officiel d'appel à dons en faveur de la restauration du château et pog
- Depuis le 1er juin 2026 et actuellement en cours
Tranche 1 : retrait de la végétation des terrasses du castrum et premières phases de restauration urgentes sur le donjon
Un haut lieu de l'histoire cathare
Montségur est un site aux multiples occupations, depuis la préhistoire jusqu'au Bas Empire, avant de connaître ses heures les plus marquantes au Moyen Âge. Sur ce piton rocheux appelé « pog », se succèdent trois occupations médiévales, dont une première construction déjà en ruine au début du XIIIe siècle.
Construit en 1204 à la demande des cathares, le castrum de Montségur (village fortifié) devient à partir de 1232 le refuge de la haute hiérarchie de l'Église cathare. Quelque 500 personnes vivaient dans ce village adapté au relief calcaire, avec ses maisons de pierre et de bois, ses ruelles et ses citernes.
En 1243, Montségur est assiégé pendant dix mois par une armée de quatre mille hommes, conduite par le Sénéchal de Carcassonne et l'Archevêque de Narbonne. Après la capitulation du seigneur du lieu, le 16 mars 1244, 225 cathares refusent d'abjurer leur foi et périssent sur le bûcher dans le « champ des Cremats », au pied du château. Cette tragédie marque l'affaiblissement décisif du mouvement cathare dans le Midi de la France.
Le château visible aujourd'hui est postérieur à ces événements. Reconstruit dans la seconde moitié du XIIIe siècle, probablement par les seigneurs de Lévis, il s'intègre au réseau de fortifications royales défendant la frontière sud du royaume, aux côtés de Peyrepertuse, Quéribus, Aguilar, Puylaurens, Lastours, Termes. Son architecture témoigne d'un grand savoir-faire militaire. Il sera occupé pendant trois cents ans avant d'être abandonné aux alentours du XVIe siècle.
Montségur : un village, un site, une ambition
Au-delà de la préservation des vestiges, l'ambition pour Montségur est celle d'une redécouverte silencieuse : celle du castrum, enfoui sous la végétation et les remblais, dont ni l'ampleur ni la robustesse des fortifications ne sont aujourd'hui perceptibles ; celle de la vue depuis le sommet et le mur bouclier, celle de l'étage du donjon.. Silencieuse, car le rôle mémoriel de Montségur fait partie intégrante de l'esprit du lieu. Le site reste avant tout un lieu vivant dans un écrin naturel préservé, et c'est justement ce qui lui donne sa force.
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