Le projet : partager l’espace pour créer un lieu d’accueil solidaire
En collaboration avec l'association « Etoile du Berger », les sœurs envisagent de réduire leur espace communautaire en vue de mettre une partie de leur bâtiment à la disposition de l’association, pour son travail auprès des personnes victimes de violences intrafamiliales.
Le projet sera développé progressivement. Dans un premier temps, la cuisine, le réfectoire, et les autres espaces de vie communs des sœurs, situés au rez-de-chaussée de l'aile droite du bâtiment seront aménagés pour le projet. Un nouvel espace de vie sera restauré pour les sœurs dans l'aile gauche.
Le prix Sésame, attribué à ce projet, permettra de financer la rénovation et l’aménagement des espaces qui seront utilisés par l’association.
- Juin 2024
Projet lauréat du Prix Sésame
- Septembre 2024
Démarrage des travaux
- Avril 2024
Lauréat prix Sésame
- Décembre 2024
Fin prévisionnelle des travaux
Le lieu et son histoire : un couvent de la fin du XIXe qui se dirige vers de nouveaux modes d’occupation
Depuis sa construction entre 1885 et 1887, le bâtiment du couvent des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame de la Délivrande a accueilli des sœurs en formation initiale (noviciat) et en études professionnelles (studentat), des sœurs à la retraite et des sœurs âgées. La maison a été un lieu de passage vers et depuis les différentes missions internationales de la congrégation, facilitant les congés sabbatiques des sœurs, leur ressourcement et leurs démarches administratives.
Le bâtiment héberge aujourd’hui le siège administratif de la Congrégation. Le bâtiment du couvent étant devenu trop grand pour le nombre décroissant de sœurs de la congrégation et leurs activités apostoliques en France ayant considérablement réduit, les sœurs se trouvaient en difficultés de maintenir la fonctionnalité et l’esthétique du bâtiment.
En conséquence, en 2017, après de nombreuses consultations et un réexamen de leurs options apostoliques à Saint-Martin d’Hères et dans l’agglomération grenobloise, les sœurs ont envisagé d’autres modes d’occupation des lieux.
La congrégation et l’association prévoient l’accueil d’une dizaine de personnes victimes de violences intra-familiales dans un premier temps. Le partage de l’espace au sein du couvent permettra l’usage du lieu par l’association pour ses missions tout en respectant le rythme de la vie conventuelle des sœurs.